Gary Guiteau

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Gary Guiteau
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (56 ans)
HaïtiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Gary Guiteau, né le 10 mai 1963 à Lascahobas, est un homme politique haïtien. Il a été député au parlement haïtien.

Période de mandat : élu en 1990, réélu en 1995. Parti politique : Front national pour le changement et la démocratie FNCD, 1990. Organisation du peuple en lutte OPL, de 1994 à 2010 Religion : catholique Profession : juriste, théologien, journaliste Gary Guiteau est le fils de L'ancien militant politique Bazile François Guiteau qui a fait les prisons sous la dictature de Jean Claude Duvalier. Son grand-père paternel Joseph Guiteau, collaborateur du Président Elie Lescot a été maire de Lascahobas avant d'être élu député en 1934. Gary a fait la rencontre de Geralda Aristide, qu'il épouse en 1993 avec qui il a trois enfants : Gaëlle, Gary et Gery. Il est théologien de formation et juriste formé en droit international de l'environnement. En janvier 2012, le Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes (MAEC) par le biais de son Secrétaire d’Etat Pierre Richard Casimir a procédé à l’installation de M. Gary Guiteau, le nouveau Directeur Général des Cultes, en remplacement de M. Pierre Antoine Auguste.Gary Guiteau est un ancien parlementaire, député de la première circonscription de Las cahobas, fondateur du Parti Fédéraliste (PF). Il a étudié les sciences juridiques à la Faculté de Droit de Port-au-Prince, la science de religions, le droit et la théologie à l'Université de Montréal, en Droit international et politiques internationales à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Gary Guiteau a une triple formation en droit, en théologie et en journalisme des universités d’Etat d’Haïti (Faculté de droit et des sciences économiques / option : juridique) 1998, Université de Montréal ( Théologie, sciences de religion et droit) 2001 - 2005, Université du Québec à Montréal UQAM , Faculté des Sciences politiques et de droit (droit international de l’environnement et politiques internationales) option droit international de l’environnement 2002-2005.

Premiers pas en politique[modifier | modifier le code]

Très jeune déjà, Gary Guiteau milita à côté de son père dans la clandestinité. À la suite de l’arrestation, l’emprisonnement et l’exil de ce dernier qui fut un imposant farouche au régime des Duvalier, Gary devient de plus en plus actif en politique. Craignant pour sa vie, son père chercha par tous les moyens à lui faire quitter Haïti. Mais il avait toujours refusé. Son grand-père, Joseph Guiteau qui fut Maire de Lascahobas et lui aussi Député du peuple à la 33e législature prédisait avant de mourir, que Gary sera un grand homme politique.

En 1990, Gary est devenu à 27 ans le plus jeune député haïtien de l'histoire. Après deux mandats de député, il quitta Haïti en août 2000 et s’installa à Longueuil, Québec au Canada, d’où il continua ses études en droit et en théologie.

Gary Guiteau avait participé aux efforts pour réformer le mouvement Lavalas, à la fois contre le courant populiste, les dérives et les divisions intestines qui minaient le secteur. Issu du grand mouvement démocratique et populaire qui avait renversé le régime duvaliériste en 1986, Gary Guiteau avait participé à toutes les luttes et manifestations socio-politiques contre les gouvernements issus des coups d’états militaires. Il a échappé à trois reprises à des assauts où il a vu ses camarades tomber sous les balles assassines notamment 1) devant le Fort dimanche le 26 avril 1986, lors d’une marche organisée à la mémoire des victimes de la répression du 26 avril 1963, où périrent de nombreux citoyens. 2) Le 21 juin 1990, où son ami le syndicaliste Jean-Marie Montes et le Conseiller d’État Serge Villard furent froidement abattus par un commando militaro-civil au cours d’une réunion à Pacot. 3) Le huit octobre 1991, après un refus catégorique de valider la destitution de Jean Bertand Aristide, Président démocratiquement élu et destitué par un coup d’état militaire.

De 1987 à 2000, il est le fondateur et secrétaire général du MJPL à Lascahobas où cette organisation était bien implantée. Pendant ces années, il participe à toutes les luttes étudiantes, paysannes et même ouvrières.

Militant élu député[modifier | modifier le code]

Élu député de Lascahobas en 1990 et réélu en 1995, Gary Guiteau  occupe très vite des postes de responsabilités au sein de son parti et au parlement haïtien.

Il devient l’un des principaux parlementaires haïtiens les plus actifs et combatifs durant ces deux mandats consécutifs à la 45e et la 46e législature. Il se révèle le député bâtisseur et développeur qui a hissé Lascahobas au rang des plus belles communes du département du centre.  Durant ses deux mandats, Mr Guiteau a réalisé plusieurs travaux importants au sein de sa circonscription ce qui lui a valu le titre de député inoubliable par les lascahobassiens.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

1990 – 1992 : Adhésion au Front national pour le changement et la démocratie FNCD

1993 – 2010 : Adhésion à l’Organisation politique lavalas devenue Organisation du Peuple en lutte OPL

1990 – 1994 : Elu député du peuple à la 45e législature pour la Première circonscription électorale de

                       Lascahobas

1991 – 1992 : Membre de la commission de justice à la chambre des députés

1991 – 1994 : Membre de la commission féminine

1994             : Élu secrétaire du groupe national de l’Action mondiale des parlementaires

1995 – 1999 : Élu député du peuple à la 46e législature pour la première circonscription de Lascahobas.

1995             : Élu premier secrétaire au bureau de la chambre des députés

1995 – 1999 : Membre de la Commission de l’environnement

1997 – 1999 : Président de la commission de l’information

1996 – 1997 : Président de la commission de culture

Défenseur farouche des droits de la femme, pour suppléer à une carence de femmes élues au parlement haïtien, il a accepté de siéger au sein de la commission féminine du parlement pour défendre le droit de la femme à l’émancipation.

Monsieur Guiteau, lutte pour une plus large représentation des femmes à l’assemblée nationale. En outre, il prend à cœur sa charge de parlementaire.

Un séjour à l’Ambassade de l’Argentine

Le 8 octobre 1991, à la suite d'une descente des militaires lourdement armés au parlement pour contraindre les parlementaires à signer la destitution du président Jean Bertrand Aristide renversé par le General Raoul Cedras le 30 Septembre de la même année ; Gary Guiteau a failli une fois de plus, perdre la vie.  Son refus d’obtempérer, lui valut  une poursuite par les militaires, de laquelle il échappa de justesse. Il reçut asile le 12 octobre de l’Ambassade d’Argentine où il séjourna jusqu’à l’obtention d’un sauf conduit du Gouvernement de Carlos Menem.  Il partit pour l’exil  le 23 Octobre 1991 pour l’Amérique du Nord.

Les activités parlementaires de Gary Guiteau à l’étranger:

Égypte : Conférence internationale des parlementaires sur la population et le développement. (3-5 septembre 1994) (PGA)

Boukina Faso: Séminaire des parlementaires pour l’Afrique de l’Ouest et du centre. (12-15 mars 1996) (Union interparlementaire)

Colombie : Rencontre de négociation sous la supervision de l’OEA. (Novembre 1991)

Trinidad: “Regional workshop on the mechanism for the development of international criminal justice”, 14-15 Mai 1998

New Orléans, Tallahassee, Bâton Rouge, Washington Septembre 1996 - Voyage d’études sur le rôle et le fonctionnement du congre américain.  

De la Gauche écologique à ses positions en faveur d’une Haïti fédérale 

En 2006, alors qu’il poursuivait une formation universitaire au Canada, il fonde avec quelques-uns de ses  amis haïtiens vivant à l’étranger, le Mouvement vert de l’OPL qui devait être le pole écologique de l’OPL. Mais cette initiative avait durée l’espace d’un cillement.

Aux élections de 2010, faute d’un candidat de gauche au second tour de la présidentielle, il soutient et appelle à voter pour Madame Myrlande Manigat qu'il considère comme la candidate la plus proche du secteur démocratique.

Tout en continuant à défendre l’idée d’un secteur démocratique uni et organisé, il reconnait que ce n’est pas facile d’être de gauche dans un pouvoir de droite. Cependant, il ne regrette pas sa participation au pouvoir de Tèt kale comme Directeur General du Ministère des Cultes. Avant de démissionner de ce poste, il confia sur les ondes d’une station de radio haïtienne émettant aux Etats unis, que sa nomination à ce poste lui a permis d’accumuler des expériences supplémentaires.

Aux élections de 2010, il va à l'encontre de la position de sa coalition Alternative laquelle  réunissaient les partis OPL, KID, FUSION. Lors de la journée de travail du secteur démocratique à l’Holiday Inn, il est à côté du Député Steven Irvenson Benoit, alors candidat au Senat,  partisan de la participation de la coalition de gauche Alternative aux élections de 2010. Ses positions furent combattues par le directoire de l’Alternative mais avaient reçu un écho favorable aux près des candidats dont il devient le porte-parole.

Il affirme à cette occasion que «Les élections sont un passage obligé, et que l’élection d’un parlement légitime est une condition du développement économique d’Haïti».

À la suite de sa décision de soutenir publiquement la position de tous les candidats désireux de participer aux joutes électorales, il est sanctionné  par le bureau national de l’OPL et reçoit une lettre de blâme signée du Coordonnateur national Edgard Leblanc Fils. 

Entre-temps le torchon brule au sein de l’Alternative. C’est le titre d’un article paru dans les colonnes du journal Le Nouvelliste du 07 décembre 2011 et aussi dans celles du journal le Matin publie en date du 9 décembre 2011.

Le Député Steven Irvenson Benoit et ses collègues candidats de l’Alternative, membre du courant pro électoral s'opposent à la décision prise à l’encontre de Gary Guiteau et appuient publiquement Mr Guiteau qu’ils disent avoir reconnu comme étant leur porte-parole pour ces élections.

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Gary Guiteau s’identifie lui-même comme fédéraliste et apôtre de la décentralisation d’Haïti. Il souhaite en finir avec la République de Port au prince et faire place à une république sociale et solidaire des autres régions. Il milite pour que le budget national soit décentralisé. Que chaque région ait sa part du budget. Gary Guiteau est pour l’élimination du poste de Premier ministre et croit plus utile d’avoir un Vice-Président qui sortira des urnes au même moment que l’élection du Président de la République. Mr Guiteau prône une subdivision d’Haïti en cinq grandes régions qui seront administrées par des Gouverneurs élus. Il pense urgent le besoin qu’a chaque région de pouvoir élire son propre Gouverneur.

Gary Guiteau souhaite que soit désormais venu le moment pour la diaspora de pouvoir élire ses propres sénateurs. Que ces sénateurs, représentant des haïtiens de l’étranger puissent être admis au Senat de la république. « C’est le temps de briser toutes les barrières qui séparent encore les Haïtiens d’Haïti de ceux de l’étranger » lit-on dans une de ses publications.

Mr Guiteau est, dit-il, pour la double nationalité et ne voit pas pourquoi un haïtien qui détient une nationalité secondaire ne peut être élu député, sénateur, gouverneur et servir son pays d’origine.

Gary Guiteau est pour le rétablissement de l’armée et la mise en place d’une police de l’environnement.

L’ambition de Gary Guiteau c’est de parvenir à rassembler l’ensemble des citoyens sur un projet collectif de rénovation nationale. Il se veut  le rassembleur de sa famille politique.

Processus constitutif de la République fédérale d’Haïti[modifier | modifier le code]

Gary Guiteau plaide pour la convocation d'un Sommet des forces vives d’Haïti chargé de changer la Constitution, le système politique, le système électoral, faire que les régions soient inscrites dans la nouvelle Constitution comme la plus grande collectivité territoriale, que chaque région puisse élire un Gouverneur pour administrer la région, que les haïtiens de l’extérieur puissent se faire élire à la place qu’ils souhaitent, pourvu qu’ils remplissent les conditions d’éligibilité.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Gary Guiteau  a publié  plusieurs articles touchant au parlementarisme haïtien et la crise du système.
  • Le gouvernement de Jacques E. Alexis : Du de facto réduit au de facto élargi. (Haïti) Journal Le Nouvelliste, 29 Mars 1999. p.7
  • Le nouveau gouvernement lavalas : Un fait divers dont l’histoire ne retiendra pas grand-chose. Journal, le Nouvelliste du 5 Avril 1999, p.15
  • Le parlement haïtien et le langage commun. (Haïti) Journal Le Nouvelliste, 18 Janvier 1999, no 35636, p.16

Notes et références[modifier | modifier le code]