Gary Earl Johnson

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Gary Earl Johnson
Gary Johnson en 2016
Gary Johnson en 2016
Fonctions
29e Gouverneur du Nouveau-Mexique

(8 ans)
Président Bill Clinton
George W. Bush
Prédécesseur Bruce King
Successeur Bill Richardson
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Minot, Dakota du Nord (États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain (jusqu'en 2011)
Parti libertarien (depuis 2011)
Diplômé de Université du Nouveau-Mexique

Gary Earl Johnson, né le à Minot, Dakota du Nord, est un homme politique américain, notamment gouverneur du Nouveau-Mexique de 1995 à 2003. Il est connu pour avoir été contre la War on Drugs et ses positions libérales classiques : conservateur économiquement et progressiste sur les questions sociales. À ce titre, il fut le candidat du Parti libertarien pour l'élection présidentielle de 2012, associé au juge James P. Gray.

Il fut précédemment candidat à l'investiture du Parti républicain quelques mois plus tôt[1], mais s'est rapidement rétracté en faveur de Ron Paul. Dès décembre, il annonce vouloir être le candidat des libertariens. La Convention du Parti libertarien lui accorde en mai son soutien, par 419 voix contre 152.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille modeste luthérienne, Gary Earl Johnson étudie à l'université du Nouveau-Mexique à Albuquerque la politique ; c'est d'ailleurs là où il où il rencontrera sa future épouse, Dee.

Gouverneur du Nouveau-Mexique[modifier | modifier le code]

Élu pour deux mandats, il est en poste de 1995 à 2003 avec comme lieutenant-gouverneur Walter Bradley. Johnson pense qu’il doit y avoir aussi peu de lois que possible. Ainsi, pendant son mandat, il a mis son veto à plus de lois que les 49 autres gouverneurs d’État réunis. Il est d'ailleurs surnommé «Governor Veto»[2]. À 14 occasions, il a diminué les impôts. Il ne les a jamais augmentés[3]. Il réduit le déficit public du Nouveau-Mexique et à la fin de son second mandat, son État se retrouve avec un excédent budgétaire d'un milliard de dollars[4].

On peut classer Gary Johnson comme libéral classique au sens où il souhaite réduire l'État et a des vues sociétales progressistes[5].

Économie[modifier | modifier le code]

Gary Johnson a des positions libertariennes en matière de fiscalité et plus généralement d'économie : il souhaite diminuer les impôts, équilibrer le budget fédéral et réduire le champ d'intervention de l'État, par exemple en ce qui concerne les prestations de sécurité sociale ou dans le domaine éducatif (il propose la suppression du département de l'éducation).

Immigration[modifier | modifier le code]

Gary Johnson défend des vues « open borders », c'est-à-dire qu'il est hostile à la limitation de l'immigration aux États-Unis : il pense que l'immigration est « en fin de compte une bonne chose » (« ultimately a good thing ») et veut rendre aussi facile que possible l'obtention d'un visa de travail pour quiconque ayant l'intention de se rendre aux États-Unis.

Société[modifier | modifier le code]

  • Il est opposé à la guerre contre la drogue et souhaite notamment légaliser la marijuana ; Gary Johnson préférerait que l'abus de drogue soit traité comme un problème de santé publique plutôt que comme un problème de criminalité.
  • Il pense que l'avortement relève d'un choix qui devrait être laissé à la femme concernée, ce qui fait de lui un pro-choix à titre personnel, mais il est cependant en faveur de l'annulation de l'arrêt Roe v. Wade car il pense que ce sujet devrait se régler au niveau des États.
  • Il est favorable à la possibilité d'union civile pour les couples homosexuels.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Il est hostile à ce que les États-Unis restent en Afghanistan, à leur intervention dans la guerre civile libyenne et à la guerre d'Irak depuis son début, appelant au départ des troupes américaines de ce pays.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

(en) Gary E. Johnson sur Reason

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]