Garibald Ier de Bavière

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Garibald Ier († 590) est le premier duc de Bavière, de 555 à 590.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Elle n'est pas révélée par les documents contemporains, et Garibald est le premier Agilolfinge connu. L'onomastique a cependant autorisé quelques hypothèses sur son ascendance :

  • Chlodéric, dernier roi de Cologne est le grand-père maternel d'Agilulf, évêque de Metz. Ce prénom dénote une parenté certaine qui ne peut pas passer par la famille paternelle de l'évêque, exclusivement gallo-romaine. Christian Settipani a proposé de voir en l'épouse de Chlodéric une agilolfinge qui chronologiquement serait une grande-tante de Garibald[1].
  • Ensuite, on trouve parmi les enfants un Gondobald et une Theodelinde. Or, ces prénoms se retrouvent dans la famille royale burgonde, où l'on voit un roi burgonde du nom de Godegisel, fils d'un roi Gondioc, frère d'un roi Gondobald et mari d'une Theodelinde. Même s'il est assuré que le couple n'a pas laissé de fils, la présence d'une fille de Godegisel et de Theodelinde n'est pas à exclure, une fille qui chronologiquement pourrait être une grand-mère de Garibald[2].
  • Le père de Gertrude (=gari-trudis) ( † 649), abbesse de Hamage, se nomme Thibaut ou Théodebald (=theod-bald). Or, on retrouve les racines de ces prénoms chez les premiers agilolfinges : Garibald (=gari-bald), Gondebald (=gund-bald), Theodelinde (=theod-lindis), et ce duc Theodebald est proposé comme frère de Garibald Ier[3].

Les historiens ont émis différentes hypothèses sur l'origine ethnique de Garibald, qui pourrait être burgonde[4], hérule[5], lombard[6], thuringienne[7] mais Karl Ferdinand Werner défend l'idée d'une origine franque comme Eduard Hlawitschka, Reiner Butzen, Jörg Jarnut ou Christian Settipani[8].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 555, Thibaut, roi d'Austrasie, meurt et son oncle Clotaire Ier s'empare de son royaume en épousant Waldrade, la veuve du défunt. La prise de pouvoir assurée, Clotaire répudie Waldrade et la marie à un de ses fidèle, Garibald, en lui donnant le duché de Bavière. Tout en gardant une apparente soumission face au pouvoir royal mérovingien, Garibald se comporte rapidement en souverain indépendant, à tel point que deux siècles plus tard Paul Diacre le qualifie de « roi ». Il meurt en 590, puisqu'à cette date, Childebert II, roi d'Austrasie, intronise son successeur Tassilon Ier[9].

Mariage et enfants[modifier | modifier le code]

Il a donc épousé en 555 Waldrade, fille de Waccho, roi des Lombards, veuve du roi franc Thibaut, épouse répudiée de son grand-oncle et successeur Clotaire Ier. Elle donne naissance à :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Settipani 1989, p. 110-1.
  2. Settipani 1989, p. 116-7.
  3. Settipani 1989, p. 124-5.
  4. E. Zöllner, « Die Herkunft der Agilolfinger », Mitteilungen des Instituts f. Österreich. Geschichtsforschung, 59 (1951), p. 245-264.
  5. Karl August Eckhardt, Merowinger blut, I, Die Karolinger und ihre Frauen, II, Agilolfinger und Etichonen, Witzenhausen 1965.
  6. Werner Goez, « Über die Anfänge der Agilulfinger », Jahrburch für Fränkische Landesgeschiichte, 35/5 (1974/5), p. 145-161.
  7. A. Friese, Studien zur Herrschaftsgeschichte des fränkischen Adels. Der mainländisch-thüringische Raum vom 7. bis11. Jahrundert, Stuttgart 1979.
  8. Christian Settipani, Les Ancêtres de Charlemagne, 2e édition revue et corrigée, éd. P & G, Prosopographia et Genealogica, 2015, p. 176.
  9. a, b, c, d et e Settipani 1989, p. 84-5.
  10. Settipani 1989, p. 88-9
  11. a, b et c Foundation for Medieval Genealogy
  12. voir la section "Origine familiale" de l'article Pépin de Landen pour plus de détails.
  13. Settipani 1989, p. 68-9.
  14. Settipani 1989, p. 89-90.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]