Gare de Saint-Mariens - Saint-Yzan

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Saint-Mariens - Saint-Yzan
Image illustrative de l’article Gare de Saint-Mariens - Saint-Yzan
Le bâtiment voyageurs.
Localisation
Pays France
Commune Saint-Yzan-de-Soudiac
Adresse Avenue Pierre-Semard
33920 Saint-Yzan-de-Soudiac
Coordonnées géographiques 45° 08′ 21″ nord, 0° 23′ 29″ ouest
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TER Nouvelle-Aquitaine
Caractéristiques
Ligne(s) Chartres à Bordeaux-Saint-Jean
Châteauneuf-sur-Charente à Saint-Mariens - Saint-Yzan
Saint-Mariens - Saint-Yzan à Blaye (HS)
Voies 2 (+ voies de service)
Quais 2
Transit annuel 133 983 voyageurs (2018)
Altitude 47 m
Historique
Mise en service
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
(Voir situation sur carte : Nouvelle-Aquitaine)
Saint-Mariens - Saint-Yzan

La gare de Saint-Mariens - Saint-Yzan est une gare ferroviaire française de la ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean située sur le territoire de la commune de Saint-Yzan-de-Soudiac, à proximité de Saint-Mariens, dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

C'est une gare de la société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains TER Nouvelle-Aquitaine.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 47 m d'altitude, la gare de Saint-Mariens - Saint-Yzan est située au point kilométrique (PK) 572,657 de la ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean, entre les gares de Bussac et Cavignac.

C'est une ancienne gare de bifurcation avec la ligne de Châteauneuf-sur-Charente à Saint-Mariens - Saint-Yzan au nord-est (fermée), la ligne de Saint-Mariens - Saint-Yzan à Blaye à l'ouest (fermée), ainsi que la ligne desservant Coutras et Libourne via Marcenais au sud-est. Bien que fermée définitivement en 1965, une partie de cette dernière ligne a pu être sauvée par une association de chemin de fer touristique, sur la partie située entre Guîtres et Marcenais[1].

La gare ne disposant pas de voie en impasse, les trains terminus sont tout d'abord dirigés sur une ancienne voie de dépôt de traverses, libérant ainsi la ligne principale. Depuis le poste d'aiguillage situé au nord de la gare, les trains sont alors orientés sur une des deux voies de service faisant office de garage.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'établissement est construit en 1873 sur les lignes de chemin de fer de l'État. De nombreuses ramifications permettent à l'époque de relier Blaye, Coutras (via Cavignac , Marcenais et Guîtres), Libourne, Bordeaux ou encore Saintes[2].

Au regard de son importance géographique et des nombreux nœuds ferroviaires s'y raccordant, la gare dispose d'une quinzaine de voies, dont six recouvertes par une imposante marquise au début du vingtième siècle. Un dépôt de machines ainsi qu'une rotonde sont également présents au nord-est de la gare[3].

En 1872, la ligne de Châteauneuf-sur-Charente à Barbezieux entre en exploitation, et est prolongée en 1907 par le raccordement à Saint-Mariens/Saint-Yzan. Le 1er septembre 1938, le trafic voyageur est fermé, mais le fret continue à circuler de manière sporadique[4]. Il ne subsiste aujourd'hui que la voie unique qui dessert Clérac, le reste étant intégralement déposé. Non déclassée, cette partie est mise en sommeil pendant les travaux de la LGV Sud-Europe-Atlantique, et partiellement réaménagée entre les PK 54,720 et 56,530[5]. Bien que Dominique Bussereau ait fait le vœu dès 2009 d'une ligne TER entre les deux communes dès la mise en exploitation de la LGV en [6], la voie reste en attente d'une remise en service, et est envahie par la végétation.

La ligne vers Blaye est ouverte le [7]. Le service voyageur est fermé en , mais le fret continue à circuler épisodiquement jusque dans les années 1970. Cette ligne de 24,5 km n'a pas été déposée, mais son retour à l'exploitation reste à ce jour hypothétique, malgré les soutiens politiques locaux et le combat d'associations locales[8].

Un an plus tard, la gare connait sa dernière extension avec l'ouverture de la ligne Saint-Mariens - Coutras, via Cavignac, le . Cet itinéraire permettait enfin aux trains de la Compagnie des Charentes de pouvoir rejoindre Bordeaux[9]. La connexion directe avec la capitale régionale est devenue possible en 1886 lors de la construction d'un pont franchissant la Dordogne sur la commune de Cubzac-les-Ponts[10].

Les fermetures successives des lignes secondaires reliées à la gare de Saint-Mariens - Saint-Yzan, l'éviction des locomotives à vapeur dans les années 1970, ainsi que la forte baisse du transport de marchandises auront raison des très nombreux bâtiments et annexes du site à l'aube des années 2000.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

La gare SNCF dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours[11]. Elle est également équipée d'un automate pour l'achat de titres de transport [12]. En 2016, les deux quais sont également dotés d'écrans permettant aux voyageurs de connaître les circulations.

En 2018, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare était de 133 983 voyageurs[13].

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-Mariens - Saint-Yzan est desservie par 5 à 6 allers-retours quotidiens assurés en train TER, circulant entre Bordeaux-Saint-Jean et La Rochelle-Ville. Quelques trains sont terminus dans cette gare aussi bien en provenance de Bordeaux que de Saintes, mais la plupart des TER s'y arrêtant relient Bordeaux à Saintes[14].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parking pour les véhicules est aménagé[12]. Le , l'ancienne halle à marchandises est démolie, puis les voies la desservant sont déposées, et un parking de 77 places est créé quelques mois plus tard. En 2016, d'importants travaux sont également engagés devant la gare, place du , permettant de créer 41 places supplémentaires[15]. L'ensemble de ces aménagements est le résultat d'accords passés entre la communauté de communes Latitude Nord Gironde, la Région et la SNCF.

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Stationnement de nombreux trains de travaux lors des travaux de création de la LGV Sud Europe Atlantique.

Les voies de service servent pour le remisage de trains de travaux ou de fret, ou encore de voies de secours[16]. Entre 2014 et 2017, une intense circulation de trains de travaux de tous types et de trains de ballast apporte un regain d'activité autant diurne que nocturne à cette gare, celle-ci étant idéalement placée entre la base de travaux LGV de Clérac et le raccordement historique Bordeaux/Paris à Ambarès[17].

Enfin, la présence d'une installation terminale embranchée (ITE) de déchets nucléaires appartenant à EDF ajoute la présence exceptionnelle d'un train spécial à destination de l'usine de retraitement de La Hague (Cotentin), via Bordeaux-Saint-Jean. Cette ITE n'est qu'un lieu de stockage temporaire dans laquelle un convoi exceptionnel en provenance de la centrale nucléaire du Blayais transfère son chargement sur un wagon porte-conteneurs spécifique. Cette activité sur la commune fait depuis longtemps l'objet de controverses par l'association de lutte antinucléaire Tchernoblaye, donnant même lieu à des actions médiatiques[18],[19].

À la télévision[modifier | modifier le code]

En , la gare est utilisée une journée pour le tournage du téléfilm Quelque chose a changé, produit par France 3 et réalisé par Jacques Santamaria. Pour les besoins du scénario, la gare est renommée au nom de Viroflay. Elle apparaît ainsi au début du téléfilm, dans une scène d'environ quatre minutes, avec les comédiens Pierre Arditi, Guillaume Carcaud et Julien Boissier-Descombes[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Train Touristique de Guîtres Marcenais - Historique », sur http://www.trainguitres.fr/ (consulté le 8 juillet 2012)
  2. « Gare de Saint-Yzan-de-Soudiac », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 2 juin 2017)
  3. « Saint-Mariens / Saint-Yzan ETAT », sur http://voiesferreesdegironde.e-monsite.com/ (consulté le 2 décembre 2017)
  4. « Histoire de lignes oubliées », sur lignes-oubliees.com
  5. « La toute petite ligne d’abord », sur sudouest.fr
  6. « Clérac, centre des travaux pour la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux », sur passion-trains, (consulté le 20 février 2009)
  7. « Histoire des lignes oubliées », sur lignes-oubliees.com,
  8. « Amicale des usagers », sur blaye-ter.fr
  9. Pascal Bejui, « De Nantes à Bordeaux... et les lignes vers l'Atlantique », Le Train 1-2018 Spécial 93,‎ , p. 11 (ISSN 1267-5008)
  10. Pascal Bejui, « De Nantes à Bordeaux », Le Train - Spécial 93 - 1/2018,‎ , p. 35 (ISSN 1267-5008)
  11. « Services & Gares Gare St-Mariens-St-Yzan », sur https://www.ter.sncf.com (consulté le 1er décembre 2017)
  12. a et b Gare de Saint-Mariens - Saint-Yzan sur le site SNCF TER Aquitaine (consulté le 12 juin 2017).
  13. [1]
  14. « La Rochelle<Saintes>Bordeaux », sur https://www.ter.sncf.com/nouvelle-aquitaine/gares/87491209/St-Mariens-St-Yzan/pratique, (consulté le 14 décembre 2017)
  15. « Mobilité | », sur www.latitude-nord-gironde.fr (consulté le 2 avril 2017)
  16. « Incendie dans un train Quimper-Bordeaux : 250 personnes bloquées », sur Sudouest.fr, (consulté le 7 juillet 2013)
  17. « LGV : Clérac, centre des travaux pour la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux », sur passion-trains.over-blog.com,
  18. « Blocage d’un train de déchets radioactifs en gare Saint-Jean au coeur de Bordeaux », sur http://www.observatoire-du-nucleaire.org, (consulté le 10 décembre 2017)
  19. « Trains nucléaires », sur http://tchernoblaye.free.fr, (consulté en janvier 2010)
  20. Martial Maury, « La gare s’est fait un film », sur sudouest.fr, (consulté le 17 janvier 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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Bussac
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TER Nouvelle-Aquitaine Cavignac
ou Saint-André-de-Cubzac
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