Gare de Monaco-Monte-Carlo

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Monaco-Monte-Carlo
Image illustrative de l'article Gare de Monaco-Monte-Carlo
Entrée principale de la gare.
Localisation
Pays Monaco
Arrondissement La Condamine
Quartier Ravin de Sainte-Dévote
Coordonnées géographiques 43° 44′ 19″ nord, 7° 25′ 09″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
Riviera Express
Thello
TER PACA
Caractéristiques
Ligne(s) Marseille-Saint-Charles à Vintimille
Voies 3
Quais 2 (un latéral et un central)
Transit annuel 5,5 millions de voyageurs (2011)
Altitude 27 m
Historique
Mise en service
Architecte AREP
Correspondances
Autobus Voir à Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

(Voir situation sur carte : Alpes-Maritimes)
Monaco-Monte-Carlo

Géolocalisation sur la carte : Monaco

(Voir situation sur carte : Monaco)
Monaco-Monte-Carlo

La gare de Monaco-Monte-Carlo (en monégasque Staçiun de Munegu-Munte Carlu) est une gare ferroviaire de la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille (frontière), située sur le territoire de la Principauté de Monaco.

Gare souterraine inaugurée le , elle est exploitée par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Elle est desservie par le TGV Paris – Vintimille, par trois allers-retours Marseille ou Nice – Gênes – Milan assurés par Thello, le train de nuit Riviera Express Nice – Moscou qui circule une à deux fois par semaine, et enfin par de nombreux TER vers Nice, Cannes, Grasse et Vintimille.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie en souterrain à 27 mètres d'altitude, la gare de Monaco-Monte-Carlo est située au point kilométrique (PK) 240,205 de la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille (frontière), entre les gares françaises de Cap-d'Ail et de Monte-Carlo-Country-Club (halte). La section de ligne sur le territoire monégasque (environ 1 250 m de longueur) a été concédée par la Principauté à la SNCF, par une convention qui expire en 2017.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue sur Monaco et sa gare, vers 1870.
Un train quitte la gare de Monaco, en 1965.
La gare de Monaco-Monte-Carlo, en 1974.
Carte montrant l'évolution des infrastructures ferroviaires de Monaco.

Les travaux du réseau de la ligne de Marseille jusqu'à Menton et à la frontière italienne progressent d'années en années. Cependant en raison du relief difficile, les opérations sont lancées après les signatures de plusieurs conventions. La première, signée entre Napoléon III et Charles III en [1], et la seconde entre la France et l'Italie, le . Le tracé est concédé par décret du à la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée. La section Nice – Monaco est la plus difficile à construire : elle cumule à elle seule 4 320 mètres de souterrains. Les travaux sont lancés en 1864 ; le tronçon est ouvert entre Nice et la station de Monaco[2], à l'entrée de la Principauté le  : cinq trains relient les deux villes en quarante-cinq minutes de moyenne. À cette époque, la population monégasque dépasse à peine les 1 200 habitants mais l'essor touristique est en pleine ascension[1]. En 1866, la construction du tronçon suivant de neuf kilomètres jusqu'à Menton est lancée. Il traverse la Principauté sur 3 600 mètres, sur des terrains mis à la disposition de la Compagnie par le jury d'expropriation. La seconde gare, Monte-Carlo est inaugurée en 1869, à la suite de la pression de la Société des Bains de Mer (SBM) de permettre au Casino d'inviter les riches vacanciers parisiens[1].

De 1958 à 1964, Rainier III, réalise que les emprises ferroviaires tracées près d'un siècle plus tôt font perdre énormément à la principauté. Il entreprend donc de faire dévier les voies au nord, sur un nouveau tracé de 3 491 mètres de longueur, comprenant deux souterrains de 131 m et 3 056 m[3]. La surface laissée par la gare donne naissance au quartier du Larvotto, sur les 51 000 m2 de terrain de l'ancienne plateforme[4]. À cet emplacement, l'hôtel Fairmont s'agrandit et occupe les terrains de l'ancienne gare de Monte-Carlo. La gare de Monaco est alors rebaptisée en Monaco-Monte-Carlo, en souvenir de ladite ancienne gare.

Mais le Prince de Monaco tient à récupérer les emprises ferroviaires à l'ouest[5]. Une nouvelle déviation est donc mise en œuvre. Les travaux s'étalent d'octobre 1993 à fin 1999. Cette nouvelle opération permet de libérer quatre autres hectares de terrain, qui font l'objet d'un schéma directeur d'urbanisme avec l'édification de 135 000 m2 de planchers[6],[7]. La nouvelle gare de Monaco-Monte-Carlo est déplacée au-dessus du ravin de Sainte-Dévote à la frontière nord avec la France.

Conçue par l'AREP, agence d'architecture de la SNCF menée par les architectes et ingénieurs Jean-Marie Duthilleul et Étienne Tricaud[8]), elle comprend un long tunnel courbe de 466 mètres de long, 22 m de large et 13 m de haut, desservi par trois voies, accessibles par un quai latéral côté sud et un quai central côté nord, ainsi qu'un bâtiment voyageurs construit perpendiculairement au tunnel dans le creux du vallon de Sainte-Dévote.

Elle s'ouvre côté sud par une façade de marbre blanc dotée d'une grande verrière équipée de lamelles brise-soleil, tandis que sur le côté nord, elle est reliée à un parc de stationnement souterrain de 700 places établit sur 13 niveaux, qui présentent les particularités de relier les accès hauts (pont Sainte-Dévote) et bas (parvis de la gare, dans le vallon de Sainte-Dévote) de la gare, en étant en partie situé en sous-sol du territoire français. En effet, l'accès routier à la gare se fait en traversant en sous-sol la frontière franco-monégasque matérialisée, sur la voute du tunnel routier d'accès, par une ligne pointillée, et deux triangles à pointe en bas. Chacun des 13 niveaux de parc de stationnement est également partagé par la frontière franco-monégasque, sans que celle-ci y soit matérialisée. Une passerelle d'accès passant au-dessus des voies conduit, depuis le parvis situé au niveau des quais, à la salle d'accueil et aux différents services, billetterie, information, salles d'attenteetc.

La décoration et l'éclairage des voûtes, ainsi que l'utilisation du béton brut et de bois exotique ne sont pas sans évoquer le style des gares souterraines situées dans Paris sur la ligne E du RER d'Île-de-France.


Vue du quai souterrain, en direction de Nice.
Vue du quai souterrain, en direction de Nice.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Façade de l'accès « Pont Sainte-Dévote », lors des travaux, début 2006.

Accueil[modifier | modifier le code]

Monaco-Monte-Carlo est une gare de la SNCF[9], qui dispose d'un bâtiment voyageurs (avec guichets), ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport.

Desserte[modifier | modifier le code]

La desserte de la gare de Monaco-Monte-Carlo est assurée par une centaine de trains (maximum atteint en période d'affluence estivale), dont un aller-retour quotidien TGV Paris – Vintimille, mais également de nombreux TER reliant Grasse, Cannes et Nice à Vintimille. On y trouve également des trains de voyageurs grandes lignes, dont les trains Thello entre Marseille, Nice, Gênes et Milan, et le fameux Riviera Express qui relie Nice à Moscou. Le maximum de trafic est atteint à l'occasion du grand prix de formule 1. Par ailleurs, le célèbre Train bleu, vaincu par la concurrence du TGV, ne circule plus depuis décembre 2007.

En outre, la gare est traversée par des trains de marchandises à destination ou en provenance de l'Italie.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Des parcs de stationnement pour les véhicules sont aménagés à ses abords.

En outre, la gare est desservie par la Compagnie des autobus de Monaco, via deux arrêts :

  • Pont Sainte Dévote (lignes 2, 4 et 5) ;
  • Place Sainte Dévote (lignes 1, 2, 3 et 6).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Alain Callais, « Quelques pages sur l'histoire des grands hôtels de la Principauté », Archives départementales des Alpes-Maritimes,‎ (lire en ligne).
  2. Il s'agit de la gare la plus à l'ouest de la Principauté.
  3. Section Centrale Cinématographique de la SNCF, « MAGAZINE DU RAIL N°27 - LA PRINCIPAUTE DE MONACO », sur openarchives.sncf.com, vidéo de 1966 (consulté le 23 août 2017).
  4. Dominique Auzias (dir.), Jean-Paul Labourdette (dir.) et al., Le Petit Futé : Monaco, Petit Futé, (ISBN 9782746966284).
  5. Jean-Pierre Ferrier, « L'industrie dans la Principauté de Monaco », L'information géographique, vol. 29, no 2,‎ , p. 60-68 (lire en ligne).
  6. Monaco - La principauté sur de bons rails depuis le XIXe siècle.
  7. Site officiel de la Principauté de Monaco - Gare de Monaco - 1999 - Archives.
  8. Histoire de la gare de Monaco.
  9. Site SNCF Ter Provence Alpes Côte d'Azur, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare de Monaco-Monte-Carlo ; lire (consulté le 25 novembre 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Chanuc, « Le rail dans la Principauté », dans Connaissance du Rail, nos 328 – 329, septembre – octobre 2008 (ISSN 0222-4844)

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Jacques Chaussard, Les rames TER 2N Z 23500 à MONACO et sur la Côte d'Azur, 56 min, Editions du Cabri, 1999.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Consultez la documentation du modèle Arrêt suivant Destination
Paris-Gare-de-Lyon Nice-Ville TGV Menton Vintimille
Nice-Ville Nice-Ville RŽD Menton Moscou-Biélorussie
Marseille-Saint-Charles
ou Nice-Ville
Nice-Ville Thello Vintimille Milan-Centrale
Marseille-Saint-Charles Beaulieu-sur-Mer TER PACA Carnolès Vintimille
Marseille-Saint-Charles Cap-d'Ail TER PACA Cap-Martin-Roquebrune Vintimille
Les Arcs - Draguignan
ou Grasse
ou Cannes
ou Nice-Ville
Beaulieu-sur-Mer TER PACA Carnolès Vintimille
Les Arcs - Draguignan
ou Grasse
ou Cannes-la-Bocca
ou Cannes
ou Nice-Ville
Cap-d'Ail TER PACA Monte-Carlo-Country-Club
ou
Cap-Martin-Roquebrune
Menton
ou Vintimille
Les Arcs - Draguignan Cap-d'Ail TER PACA Carnolès Menton
Grasse
ou Cannes
ou Nice-Ville
Cap-d'Ail TER PACA Carnolès Vintimille
Cannes Beaulieu-sur-Mer TER PACA Monte-Carlo-Country-Club
ou
Cap-Martin-Roquebrune
Menton
Nice-Ville Beaulieu-sur-Mer TER PACA Carnolès Menton
Grasse Cap-d'Ail TER PACA Terminus Terminus