Gare de Caen-Saint-Martin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Gare de Caen Saint-Martin)
Aller à : navigation, rechercher
Ne doit pas être confondu avec Gare de Caen ou Gare de Caen-Saint-Pierre.
Caen-Saint-Martin
image illustrative de l’article Gare de Caen-Saint-Martin
L'ancien bâtiment voyageurs en 2006
Localisation
Pays France
Commune Caen
Adresse Place du Canada
14000 Caen
Coordonnées géographiques 49° 11′ 09″ nord, 0° 22′ 20″ ouest
Gestion et exploitation
Propriétaire Département du Calvados
Exploitant fermée et désaffectée
Caractéristiques
Ligne(s) Caen – Courseulles
Historique
Mise en service 1875 (embarcadère)
Bâtiment voyageurs actuel 1884

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Caen-Saint-Martin

Géolocalisation sur la carte : Calvados

(Voir situation sur carte : Calvados)
Caen-Saint-Martin

Géolocalisation sur la carte : Caen

(Voir situation sur carte : Caen)
Caen-Saint-Martin

La gare de Caen-Saint-Martin est une ancienne gare ferroviaire française de Caen, terminus de l'ancienne ligne de Caen à la mer. Le bâtiment voyageurs est aujourd'hui l'élément le plus visible de l'histoire ferroviaire de ce lieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La gare est prévue à l'origine pour être commune à deux lignes : de Caen à Courseulles et de Caen à Aunay[1] ; une commission est mise en place pour engager des pourparlers entre les deux compagnies exploitantes[1],[Note 1]. Elle est construite à 300 mètres de la place Saint-Martin dans les « champs Saint-Michel » à partir de 1873. Dans l'avant-projet, elle n'était située qu'à quelques mètres de la place, surélevée de 7 mètres, ce qui aurait rendu difficile son accès. Une avenue de 15 mètres de large est construite entre l'emplacement et la place Saint-Martin. La compagnie a la construction de l'avenue et la place Saint-Martin à sa charge[2]. Les travaux sont terminés en mai 1875[3].

À l'ouverture de la ligne de Caen à Luc, en juin 1875, la tête de ligne à Caen est constituée d'un embarcadère provisoire. Il permet des relations avec les communes rurales du nord de la plaine de Caen jusqu'à Douvres-la-Délivrande et la station balnéaire de Luc-sur-Mer, puis, à partir de 1876, les autres stations à l'ouest de la Côte de Nacre (Saint-Aubin-sur-Mer, Langrune-sur-Mer, Bernières-sur-Mer et Courseulles-sur-Mer).

Après l'ouverture complète de la ligne, la gare fait l'objet de nombreuses transformations. Des quais pour les marchandises et des halles couvertes sont construits. La gare est dotée d'un croisement à trois voies, celui-ci permet d'y installer une voie nouvelle avec plaque tournante, dite voie de l'Ouest, car les trains de la grande ligne devaient aller se garer dans gare de Caen-Ouest[Note 2] après l'ouverture du raccordement entre les deux gares en 1877. Une remise aux voitures est construite, alors que les installations du dépôt sont complétées par plusieurs annexes. Enfin une grue hydraulique, reliée au réservoir du dépôt, est placée en arrière des aiguilles de tête. La longueur de son unique quai à voyageurs est presque doublée[4] pour atteindre 9 m de longueur quai[5]. Mais à cette date, le bâtiment voyageur n'est encore qu'une construction provisoire. Le bâtiment voyageurs encore existant actuellement, est achevé en 1884[6].

La gare est exploitée à partir de 1886 par la Compagnie de chemin de fer de Caen à la mer.

Plan de voies de la gare et du raccordement avec le réseau de l'État

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , l'exploitation de la ligne est reprise par l'administration des chemins de fer de l'État, essentiellement pour le service d'été. L'atelier et le dépôt de la gare Saint-Martin sont alors fermés ; l'entretien des locomotives et du matériel roulant sont transférés au dépôt de Caen-État[7]. Pour permettre le retournement des michelines unidirectionnelles, la plaque-tournante est alors allongée[5].

Afin de supprimer le refoulement en gare de Caen-Saint-Martin des trains reliant Paris à la côte via la gare de Caen, un quai à demeure avec un guichet est établi début juillet 1938 juste après la jonction entre la ligne principale et le raccordement, en haut de l'avenue de Creully[8]. Le trafic en gare de Caen-Saint-Martin se trouve ainsi réduit.

La ligne est supprimée le et la gare de Caen-Saint-Martin est alors fermée. Dans les années 1960, des immeubles sont construits à l'emplacement des voies. L'ancien bâtiment voyageurs est actuellement occupé par la Circonscription d'action sociale de Caen-Nord[9].

Correspondances[modifier | modifier le code]

Le 29 novembre 1901, est inauguré le réseau de la Compagnie des tramways électriques de Caen (à voie métrique et unique). La gare Saint-Martin est le terminus de la ligne 1 en direction de la gare de l'Ouest jusqu'à la fin de l'exploitation du tramway le .

L'ancienne gare est aujourd'hui desservie par les lignes 1, 9 et 10 du réseau Twisto (arrêt Place du Canada).

Plan des voies[modifier | modifier le code]

Plan des voies en 1889
Schéma de la ligne
LSTR
(1) Ligne de Caen à la mer (vers la gare de Courseulles)
STR
STR+l STRq STRq STRq ABZgr
LSTR
STR+l ABZq+l ABZgr
(2) Raccordement au réseau Ouest (vers la gare de Caen)
ENDEe ENDEe STR
STR
STR
ENDEa ENDEa STR
ABZg+l STRr STR
ABZg+l ABZq+l ABZq+l ABZgr
STR STR STR STR
ENDEe+BSe ENDEe+BSe ENDEe+BSe ENDEe+BSe
BS BS BS BS
Bâtiment voyageurs

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La ligne de Caen à Aunay ouvre finalement en 1886 et son terminus est établi en gare de Caen
  2. La gare est rebaptisée gare Caen-État, à la suite du rachat de la compagnie de l'Ouest par celle de l'État la 1re janvier 1909

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Arrêté du 2 mai 1873 », Journal de Caen,‎
  2. « Petite chronique », Le bonhomme normand,‎
  3. « Chemin de fer de Caen à Courseulles », Le bonhomme normand,‎
  4. Département du Calvados - Conseil général - Rapports de M. le Préfet - Sessions d'août 1876, Caen, Pagny, 1876, pp. 234–235
  5. a et b Denis Fournier Le Ray, « Voie normale en Normandie » dans Voie Libre, octobre 1999, no 9, pp. 28–31 (ISSN 1277-3646)
  6. Philippe Lenglart, Le nouveau siècle à Caen, 1870-1914, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1989, p. 19
  7. Département du Calvados - Conseil général - Délibérations - Première session de 1934, Caen, A. Olivier, 1934, pp. 10–11
  8. Ouest-Éclair, édition de Caen, 2 juillet 1938, no 15209, p. 4 [lire en ligne]
  9. Tendance Ouest, 25 mars 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]