Gare d'Arras

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Arras
Image illustrative de l'article Gare d'Arras
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Arras
Adresse Place du Maréchal-Foch
62000 Arras
Coordonnées géographiques 50° 17′ 12″ nord, 2° 46′ 54″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
TER Nord-Pas-de-Calais
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Nord à Lille
Arras à Dunkerque-Locale
Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise
Doullens à Arras
Voies 11
Quais 8
Transit annuel 3 972 158 voyageurs (2015)
Altitude 72 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Bus et cars voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

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Arras

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Arras

La gare d'Arras est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Nord à Lille, située à proximité du centre-ville d'Arras, préfecture du département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.

Elle est mise en service en 1846, par la Compagnie des chemins de fer du Nord.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des TGV et des trains régionaux du réseau TER Nord-Pas-de-Calais.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 72 mètres d'altitude, la gare d'Arras est située au point kilométrique (PK) 192,127 de la ligne de Paris-Nord à Lille, entre les gares de Boisleux et de Rœux (Pas-de-Calais). Gare de bifurcation, elle est l'origine de la ligne d'Arras à Dunkerque-Locale (en étant suivie par la gare de Bailleul-Sir-Berthoult), et d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise (suivie par la gare ouverte de Marœuil ; s'intercalent les gares fermées d'Achicourt, de Dainville et de Duisans). En outre, elle était l'aboutissement, au PK 79,772, de la ligne de Doullens à Arras (déclassée ; la précédente gare est celle fermée d'Achicourt). À proximité de l'établissement, sur la première ligne précitée, les raccordements d'Arras-Sud et d'Arras-Nord permettent de rejoindre la ligne de Gonesse à Lille-Frontière (LGV), connue aussi sous le nom de LGV Nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières discussions sur les projets du tracé de la ligne de Paris à Lille ne font pas d'Arras une ville de passage incontournable ; c'est le projet concurrent, par Saint-Quentin et Cambrai, qui est considéré comme le plus favorable. Après le premier rapport de la commission municipale des chemins fer, le , l'investissement de personnalités arrageoises va permettre un retournement de la situation. La commission des chemins de fer du conseil général et son président, Germain Delebecque, vont soutenir la candidature d'Arras dès 1835 et les multiples interventions et démarches de Maurice Collin, élu maire en 1837, mais aussi président de la chambre de commerce, pour un tracé par Amiens et Arras. Leurs argumentations reposent principalement sur un coût moins élevé, du fait du passage de la ligne par des vallées, et de l'importance économique plus grande d'Amiens et Arras par rapport à Saint-Quentin et Cambrai. Mais leur projet va trouver un soutien avec le rapport de l'ingénieur Cartier qui, pour des raisons de stratégie militaire, préconise que le tracé passe au plus près des fortifications d'Arras, pour qu'il soit possible de défendre efficacement la voie ferrée contre un ennemi venant du Nord et lui couper ainsi un accès facile vers Paris. Dès 1838, le passage par Arras est inclus dans le tracé de la ligne de Paris à la frontière de Belgique, lors de la première présentation du schéma du réseau ferroviaire connu sous le nom d'« étoile de Legrand », confirmé le par la loi relative à l'établissement des grandes lignes de chemin de fer en France[1].

La gare, avant 1904.
La verrière de l'ancienne gare, photographiée en 1914 – 1915, avec des défenses en sacs de sable édifiées sur les quais.

La gare d'Arras est mise en service le [2] par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre la section d'Arras à la frontière de sa ligne de Paris à Lille et à la frontière belge. Cette première construction consiste en un bâtiment provisoire en bois[3]. Le premier bâtiment en dur est conçu par Alfred Armand, l'architecte de la compagnie. Lors de sa mise en service, en [3], la gare comprend : un modeste bâtiment voyageurs à un étage, un dépôt de locomotives et une halle à marchandises.

En 1865, du fait d'une modification du trafic, on démonte la couverture des quais de la gare de Fives, pour la remonter à Arras[4].

En 1880, divers travaux sont effectués : agrandissement de la gare ; établissement d'un disque à potence ; amélioration du système d'alimentation des eaux ; établissement de trois électro-sémaphores, pour l'installation du mode d'exploitation dit Block-System entre la gare et la bifurcation de Blangy[5]. En 1883, un bâtiment est construit pour le service du mouvement, et une horloge est installée sur une tourelle[6].

Le bâtiment voyageurs de 1898 est détruit par les bombardements en 1915 et 1942. Un nouveau bâtiment est construit dans les années 1950.

Le , est créée la première liaison TGV province – province. Reliant Lille à Lyon, elle dessert Arras, Douai et Longueau[7].

La relation par train Lunéa entre Lille et Nice, effectuant les mêmes dessertes précitées dans le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, a cessé depuis le [8].

Le Thalys où s'est produit un attentat, le , a été dérouté pour être reçu en gare d'Arras, afin de pouvoir traiter les conséquences immédiates de cet évènement[9].

En 2015, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 3 972 158 voyageurs[10].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Vue de la gare du côté quais
Vue de la gare du côté quais.

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare de la SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est notamment équipée d'automates pour l'achat de titres de transport, d'un dépôt de bagages et d'un service d'objets trouvés[11].

Un souterrain permet la traversée des voies et le passage d'un quai à l'autre.

Desserte[modifier | modifier le code]

Arrivée en gare d'un TGV.
Arrivée en gare d'un TGV.

Arras est desservie par les trains suivants[11] :

Par ailleurs, le diocèse d'Arras affrète une fois par an des TGV, dans le cadre du pèlerinage à Lourdes[12].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc fermé pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés[11]. Des bus urbains et des cars desservent la gare.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs courtes scènes du film Pas son genre (2014) ont été tournées sur les quais de la gare. On y voit Clément (Loïc Corbery) arriver de Paris ou partir d'Arras, en TGV.

Le C2MI Nord-Pas-de-Calais-Picardie[modifier | modifier le code]

À proximité de la gare, rue du Dépôt, est implanté le centre de maintenance des matériels de l'infrastructure (C2MI) du Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Comme son nom l'indique, il est chargé de l'entretien de l'ensemble du matériel utilisé par l'Infralog (SNCF Réseau) pour la maintenance du réseau ferroviaire de la région[13],[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Érick Berger, « Le chemin de fer des origines à nos jours : l’exemple d’Arras. Installation, épanouissement et restructuration d’une emprise ferroviaire », dans la Revue du Nord, no 262, Université Lille-III, (consulté le ).
  2. « Chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique : par Amiens, Arras et Douai », dans Situation des travaux, imprimerie Royale, Administration Générale des Ponts et Chaussées et des Mines, 1847, p. 373 ; lire l'intégral (consulté le ).
  3. a et b Cairn.info, Érick Berger, Arras : « la gare au centre du développement urbain, 1846-2001 », dans la revue Histoire urbaine, Société française d'histoire urbaine, no 11, 2004/3 ; lire (consulté le ).
  4. gallica.bnf.fr, Rapports et délibérations - Nord, Conseil général, 1863, p. 173 ; lire l'intégral (consulté le ).
  5. gallica.bnf.fr, « Gare d'Arras », dans Rapports et délibérations - Pas-de-Calais, Conseil général, 1880/08, p. 228 ; lire l'intégral (consulté le ).
  6. « Rapport de l'ingénieur en chef du contrôle de l'exploitation », Rapports et délibérations / Département du Pas-de-Calais, Conseil général,‎ , p. 249 (lire en ligne).
  7. « TGV Lille -Lyon » [vidéo], sur ina.fr, France 3 Lyon, (consulté le 2 mai 2016).
  8. M. Marc Dolez (Gauche démocrate et républicaine – Nord), « Question écrite no 44661 », sur Assemblée nationale, question du à la p. 2503, réponse du à la p. 5439, Journal officiel de la République française (consulté le ).
  9. Matthieu Suc, « Attaque dans le Thalys : « J’ai levé la tête et j’ai vu un gars avec un AK-47 » », sur lemonde.fr, (consulté le 20 février 2017).
  10. « Fréquentation en gares – Arras », sur SNCF Open Data, traitement du 10 février 2017 (onglet informations) (consulté le 21 février 2017).
  11. a, b et c Site SNCF Ter Nord-Pas-de-Calais, Gare d'Arras ; lire (consulté le ).
  12. « Le miracle n’a pas eu lieu en gare d’Arras : le train pour Lourdes a eu près de deux heures de retard », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 17 août 2017).
  13. H. Fé., « Arras : au cœur du garage de la SNCF Nord - Pas-de-Calais - Picardie », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 20 février 2017).
  14. Philbru Production, « LE CENTRE DE MAINTENANCE DU MATÉRIEL FERROVIAIRE D’ARRAS (04/08/2016) » [vidéo], sur youtube.com, (consulté le 20 février 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Érick Berger, « Le chemin de fer des origines à nos jours : l’exemple d’Arras. Installation, épanouissement et restructuration d’une emprise ferroviaire », dans la Revue du Nord, no 262, Université Lille-III, (résumé).
  • Érick Berger, « Arras : la gare au centre du développement urbain », 1846-2001, dans la revue Histoire urbaine, Société française d'histoire urbaine, no 11, 2004/3.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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ou Terminus
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Bruxelles-Midi Lille-Europe TGV Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV Lyon-Part-Dieu
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ou Miraumont
Rouen-Rive-Droite
Lille-Flandres Douai TER Nord-Pas-de-Calais /
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Douai
ou Terminus
Rœux
ou Terminus
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Dunkerque Avion TER Nord-Pas-de-Calais Terminus Terminus
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ou Boulogne-Ville
ou Étaples - Le Touquet
ou Saint-Pol-sur-Ternoise
Marœuil TER Nord-Pas-de-Calais Terminus Terminus