Gare d'Arras

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Arras
Image illustrative de l'article Gare d'Arras
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Arras
Adresse Place du Maréchal-Foch
62000 Arras
Coordonnées géographiques 50° 17′ 12″ nord, 2° 46′ 54″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
TERGV
TER
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Nord à Lille
Arras à Dunkerque-Locale
Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise
Doullens à Arras
Voies 8 (+ 3 de service)
Quais 5
Transit annuel 3 994 260 voyageurs (2016)
Altitude 72 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Autobus et autocars voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Arras

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

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(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Arras

La gare d'Arras est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Nord à Lille, située à proximité du centre-ville d'Arras, préfecture du département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France.

Elle est mise en service en 1846, par la Compagnie des chemins de fer du Nord.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des TGV et des trains régionaux du réseau TER Hauts-de-France.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 72 mètres d'altitude, la gare d'Arras est située au point kilométrique (PK) 192,127 de la ligne de Paris-Nord à Lille, entre les gares de Boisleux et de Rœux (Pas-de-Calais). Gare de bifurcation, elle est l'origine de la ligne d'Arras à Dunkerque-Locale (en étant suivie par la gare de Bailleul-Sir-Berthoult), et d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise (suivie par la gare ouverte de Marœuil ; s'intercalent les gares fermées d'Achicourt, de Dainville et de Duisans). En outre, elle était l'aboutissement, au PK 79,772, de la ligne de Doullens à Arras (déclassée ; la précédente gare est celle fermée d'Achicourt).

À proximité de l'établissement, sur la première ligne précitée, les raccordements d'Arras-Sud et d'Arras-Nord permettent de rejoindre la ligne de Gonesse à Lille-Frontière (LGV), connue aussi sous le nom de LGV Nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières discussions sur les projets du tracé de la ligne de Paris à Lille ne font pas d'Arras une ville de passage incontournable ; c'est le projet concurrent, par Saint-Quentin et Cambrai, qui est considéré comme le plus favorable. Après le premier rapport de la commission municipale des chemins fer, le , l'investissement de personnalités arrageoises va permettre un retournement de la situation. La commission des chemins de fer du conseil général et son président, Germain Delebecque, vont soutenir la candidature d'Arras dès 1835 ; les multiples interventions et démarches de Maurice Colin, élu maire en 1837, mais aussi président de la chambre de commerce, plaident pour un tracé par Amiens et Arras. Leurs argumentations reposent principalement sur un coût moins élevé, du fait du passage de la ligne par des vallées, et de l'importance économique plus grande d'Amiens et Arras par rapport à Saint-Quentin et Cambrai. Leur projet va également trouver un soutien avec le rapport de l'ingénieur Cartier qui, pour des raisons de stratégie militaire, préconise que le tracé passe au plus près des fortifications d'Arras, pour qu'il soit possible de défendre efficacement la voie ferrée contre un ennemi venant du nord et lui couper ainsi un accès facile vers Paris. Dès 1838, le passage par Arras est inclus dans le tracé de la ligne de Paris à la frontière de Belgique, lors de la première présentation du schéma du réseau ferroviaire connu sous le nom d'« étoile de Legrand », confirmé le par la loi relative à l'établissement des grandes lignes de chemin de fer en France[1].

La gare, avant 1904.
La grande halle de l'ancienne gare, photographiée en 1914 – 1915, avec des défenses en sacs de sable édifiées sur les quais.

La gare d'Arras est mise en service le [2] par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre la section d'Arras à la frontière de sa ligne de Paris à Lille et à la frontière belge. Cette première construction consiste en un bâtiment provisoire, en bois[3]. Le premier bâtiment en dur est conçu par Alfred Armand, l'architecte de la compagnie. Lors de sa mise en service, en [3], la gare comprend : un modeste bâtiment voyageurs à un étage, un dépôt de locomotives et une halle à marchandises.

En 1865, du fait d'une modification du trafic, on démonte la couverture des quais de la gare de Fives, pour la remonter à Arras[4].

En 1880, divers travaux sont effectués : agrandissement de la gare ; établissement d'un disque à potence ; amélioration du système d'alimentation des eaux ; établissement de trois électro-sémaphores, pour l'installation du mode d'exploitation dit Block-System entre la gare et la bifurcation de Blangy[5]. En 1883, un bâtiment est construit pour le service du mouvement, et une horloge est installée sur une tourelle[6].

Le bâtiment voyageurs de 1898 est détruit par des bombardements, en 1915 et 1942. Un nouveau bâtiment est construit dans les années 1950.

Le , est créée la première liaison TGV province – province. Reliant Lille à Lyon, elle dessert Arras, Douai et Longueau[7].

La relation par train Lunéa entre Lille et Nice, effectuant les mêmes dessertes précitées dans le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, a cessé depuis le [8].

Le Thalys où s'est produit un attentat, le , a été dérouté pour être reçu en gare d'Arras, afin de pouvoir traiter les conséquences immédiates de cet évènement[9].

En 2016, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 3 994 260 voyageurs[10].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Vue d'une partie des voies et des quais.

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare de la SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est notamment équipée d'automates pour l'achat de titres de transport et d'un service d'objets trouvés. C'est une gare « Accès Plus », disposant d'équipements pour les personnes à mobilité réduite[11].

Un souterrain permet la traversée des voies et le passage d'un quai à l'autre.

Desserte[modifier | modifier le code]

Arrivée d'un TGV.

Arras est desservie par les trains suivants[11] :

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc sécurisé pour les vélos et un parking sont aménagés à ses abords[11].

Toutes les lignes d'autobus du réseau urbain Artis desservent la gare, par une gare routière[13]. Elle est également desservie par de nombreuses lignes d'autocars du réseau interurbain Oscar, par l'intermédiaire d'une autre gare routière.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs courtes scènes du film Pas son genre (2014) ont été tournées sur les quais de la gare. On y voit Clément (Loïc Corbery) arriver de Paris ou partir d'Arras, en TGV.

Par ailleurs, une partie du film The 15:17 to Paris (réalisé par Clint Eastwood et inspiré de l'attentat du Thalys) a été tournée sur le quai des voies 8 et 9 où stationnait une rame spécialement louée par la production, le [14].

Centre de maintenance[modifier | modifier le code]

À proximité de la gare, rue du Dépôt, est implanté le centre de maintenance des matériels de l'infrastructure (C2MI) du Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Comme son nom l'indique, il est chargé de l'entretien de l'ensemble du matériel utilisé par l'Infralog (SNCF Réseau) pour la maintenance du réseau ferroviaire de la région[15],[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Érick Berger, « Le chemin de fer des origines à nos jours : l’exemple d’Arras. Installation, épanouissement et restructuration d’une emprise ferroviaire », dans la Revue du Nord, no 262, Université Lille-III, (consulté le ).
  2. « Chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique : par Amiens, Arras et Douai », dans Situation des travaux, Imprimerie royale, Administration Générale des Ponts et Chaussées et des Mines, 1847, p. 373 ; lire l'intégral (consulté le ).
  3. a et b Cairn.info, Érick Berger, « Arras : la gare au centre du développement urbain, 1846-2001 », dans la revue Histoire urbaine, Société française d'histoire urbaine, no 11, 2004/3 ; lire (consulté le ).
  4. gallica.bnf.fr, Rapports et délibérations - Nord, Conseil général, 1863, p. 173 ; lire l'intégral (consulté le ).
  5. gallica.bnf.fr, « Gare d'Arras », dans Rapports et délibérations - Pas-de-Calais, Conseil général, 1880/08, p. 228 ; lire l'intégral (consulté le ).
  6. « Rapport de l'ingénieur en chef du contrôle de l'exploitation », Rapports et délibérations / Département du Pas-de-Calais, Conseil général,‎ , p. 249 (lire en ligne).
  7. « TGV Lille -Lyon » [vidéo], sur ina.fr, France 3 Lyon, (consulté le 2 mai 2016).
  8. M. Marc Dolez (Gauche démocrate et républicaine – Nord), « Question écrite no 44661 », sur Assemblée nationale, question du à la p. 2503, réponse du à la p. 5439, Journal officiel de la République française (consulté le ).
  9. Matthieu Suc, « Attaque dans le Thalys : « J’ai levé la tête et j’ai vu un gars avec un AK-47 » », sur lemonde.fr, (consulté le 1er septembre 2017).
  10. « Fréquentation en gares – Arras », sur SNCF Open Data, traitement du 22 septembre 2017 [cf. l'onglet des informations] (consulté le 4 octobre 2017).
  11. a, b et c Site SNCF TER Hauts-de-France, Gare d'Arras ; lire (consulté le ).
  12. « Les gares d'Hesdin et Montreuil ferment pour quatre ans dès le 28 août », sur lejournaldemontreuil.fr, (consulté le 31 août 2017).
  13. Site bus-artis.fr, plan de gare urbaine d'Arras [PDF] (consulté le ).
  14. Hubert Féret, Julien Lechevestrier et Alicia Gaydier (photogr. Johan Ben Azzouz et Laurent Raison), « Clint Eastwood en gare d’Arras pour le tournage de son prochain film « The 15 : 17 to Paris » », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 1er septembre 2017).
  15. H. Fé., « Arras : au cœur du garage de la SNCF Nord - Pas-de-Calais - Picardie », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 1er septembre 2017).
  16. Philbru Production, « LE CENTRE DE MAINTENANCE DU MATÉRIEL FERROVIAIRE D’ARRAS (04/08/2016) » [vidéo], sur youtube.com, (consulté le 20 février 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Érick Berger, « Le chemin de fer des origines à nos jours : l’exemple d’Arras. Installation, épanouissement et restructuration d’une emprise ferroviaire », dans la Revue du Nord, no 262, Université Lille-III, (résumé).
  • Érick Berger, « Arras : la gare au centre du développement urbain », 1846-2001, dans la revue Histoire urbaine, Société française d'histoire urbaine, no 11, 2004/3.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


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