Garde à vue (film)

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Garde à vue
Réalisation Claude Miller
Scénario Claude Miller
Jean Herman
Michel Audiard (dialogues)
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Policier
Durée 84 minutes
Sortie 1981

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Garde à vue est un film français de Claude Miller, sorti en 1981.

Il a été nommé à huit reprises lors de la 7e cérémonie des César pour quatre récompenses finalement (dont celui du meilleur acteur pour Michel Serrault et pour le meilleur scénario).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le corps d’une fillette, étranglée et violée, a été retrouvé dans les dunes. Huit jours plus tôt, on retrouve dans la même région une autre fillette ayant subi le même sort.

Cherbourg, six semaines plus tard, le soir de la Saint-Sylvestre : l’inspecteur Antoine Gallien (Lino Ventura), secondé par son adjoint Belmont (Guy Marchand), reçoit au commissariat le notaire Martinaud (Michel Serrault), notable local. Martinaud connaissait bien l’une des fillettes, et un certain mystère plane sur sa vie privée. Le huis clos oppressant et implacable commence…

L’inspecteur Gallien croit d'abord ne pas avoir affaire au meurtrier mais l’attitude ambiguë de Martinaud, dont la colère monte au fur et à mesure que des indices s’accumulent contre lui, le fait changer d'avis : de témoin, le notaire devient suspect et Gallien le met en garde à vue pour l'empêcher de quitter le commissariat. L’inspecteur demeure cependant gêné par l’absence de preuves, et en fait part à son supérieur. Il retrouve Martinaud passé à tabac par son adjoint mais refuse de dénoncer son collègue. L’arrivée de la femme de Martinaud (Romy Schneider) va semer le trouble : selon elle, son mari (envers lequel les relations sont au point mort) a fait preuve d'un penchant inconvenant vis-à-vis de sa nièce, une fillette nommée Camille. L'épouse du notaire fournit à l’inspecteur un indice accablant son mari pour un des meurtres. Informé, Martinaud craque et passe aux aveux.

Le coup de théâtre survient lorsque le cadavre d'une enfant est retrouvée fortuitement dans le coffre d'une voiture volée la veille et remorquée au commissariat durant la nuit. Gallien et Madame Martinaud assistent à la découverte de la petite victime. Venu récupérer son bien, le propriétaire du véhicule est arrêté et avoue être le meurtrier.

Libéré, Martinaud demande tout de même à Gallien s'il aurait éventuellement fini par solliciter le témoignage de la petite Camille. Le policier fait mine de ne pas comprendre la question et le notaire s'en va rejoindre son épouse, puis s'aperçoit qu'elle s'est suicidée en se tirant une balle dans la tête. Martinaud appelle Galien en hurlant. Le film se clôt sur le visage accablé de l'inspecteur.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

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  • Le film, très bien accueilli par la critique au moment de sa sortie, a également séduit le public puisqu'il totalise un peu plus de 2,1 millions d'entrées en salles.
  • C'est le célèbre dialoguiste Michel Audiard qui a découvert le livre de John Wainwright, À table ! (Brainwash), sur lequel est basé le scénario. Il en parle alors au producteur Georges Dancigers.
  • Les réalisateurs Yves Boisset et Costa-Gavras furent le premier choix du producteur, mais ils refusèrent le projet. Georges Dancigers proposa alors le projet à Claude Miller qui, à ce moment-là, ne tournait plus que des publicités, suite au cuisant échec de son précédent film Dites-lui que je l'aime, sorti quatre ans plus tôt. Claude Miller, au tout début de sa carrière de réalisateur, avait été l'assistant de Robert Bresson, Jean-Luc Godard et Jacques Demy, puis le directeur de production de François Truffaut, tous figures emblématiques de la Nouvelle Vague. Le succès de Garde à vue relance complètement la carrière du réalisateur, et reste son second meilleur score au Box-office français de sa carrière derrière L'Effrontée.
  • La future chanteuse Elsa Lunghini apparaît ici pour la première fois au cinéma, dans le rôle de Camille, la petite fille sous le charme de laquelle tombe Jérôme Martinaud, déclenchant ainsi la jalousie de son épouse.
  • Ici, Michel Audiard, réputé pour ses dialogues comiques et son sens détonant de la formule, abandonne quelque peu sa verve habituelle pour privilégier une approche plus profonde et plus subtile des personnages, ce qui lui vaudra le seul et unique César venu récompenser sa pléthorique filmographie.
  • Réminiscence fortuite, certaines scènes de la garde à vue rappellent Quai des Orfèvres... y compris l'homonymie du nom Martinaud (Maurice Martineau interprété par Bernard Blier).
  • Garde à vue est l'avant-dernier film de la carrière de Romy Schneider. Elle mourra huit mois après la sortie de Garde à vue.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

1981 :

1982 :

Nominations[modifier | modifier le code]

1982 :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]