Gandi

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Gandi
logo de Gandi
Logo de Gandi

Création 28-05-1999 immatriculation de la société
Dates clés 2005
Fondateurs Pierre Beyssac
Laurent Chemla
Valentin Lacambre
David Nahmias
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan « No bullshit »
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Stephan Ramoin
Activité Traitement de données, hébergement et activités connexes
Produits Enregistrement de noms de domaine
Hébergement Internet
Certificat électronique
Effectif 156
Site web gandi.net/fr

Chiffre d'affaires 28 896 700 € en 2017[1][réf. non conforme]
Résultat net 1 062 900 € en 2017

Gandi est une société par actions simplifiée française[2] créée en 2000, principalement bureau d'enregistrement de noms de domaine et hébergeur web. Gandi signifie Gestion et Attribution des Noms de Domaine sur Internet.

Description et historique[modifier | modifier le code]

Gandi est un bureau d'enregistrement de noms de domaine français fondé en par Valentin Lacambre, Laurent Chemla, Pierre Beyssac et David Nahmias dans le but « de casser le marché de la vente des noms de domaine »[3]. Dès ses débuts, le projet eut un succès retentissant, et les fondateurs changèrent de stratégie et choisirent de « financer l'Internet citoyen ». Les profits de Gandi ont permis de créer entre autres choses l'organisme Gitoyen (100 000 € investis en 2001)[4].

Des conflits apparurent au sein des fondateurs, Valentin et Laurent voulant réinvestir dans des projets « solidaires, coopératifs voire militants » les bénéfices jugés «illégitimes»[5], leurs deux associés Pierre Beyssac et David Nahmias préférant un modèle d'entreprise plus classique[6],[7]. À la suite de problèmes internes et de ces mésententes amenant au blocage, les quatre partenaires décident de revendre l'intégralité de leurs parts. Plus de 1200 clients ont signé une pétition pour s'opposer à cette vente, sans succès[7],[8]. Après quatorze mois de tractations, ils annoncent le avoir finalisé une transaction de 13,35 millions d'euros avec Stephan Ramoin, ancien de MultiMania / Lycos, appuyé par deux managers connus de l'Internet anglais : Joe White, Eirik Pettersen (cofondateurs du fournisseur de sites Internet clé en main Moonfruit.com) et d'un investisseur privé, l'américain Warren Stephens[9].

Le choix s'est porté sur une proposition assurant vouloir pérenniser la philosophie et l'éthique d'« Internet solidaire » prévalant depuis sa fondation.

Depuis 2008, Gandi a une offre d'hébergement Internet sur des serveurs dédiés virtuels en infrastructure Cloud IAAS[10], et depuis 2012, une offre cloud de type PAAS[11].

Gandi vend aussi des certificats SSL et se place en 2016 au second rang des vendeurs français de noms de domaine[12].

Le 28 février 2019, Stephan Ramoin annonce le rachat de l'entreprise par le fond de capital-investissement Montefiore Investissements[13].

Débuts de l'entreprise sur le marché des noms de domaines[modifier | modifier le code]

L'entreprise a démarré avec la vente de noms de domaines à tarif modéré. Laurent Chemla consacre un chapitre de son livre Confessions d'un voleur à ce sujet[14]. Gandi vendait à l’époque ses noms de domaines pour 12 euros quand les concurrents les proposaient pour trente-cinq dollars. Malgré cela l'entreprise est très rentable, avec un bénéfice d'environ un million d'euros à la fin de sa première année d'existence pour un investissement d'une centaine de milliers d'euros. Selon Laurent Chemla, une pénurie artificielle est ce qui a permis aux revendeurs de noms de domaines de gagner beaucoup d'argent[15].

De nos jours, les tarifs des noms de domaines proposés par Gandi se situent dans la moyenne.

Projets soutenus et absence de publicité[modifier | modifier le code]

Gandi déclare soutenir des projets alternatifs divers (le WWF, la FIDH, Canard PC, Debian, etc.)[16].

Par ailleurs, Gandi annonce ne pas dépenser d'argent en publicité.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.societe.com/societe/gandi-423093459.html
  2. Site officiel
  3. Selon Laurent Chemla, « vendre des noms de domaine, c'est vendre quelque chose qui ne coûte presque rien et qui appartient à tout le monde. Cela devrait être géré par le service public. » Laurent Chemla a d'ailleurs écrit un livre à ce sujet, Confessions d'un voleur.
  4. « Gandi investit ses bénéfices dans le Net alternatif », sur 01net,
  5. « Gandi et ses noms de domaine sont à vendre » (version du 18 février 2006 sur l'Internet Archive), sur 01net,
  6. Marc Rees, « Gandi vendu 10 millions d'euros », sur Next INpact, (consulté le 24 mai 2020)
  7. a et b Cyril Fiévet et Jean-Marc Manach, « Entretien avec Valentin Lacambre et Laurent Chemla », sur internetactu.net,
  8. « Pétition contre la vente de Gandi » (version du 25 août 2005 sur l'Internet Archive), sur www.neokraft.net,
  9. Marc Rees, « Le nouveau propriétaire de Gandi est… », sur Next INpact,
  10. L'infrastructure en nuage enfin concrète !, Gandi blog le jeudi 2 octobre 2008
  11. Simple Hosting est ouvert !, Gandi blog le jeudi 19 janvier 2012
  12. (en) « France Registrar Reports - WebHosting.Info::Domain, Registrars and Hosting Intelligence », sur webhosting.info (consulté le 26 juillet 2016)
  13. #FutureofGandi : L’aventure continue !, Gandi blog le 28 février 2019
  14. Confessions d'un voleur, Chapitre 7
  15. « Je suis un voleur. Je vends des noms de domaine. Je gagne beaucoup d'argent en vendant à un public qui n'y comprend rien une simple manipulation informatique qui consiste à ajouter une ligne dans une base de données. Et je vais gagner bien davantage encore quand, la pénurie artificielle ayant atteint son but, le commerce mondial décidera d'ouvrir quelques nouveaux TLD qui attireront tous ceux qui ont raté le virage du.com et qui ne voudront pas rater le virage suivant. »

    — Laurent Chemla, Confessions d'un voleur

  16. Gandi soutient des projets alternatifs

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]