Galerie d'Art moderne (Florence)

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Galerie d'art moderne
Informations géographiques
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Toscane
Ville Florence
Adresse 1, Piazza de Pitti,50125 - Florence
Monument Palais Pitti
Coordonnées 43° 45′ 56″ N 11° 15′ 01″ E / 43.765648, 11.25020843° 45′ 56″ Nord 11° 15′ 01″ Est / 43.765648, 11.250208
Informations générales
Nom local Galleria d'Arte Moderna
Type Musée d’État et municipal
Date d’inauguration 1924
Collections Panorama complet de la période artistique qui va de la fin du XVIIIème siècle (époque Néoclassique) aux premières années du XXème siècle (Première Guerre Mondiale)
Provenance des collections florentines et quelques apports étrangers
Genre des collections Néoclassicisme, Romantisme, peinture d'Histoire, Naturalisme, Macchiaioli, Impressionnisme, Divisionnisme, Symbolisme
Époque des collections fin du XVIIIe aux premières décennies du XXe siècle
Informations visiteurs
Site web Page sur polomuseale.firenze.it

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Galerie d'art moderne

Géolocalisation sur la carte : Florence

(Voir situation sur carte : Florence)
Galerie d'art moderne
Autoportrait de Giovanni Fattori.
Peinture de Silvestro Lega.

La Galerie d’Art Moderne est un des musées situés dans le Palais Pitti à Florence. Elle se trouve au deuxième étage du complexe muséal comprenant aussi la Galerie Palatine, la Galerie de l'Argenterie, la Galerie du Costume et les appartements royaux. Les collections permanentes sont réparties dans l’ordre chronologique sur une trentaine de salles. Le musée occupe le corps principal du Palais Pitti  ainsi que toutes les salles de l’aile septentrionale postérieure au reste du bâtiment, parmi lesquelles on peut citer la salle de bal ainsi que six salles appartenant au quartier Bourbon (Quartiere Borbonico) ou « Nuovo Palatino ».

Cette vaste collection offre un panorama complet de la période artistique qui va de la fin du XVIIIème siècle (époque Néoclassique) aux premières années du XXème siècle (Première Guerre Mondiale), centrée principalement autour de la peinture italienne, elle comprend aussi des sculptures et des œuvres significatives de peintres étrangers. La collection est installée dans l’ultime partie du palais à avoir été convertie en musée où, jusqu’à la fin des années 30, ont vécu les représentants de la maison des Savoie lors de leurs visites à Florence et dans laquelle la Bibliothèque Palatine était installée, depuis transférée à la Bibliothèque Magliabechiana.

En 2013, le circuit muséal comprenant la Galerie Palatine, la Galerie d’Art Moderne et les Appartement monumentaux a été le treizième site le plus visité d’Italie avec près de 386 993 visiteurs et avec un chiffre d’affaires total de près de

1 983 028, 75 euros.

Paesaggio di Marzo, Giovanni Fattori.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de la Galerie d’Art Moderne du Palais Pitti débute en 1784 quand le Grand Duc Pierre Léopold crée la Galerie d’Art Moderne à l’Académie des Beaux-arts afin de montrer l’intérêt des Lorraine pour les artistes de leur temps (elle est le pendant de la Galerie d’Art Antique composée d’œuvres issues de saisies ecclésiastiques). Dans ces mêmes années de nombreux travaux, commandés par le Grand Duc ou pour la décoration du palais, sont rassemblés au Palais Pitti. Au milieu du XIXème siècle, grand nombre d’œuvres sont transférées pour des raisons d’espaces au Palais dit  della Crocetta, aujourd’hui le siège du musée archéologique de Florence, destiné à devenir, dans un premier temps, le nouveau musée d’art moderne.

Quand les Lorraine sont expulsées en 1859, c’est le gouvernement de l’Italie unifiée qui donne aux collections florentines un nouvel écrin à l’Académie des Beaux Arts. En 1867, les œuvres sont ainsi acheminées dans la Galerie Moderne de l’Académie. Enrichies par les acquisitions des Savoie et notamment  par Victor Emmanuel II, les collections sont étendues grâce à un nombre important d’œuvres, fruit de la politique d’acquisition entreprise par la municipalité de Florence qui, en 1897, prend possession de la collection de peintures du mouvement Macchiaioli de Diego Martelli, fameux mécène et critique d’art.

C’est à ce moment là que l’idée nait de rassembler les collections communales d’art moderne comprenant aussi bien les œuvres néoclassiques que les récentes expérimentations des Macchiaioli. En 1914, une convention est établie, relative à la gestion de la Galerie d’Art Moderne dans laquelle seront rassemblées des œuvres nationales et communales, entre l’Etat italien et la commune de Florence. Le Palais Pitti devient le siège du musée suite au départ de la famille royale en 1922.

En 1924, année de l’inauguration officielle de la Galerie d’Art Moderne, celle-ci est installée au troisième étage du Palais Pitti.

Une commission d’experts pour les acquisitions, née en 1914, a permis l’entrée de nouvelles œuvres au musée dans l’entre-deux guerres. La Galerie s’est enrichie aussi grâce à l’arrivée d’œuvres promues lors de l’exposition annuelle d’art contemporain dite du « Fiorino », ainsi que par un flux ininterrompu de dépôts et de donations qui, encore aujourd’hui, illustre la vitalisé de la Galerie d’Art Moderne au sein du pôle muséal florentin.

Depuis 1999, la galerie a été réorganisée dans l’ordre chronologique du XVIIIème aux années 1920 en salles thématiques. Les premières pièces sont dédiées au Néoclassicisme et aux œuvres Romantiques et sont suivies des peintures sur les sujets d’histoire, un des genres favoris du Romantisme. Les autres pièces se focalisent sur le portrait et le paysage en peintures au milieu du XIXème siècle.

Ensuite, vient la collection des Macchiaioli, qui inclut d’importantes œuvres de Giovanni Fattori, Silvestro Lega et Telemaco Signorini, des peintures de Federico Zandomeneghi et des sculptures d’Adriano Cecioni. De nombreuses pièces sont dédiées aux artistes du Divisionnisme italien et la dernière partie de la Galerie illustre les expérimentations de la première décennie du XXème siècle.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Le Néoclassicisme[modifier | modifier le code]

Œuvres néoclassiques :

  • Hercule à la croisée des chemins de Pompeo Girolamo Batoni
  • Le serment des Saxons à Napoléon de Pietro Benvenuti
  • Portrait de Marie-Louis de Bourbon, reine d'Etrurie de François-Xavier Fabre

Les sculptures les plus importantes :

Le Romantisme[modifier | modifier le code]

  • Les deux Foscari de Francesco Hayez
  • L'entrée de Charles VIII à Florence de Giuseppe Bezzuoli

La peinture d'Histoire[modifier | modifier le code]

  • Ecce Homo d'Antonio Ciseri
  • La chute du duc d'Athènes de Stefano Ussi

Les précurseurs des Macchiaioli[modifier | modifier le code]

  • Les conteurs de Vincenzo Cabianca
  • Le cloître de Giuseppe Abbati
  • La pâture de Serafino de Tivoli

Les Macchiaioli[modifier | modifier le code]

  • Matinée de septembre à Settignano de Telemaco Signorini
  • Le bagne de Portoferraio de Telemaco Signorini
  • Leith de Telemaco Signorini
  • Le chant du stornello de Silvestro Lega
  • L'autoportrait de Giovanni Fattori
  • Les chevaux dans la pinède de Tombolo de Giovanni Fattori
  • La cousine Argia de Giovanni Fattori
  • La Libecciata de Giovanni Fattori
  • La rotonde de Palmieri de Giovanni Fattori
  • Le camp italien après la bataille de Magenta de Giovanni Fattori
  • Le soldat démonté de Giovanni Fattori
  • Portrait de jeune fille de Giovanni Fattori
  • Au lit de Federico Zandomeneghi
  • La funeste nouvelle d'Odoardo Borrani
  • Le suicide d'Adriano Cecioni

Le Naturalisme en Toscane[modifier | modifier le code]

  • Le printemps d'Adolfo Tommasi

Divisionnisme, symbolisme[modifier | modifier le code]

  • Dans le champ de Gaetano Previati
  • Nouvel an à Bangkok de Galileo Chini
  • Mezzogiorno de Plinio Nomellini

Quelques portraits notables[modifier | modifier le code]

  • Le portrait de Bruna Pagliano d'Edoardo Gelli
  • Le portrait de Giovanni Duprè d'Antonio Ciseri
  • Le portrait de la dame Morrocchi d'Antonio Puccinelli
  • Le portrait d'Alaide Banti de Giovanni Boldini
  • La dame au sourire de Giovanni Costetti
  • Le portrait de Gabriella Coujère, femme du peintre de Michele Gordigiani
  • L'autoportrait de Lorenzo Viani

La décoration des salles[modifier | modifier le code]

La décoration des salles est l’œuvre de Pasquale Poccenti (vers 1825 environ), à l’exception des salles 14, 15 et 16 dans lesquelles sont conservés les décors peints de l’époque de Ferdinand II de Médicis. La suite de pièces donnant sur la façade du palais (salles 17 à 25) était intitulée « Quartier de l’Archiduchesse » ; les pièces donnant sur la cour du Palais constituent le « Quartier Nouveau » jusqu’à la Salle de Bal (salles 1 à 7), à partir de laquelle on accède à l’appartement dit « Bourbon » ou « Nouveau Palais » (salles 8 à 13). De nombreux plafonds sont décorés par les artistes principaux de la Restauration : Giorgio Berti, Cincinnatus recevant le Sénat romain (salle 7) ; Niccola Monti, Le triomphe de la Vraie Croix (salle 8) ; Gaspare Martellini, Tu Marcellus eris (salle 9) ; Luigi Catani, Faits et personnages de la philosophie et des sciences (salles 10 et 11) ; Giuseppe Bezzuoli, Alexandre dans l’atelier d’Apelle (salle 12) ; Antonio Luzzi, Achille conduit par Thétis au centaure Chiron (salle 13).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

'SISI Carlo, Palazzo Pitti – Galleria d’Arte Moderna – La guida ufficiale, Sillabe, Livorno, 1995, 99 pages

NERI Francesca, What can be found in the Museums of Florence, SCALA Groups S.P.A, Firence, 2006, 192 pages

Liens externes[modifier | modifier le code]

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