Galatée Kazantzaki

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Galatée Kazantzaki
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
AthènesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Lefteris Alexiou (d)
Elli Alexiu (en)
Rathamanthys Alexiou (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Galatée Kazantzaki (en grec moderne : Γαλάτεια Καζαντζάκη, Héraklion 1886 - Athènes 1962) est un écrivain grec du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de l'éditeur et érudit Stylianos Alexiou, elle épouse l'écrivain Níkos Kazantzákis en 1911 puis divorce en 1926 et se remarie en 1936 avec le critique et homme de lettres Marcos Avyéris (el). Rédactrice en chef d'une revue communiste, elle est emprisonnée quelque temps en 1938 sous la dictature de Ioánnis Metaxás et interdite de publication plusieurs années[1],[2].

Aspects de son œuvre[modifier | modifier le code]

Elle pratique plusieurs genres littéraires : littérature pour la jeunesse, poèmes, œuvres théâtrales, romans et nouvelles, mais c'est dans ce dernier qu'elle s'illustre surtout, s'intéressant au sort des opprimés, en particulier aux femmes de toutes conditions qui subissent l'oppression patriarcale[3]. Bien connue en Grèce de son vivant, elle tombe quelque peu dans l'oubli après sa mort mais certaines de ses œuvres ont été rééditées récemment par les éditions Kastaniotis (Athènes). Dans un style dépouillé et sans fioritures, parfois même au vitriol, elle suit au plus près le flux de pensée de ses personnages[4],[5].

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

1) En grec : (rééditions récentes)

  • Kaskoura A. Moschovia, Η Θηλυκή παραφωνία του Νίκου Καζαντζάκη (La fausse note féminine de Nikos Kazantzaki), biographie de Galatée Kazantzaki, Lettres grecques, 2003.
  • Άνθρωποι και Υπεράνθρωποι (Hommes et Surhommes), roman autobiographique, Kastaniotis, Athènes, 2007.
  • Κρίσιμες στιγμές (Instants décisifs), nouvelles, Kastaniotis, 2008.
  • Ο κόσμος που πεθαίνει και ο κόσμος που έρχεται (Le monde qui meurt et le monde qui vient), nouvelles, Kastaniotis, 2009.
  • Η άρρωστη πολιτεία (La cité malade), roman, éd. Ελληνικά Γράμματα (Lettres grecques), Athènes, 2010.

2) En traduction française : Il n’en existe que pour quinze de ses nouvelles :

  • Le péché de Photini (trad. A. de Lille-Daigre, dans le recueil Nouvelles,), vol. 8, Julliard,
  • « Le contumace », dans Nouvelles grecques (trad. F. Duisit) (recueil), Klincksieck,
  • Femmes de Grèce (trad. Simone Taillefer) (treize nouvelles), auto-édition par la traductrice,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • En grec, non traduit :
    • Kaskoura A. Moschovia, Η Θηλυκή παραφωνία του Νίκου Καζαντζάκη (La fausse note féminine de Nikos Kazantzaki), biographie de Galatée Kazantzaki, Lettres grecques, 2003.
    • Anguéla Kastrinaki, « Με κομμένα τα μαλλιά . Η Γαλάτεια καζαντζάκη και η γυναικεία χειραφέτηση » (« Avec les cheveux coupés . Galatée K. et l’émancipation féminine »), revue « Questions de littérature » n° 9 ( 1998 ), p. 133 - 143.
    • Anguéla Kastrinaki, « Γαλάτεια Καζαντζάκη - Karin Michaelis : η πολιτικοποίηση του πόνου » (« G. K. - K. M. : la politisation de la souffrance »). Crète et Europe : comparaisons, convergences et divergence en littérature, Actes I du Congrès savant international, Varvari, Crète 2001, p. 317 - 328.
    • Takis Adamos (el), article sur Galatée Kazantzaki dans Πνευματικές γνωριμίες (Intellectuels connus), Athènes, Kastanotis, 1986.
    • Dora Moschou, Η κομμουνίστρια, η λογοτέχνις, η γυναίκα (La communiste, l'écrivain, la femme), Rizospastis, 22 octobre 2010.
  • En français :
    • Marie-Paule Masson, professeur, Université Paul-Valéry Montpellier III : « Masculin/Féminin dans l’œuvre de Galatée Kazantzaki », in Masculin féminin dans la langue, la littérature et l'art grecs modernes [Texte imprimé] : actes du XXIe Colloque international des néo-hellénistes des universités francophones, mai 2009 / textes réunis par Sophie Coavoux, IETT, Université Lyon III Jean Moulin, 2011.
    • Simone Taillefer (dir.), Galatée Kazantzaki, une plume rebelle (Mémoire de Master « Études culturelles - Parcours grec moderne »).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Kaskoura A. Moschovia, Η Θηλυκή παραφωνία του Νίκου Καζαντζάκη, chapitre 17
  2. Masculin/Féminin dans l’œuvre de Galatée Kazantzaki, Marie-Paule Masson, Université Paul Valéry
  3. Dora Moschou, Η κομμουνίστρια, η λογοτέχνις, η γυναίκα, Rizospastis
  4. Simone Taillefer, Galatée Kazantzaki, une plume rebelle (Mémoire de Master « Études culturelles - Parcours grec moderne »).
  5. Takis Adamos (el), Article sur Galatée Kazantzaki dans Πνευματικές γνωριμίες