Gabriello Chiabrera

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Gabriello Chiabrera
Description de l'image GabrielloChiabrera.jpg.
Naissance
Décès (à 86 ans)
Activité principale
poète, dramaturge

Gabriello Chiabrera, que certains auteurs nomment aussi « Gabriele Chiabrera », né le [1] à Savone et mort le , est un poète italien de la fin de la Renaissance, parfois appelé le « Pindare italien. »

Biographie[modifier | modifier le code]

Gabriello Chiabrera est né à Savone, petite ville alors située sur le territoire de la République de Gênes, Gabriello Chiabrera est le fils de Gabriele Chiabrera et de Geronima Murassana, fille du juriste Piero Agostino Murassana et de Despina Nattona. Gabriele Chiabrera est un gentilhomme de petite noblesse dont la famille a longtemps latinisé son nom sous la forme « De Zabreriis »[2].

Son père est mort le , quinze jours avant sa naissance et sa mère se remarie avec Paolo Gavotti. Il est élevé par sa tante Marguerite Chiabrera, épouse d'Ottavio Pavese, puis par son tuteur, son oncle qui n'ont l'un et l'autre pas d'enfant. En 1561, il suit Giovanni Chiabrera à Rome lorsque celui-ci s'y installe pour exercer la profession de banquier. Gabriello Chiabrera a une sœur aînée Laura Chiabrera qui épouse Aurelio Bosco de Savone[3].

Il bénéficie d'abord des leçons d'un précepteur particulier car il est affecté d'une grave maladie. Puis son éducation est confiée aux maitres du Collège romain[3].

En 1572, Giovanni Chiabrera meurt et Gabriello Chiabrera rentre à Savone quelques mois pour revoir sa famille[3]. Il rentre ensuite à Rome afin de s'occuper des biens qu'il a hérité de son oncle. La vente d'un jardin au cardinal camerlingue Luigi Cornaro lui permet d'entrer au service de ce prélat[3]. Paolo Manuzio dont Giovanni Chiabrera était le voisin[2], le présente à Marc-Antoine Muret qui l'initie à la poésie de Pierre de Ronsard, et à Sperone Speroni chez lequel il rencontre, en décembre 1575,Torquato Tasso[1].

En 1576, à l'issue d'un duel avec un gentilhomme romain, il doit rentrer à Savone[1].


Il s'intéressa surtout aux poètes grecs et latins, qu'il étudia avec ardeur. Impliqué dans un homicide en 1579, puis dans une rixe en 1581, il fut également chassé de sa ville natale.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Gabriello Chiabrera compose des poèmes héroïques, des tragédies, des poèsies didactiques, des fables de bergères et des mélodrames. Il a écrit une autobiographie titrée « Vita scritta da lui medesimo » qui a fait l'objet d'une publication postume en 1718. Sa réputation est néanmoins d'abord liée à ses poèmes lyriques[4]

  • Poèmes héroïques [4]:
  • (it) Gabriello Chiabrera, Delle Guerre de' Goti canti quindici del s. Gabriele Chiabrera, Venise, Gioachimo Brognolo,‎ (notice BnF no FRBNF30237586).
  • (it) Gabriello Chiabrera, Amadeide, Gênes, Giuseppe Pavoni,‎ , 347 p. (notice BnF no FRBNF30237577).
  • Tragédies [4]:
  • Erminia, 1622.
  • Mélodrammes [4]:
  • Il rapimento di Cefalo, 1600.
  • Poèsies lyriques [4]:
  • Canzoni, 1586.
  • Canzonette, 1591.
  • Le maniere de’ versi toscani, 1599.
  • Scherzi e canzonette morali, 1599.
  • Le vendemmie di Parnaso, 1605.
  • Trenta Sermoni, 1718 (ouvrage posthume).
  • Poèsies didactiques :
  • Auto-biographie [4]:
  • (it) Gabriello Chiabrera, Vita di Gabriello Chiabrera da lui stessa descritta., Biblioteca Nacional De España, 27 p., manuscrit (lire en ligne).
  • (it) Gabriello Chiabrera, Fulvio Testi et Achille Mauri (éditeur scientifique), Opere di Gabriello Chiabrera e Fulvio Testi, Milan, Nicoló Bettoni et compania,‎ (lire en ligne), p. 1 à 6..

Les poésies lyriques de Gabriello Chiabrera, publiées en 3 parties à Gênes (1586, 1587, et 1588), ont été souvent réimprimées. On a publié en 1796 à Gênes des poésies inédites de Chiabrera.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean Balsamo (auteur), Franco Tomasi (collaborateur) et Carlo Ossola (préfacier), Fondation Barbier-Mueller pour l'étude de la poésie italienne de la Renaissance, Université de Genève, De Dante à Chiabera, poètes italiens de la renaissance dans la bibliothèque de la Fondation Barbier-Mueller, t. 1, Genève, Droz,‎ (ISBN 978-2-600-01140-2 et 978-2-600-01140-2, lire en ligne).
  • (it) Giovanni Battista Spotorno (auteur) et Vincenzo Canepa (éditeur technique), Amedeide, Poemo eroico di Gabriello Chiabrera, Gênes, Tipografia de' Fratelli Pagano,‎ (lire en ligne).
  • (it) Alberto Dendi, Elisabetta Severina et Alessandra Aretini, Moduli di letteratura italiana ed europea. : La seconda metà del Cinquecento e il Seicento-Il Settecento-La prima metà dell'Ottocento. Con laboratorio. Per il triennio (4 vol.), vol. 3, Milan, Carlo Signorelli,‎ , 325 p. (ISBN 978-8-843-40787-3, lire en ligne).
  • (it) Nicola Merola, « CHIABRERA, Gabriello », Dizionario Biografico degli Italiani, Rome, Istituto Giovanni Treccani, vol. 24,‎ (lire en ligne).
  • (it) Massimo Michele Ossi, Divining the Oracle: Monteverdi's Seconda Prattica., Chicago, University of Chicago Press,‎ , 280 p. (ISBN 0-226-63883-9, lire en ligne).

Références et notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

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