Gabriele Amorth

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Gabriele Amorth
Biographie
Naissance
Modène (Drapeau de l'Italie Italie)
Ordination sacerdotale 1954
Décès (à 91 ans)
Rome (Drapeau de l'Italie Italie)
Autres fonctions
Fonction religieuse
Exorciste depuis 1986 et Chef Exorciste de l'État de la Cité du Vatican et de la Ville de Rome depuis 1992[1]
Fonction laïque
Président de l'Association Internationale des Exorcistes

Gabriele Amorth, né le à Modène et mort le à Rome, est un prêtre catholique italien. Il est le chef exorciste de la cité du Vatican et du diocèse de Rome de 1986 à 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gabriele Amorth est né à Modène (Émilie). Dans son adolescence il participe à la Résistance italienne, et après la guerre il est membre des Jeunes Chrétiens-Démocrates dont il est l'assistant du président Giulio Andreotti.

Il est ordonné prêtre de l'Église Catholique en 1954 pour la Société de Saint-Paul, Congrégation fondée par le bienheureux Giacomo Alberione en 1914.

Le 11 juin 1986, il est nommé exorciste par le Cardinal Ugo Poletti, afin d'assister le P. Candido Amantini, qui était alors le célèbre prêtre exorciste en titre du l'Archidiocèse de Rome et de la Cité du Vatican. Le P. Candido Amantini s’astreignait durant les 36 ans que dura son apostolat de « chasseur de démons » à recevoir entre 60 et 80 personnes chaque jour ! Le P. Amorth lui succèdera dans cette lourde charge lorsque le P. Amantini prendra sa retraite en 1990, avant de décéder le 22 septembre 1992.

En 1990, Don Gabriele Amorth fonde l'Association Internationale des Exorcistes (AIE), dont il est le président jusqu'à sa retraite, à 75 ans, en l'an 2000. Depuis cette date, il est président honoraire à vie de l'Association[1].

En 2013, lors de l'annonce de la renonciation du pape Benoît XVI, le P. Amorth remercie publiquement le Pape pour ses encouragements et les prières puissantes qu'il avait rédigées et utilisées pour l'exorcisme, en tant que Souverain Pontife[2].

Il meurt le à l’hôpital Santa Lucia de Rome suite à des complications pulmonaires[3].

Exorciste[modifier | modifier le code]

De par ses fonctions officielles, Gabriele Amorth pratique, bien entendu, l'Exorcisme et relève, selon son expérience, et les Saintes Écritures « deux catégories de possédés » : Des personnes possédées à la suite de leurs propres erreurs, d'autres à la suite de leur amour pour Dieu[1].

Don Amorth, pour combattre le Malin, estime qu'il est nécessaire de collaborer avec des psychiatres. Une personne qui serait possédée doit, selon lui, consulter d'abord un médecin et, éventuellement, ensuite un exorciste. Seul un exorciste serait capable de distinguer la maladie mentale de la véritable possession. La consultation d'un médecin étant, toujours selon lui, la première étape à effectuer[1].

Un exorciste peut distinguer la maladie mentale de la possession par un « jeu de provocation » vis-à-vis du Malin, par exemple par la présence d'objets sacrés, de prières silencieuses, de bénédictions[1]

Don Amorth considère le film L'Exorciste, (librement inspiré d'une histoire vraie) comme fiable, bien que les effets spéciaux soient exagérés en ce sens qu'ils constitueraient une preuve patente de l'existence du démon et par conséquent de Dieu « ce que ne souhaite pas Lucifer ».

Le père Amorth admire l'action de Jean-Paul II, qui a lui-même opéré plusieurs exorcismes.

Comme Malachi Martin, il affirme la présence d'influences sataniques à l'intérieur même du Vatican et par extension de toutes les paroisses, se référant aux nombreux avertissements adressés aux 7 congrégations chrétiennes primitives (Actes 20:29-31 ; 1 Jean 2: 18,19 mais aussi Prov 25:27 et Prov 11:2) [1]. L'Eglise catholique romaine mais également, depuis Vatican II, toutes les communautés de croyants, étant les ennemies du Malin.

Dans son dernier livre, J'ai rencontré Satan, l'interview accordée au journaliste polonais Sławomir Sznurkowski, Gabriele Amorth décrit les trois grandes lois du satanisme: 1.Fais ce que tu veux ; 2.N'obéis à personne ; 3.Sois ton propre Dieu. Ceci démontre selon lui, la recrudescence actuelle des cas de possessions. Cela explique donc sa proposition développée plus loin dans son ouvrage de former chaque prêtre à la prière d'exorcisme.

Armes technologiques[modifier | modifier le code]

La thématique reliée à la technologie moderne fut discutée lors d'une procédure papale à l'assemblée générale d'INTERPOL en 2012[4]. Amorth est intervenu pour défendre le fait que l'énergie dirigée de manière non-éthique, particulièrement par un moyen électronique, était un péché très grave équivalent à lancer une malédiction, s'appuyant en cela sur les conclusions de l'enquête préliminaire des 57 cas du procès en béatification de Candido Amantini[5].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Un exorciste raconte (1992) (éd. François-Xavier de Guibert).
  • Nouveaux récits d'un exorciste (1993) (éd. François-Xavier de Guibert) - rééd. (2011) (éd. du Rocher)
  • Exorcisme et psychiatrie (2002) (éd. François-Xavier de Guibert)
  • Confessions-Mémoires de l'exorciste officiel du Vatican : Père Gabriele Amorth, entretiens avec Marco Tosatti, Michel Lafon (lire en ligne)
  • Moi, le dernier exorciste - Une vie de lutte contre le mal - (2013) ((éd. François-Xavier de Guibert)
  • Le démon ne peut rien contre la miséricorde de Dieu, Paris, Éditions Pierre Téqui, , 120 p. (ISBN 9782740319338)
  • J'ai rencontré Satan : Le combat du plus célèbre exorciste, Nouan-Le-Fuzelier, Éditions des Béatitudes, , 240 p. (ISBN 9791030600834)
en anglais
en italien
en allemand

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]