Gabriel de Rumine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gabriel de Rumine
Gabriel de Rumine.jpg

Gravure représentant Gabriel de Rumine, parue dans Patrie suisse, 1906, no 343, p. 265-343

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 30 ans)
BucarestVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalités
Activité
Père
Basile de Rumine (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Autres informations
Membre de

Gabriel de Rumine, né à Lausanne le et mort à Bucarest le , est un ingénieur-constructeur, voyageur, photographe et mécène suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Quand les parents de Gabriel de Rumine, la princesse Catherine de Schakowskoy et le prince Basile de Rumine, quittent leur Russie natale, ils séjournent en Italie et en Allemagne, notamment à Dresde, avant de s’installer en Suisse, à Lausanne, en septembre 1840. Ils descendent à l’hôtel du Faucon avant de s’établir dès le début du mois d’octobre dans la Villa Sainte-Luce, chez La Rochejaquelein, en bas de la rue du Petit-Chêne.

Gabriel de Rumine naît à la Villa Sainte-Luce le . En avril, la famille se déplace dans la campagne de Champittet, à Pully. La famille de Rumine voyage par la suite beaucoup, à la recherche de stations de cures propices à la santé de Basile de Rumine, dont la santé est fragile. Le frère de Gabriel, Jules, vient au monde à Baden, en Allemagne, le .

De retour en Suisse fin 1842, les de Rumine louent la Villa Rosemont. Puis, entre 1845 et 1846, ils font construire à Lausanne une propriété, la Villa L’Églantine, à l’endroit de l’actuel chemin Messidor, dans laquelle la famille vit dès 1847. Son père y meurt le . Jules meurt 4 ans plus tard, le , à Varèse.

Dès 1854, Gabriel de Rumine entre au collège Galliard, à Lausanne. En 1856, l'éducation de Gabriel de Rumine est confiée à Charles-Théophile Gaudin, géologue né en 1822. Gabriel de Rumine entre à l’Académie de Lausanne en 1859, en sciences et lettres. En 1858, il est membre de la Société vaudoise des sciences naturelles. Il s'inscrit à l’École spéciale (future École d'ingénieurs) en 1861.

Madame de Rumine et Charles-Théophile Gaudin travaillent sur le projet d'un « musée industriel » qui pourrait contribuer à la formation de Gabriel. Sa construction est entreprise en juin 1861 et il est inauguré le , à Lausanne. La veille, le Conseil communal de Lausanne octroie à Gabriel et à sa mère la bourgeoisie d'honneur de Lausanne. Le Grand Conseil naturalise Gabriel le 26 mai.

Gabriel de Rumine obtient son diplôme d’ingénieur-constructeur le et adhère à la société d'étudiants de Zofingue.

Durant sa vie, Gabriel de Rumine voyage beaucoup, notamment avec sa mère et son précepteur. Pendant ses voyages, il s'adonne notamment à la photographie. Après la mort de son précepteur le , puis celle de sa mère, d'une affection pulmonaire, le , Gabriel de Rumine part en Amérique, puis à Paris en 1868 où il se fait construire, en 1870, un hôtel particulier à proximité du parc Monceau. Il revient à Lausanne au début de l'année 1871, atteint de la variole.

Le Palais de Rumine

Guéri de la variole, il décide de partir pour un voyage à Constantinople, en passant par Venise, Vienne, Budapest et Bucarest. Gabriel de Rumine n'atteindra jamais Constantinople. Il arrive à Bucarest souffrant de la fièvre typhoïde. Il y meurt le , à l'âge de 30 ans. Son corps est rapatrié à Lausanne et enterré le 3 septembre au cimetière d'Ouchy. Exhumés le , ses restes sont transférés à celui de Montoie.

Rentier jouissant de la fortune de son père, il avait écrit le , peu avant de partir pour Constantinople, un testament qui est ouvert le  : il lègue la somme d'1,5 million de francs à la ville de Lausanne pour qu'elle soit placée dans de bonnes conditions et doublée, puis utilisée pour un édifice qui devait être jugé, 15 ans après sa mort, d'utilité publique par une commission de dix membres, choisie pour moitié par les professeurs de l'Académie et pour l'autre par les magistrats de la ville. Il donne en outre 100 000 francs à l'École de théologie libre, 120 000 francs à la Société vaudoise des sciences naturelles, 5 000 francs au Club alpin, 20 000 francs à diverses institutions et fait des legs importants à des particuliers, dont 100 000 francs à l'ophtalmologue Marc Dufour.

En 1872, une décision municipale donne le nom de Gabriel de Rumine à une rue de Lausanne, située entre l'avenue du Théâtre et l'avenue du Léman.

Sources[modifier | modifier le code]