Gabriel Martin (artiste peintre)

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Gabriel Martin
Gabriel Martin vers 1867.jpg
Gabriel Martin vers 1870
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Rouen
Nom de naissance
Jules-Léon-Gabriel-Alexandre Martin
Nationalité
Activité
Formation
Maître
GABRIEL MARTIN ALORS.jpg
Nom de l'oeuvre Année ou Non Daté Médium Dimensions (hxL/cm) avec ou (sans) cadre Localisation Photographie
Procession du St-Sacrement à St-Ouen, Rouen ND Huile 46x70 Collection particulière GV
St Sacrement Saint-Ouen, Rouen.jpg
Vieux mendiant à St-Ouen, Rouen ND Huile sur toile 47x39 (35x26,5) Collection particulière GV
Le Pont-Neuf, l'ancien pont suspendu. Rouen. 1880 Huile sur panneau 44x63 Collection particulière BL
Le pont neuf de Rouen, détruit depuis..jpg
Autoportrait de Gabriel Martin 1877 Gouache sur papier 42x33 Collection particulière OM
Autoportrait de face 1877.JPG
La Fierté de Rouen 1877 Huile 57,5x46 Collection particulière M-TM
La fierté de rouen.jpg
Ferme normande à St-Léger des bois.(celle des grands parents de l'artiste) ND Huile sur toile 51x42 Collection particulière M-TM
Ferme à St-Léger des Bois, Seine maritime.jpg
Profil Jean-Baptiste Martin 1872 Huile 60x52 Collection particulière OM
Portrait de son père Jean-Baptiste-Alexandre Martin en 1872
Bouquet d'Iris 1886 Huile 80x35 Collection particulière NG
Les iris .jpg
Bouquet au plumeau 1886 Huile 80x35 Collection particulière NG
Bouquet fleurs au plumeau.jpg
Éducation druidique 1876 Huile sur toile 115x85 Collection particulière OM
Gabriel Martin - Initiation druidique.JPG
Locuste essayant un poison sur un esclave devant Néron 1868 Dessin d'étude réhaussé 114x75 Collection particulière OM
Locuste essayant un poison sur un esclave devant Néron.jpg
Maison du peintre, rampe Ste-Marie, Rouen ND Huile sur toile 59x112 Collection particulière FB
Maison et jardin Rouen.jpg
Etude ou repro Maison du peintre ND Mine sur calque 30x60 (partie gauche) Collection particulière OM
CALQUE GABRIEL MARTIN MAISON RAMPE STE-MARIE 01.jpg
Etude ou repro Maison du peintre ND Mine sur calque 30x60 (partie droite) Collection particulière OM
CALQUE GABRIEL MARTIN MAISON RAMPE STE-MARIE 02.jpg
Bain à Villerville 1890 Huile sur toile 21x26 Collection particulière FB
1892 - Bain de mer.jpg
Portrait d'Alexandre enfant 1889 Huile 30x25 Collection particulière FB
Alexandre peint par Gabriel MARTIN.jpg
Le jardinier et les trois gentislhommes 1876 Huile sur toile 58x70 Collection particulière TD
Le jardinier et les 3 jeunes gens - Peinture de Gabriel Martin.JPG
Portrait de Madame Gabriel Martin 1880 Huile sur toile Collection particulière SL
Portrait de Juliette Martin.jpg
Portrait de Jean Martin enfant 1892(vers) Huile sur toile 47x40 Collection particulière BL
Jean Martin enfant (Cadre)
Portrait de Jean-Baptiste Martin, de face ND Huile 56,5x46,5 Collection particulière BL
Jean-Baptiste Martin de face.jpg
En visite à la Cathédrale, Rouen ND Huile sur toile Collection particulière GP
En visite à la cathédrale.jpg
Retour de pêche, plage de Villerville. Calvados ND Huile sur toile 35x36 Collection particulière BL
Retour de pêche le long de la côte d'Albâtre.jpg
Logis des Caradas, Rouen ND Huile 44x29 Collection particulière OM
Logis des Caradas.jpg
Etude préalable au tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine et fusain réhaussé de blanc sur papier crême format Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude préalable .jpg
Les Enervés de Jumièges 1869 (avt) Huile sur toile 130x330 (sans cadre) Musée des B-A. de Rouen
Tour couronnée St-Ouen, Rouen ND Dessin techniques mixtes sur papier 41,5x21 Collection particulière BL
Tour couronnée Saint-Ouen.jpg
Portrait en pied de son père J-B. Martin (accrocs) ND Huile sur toile 140x82 (sans cadre) Collection particulière OM
Portrait J-B Martin par Gabriel.jpg
Sortie procession St-Ouen, bedeau en tête. Rouen ND huile sur toile Collection particulière
Gabriel Martin.St Ouen.jpg
Déchargement d'un bateau, esquisse. 1853/01/22 Dessin d'étude 32x48,5 Collection particulière BL
Retour de pêche, déchargement d'un bateau.jpg
Maison forestière (mention à droite Marie Rollet) 1857/12 Dessin d'étude 32x44 Collection particulière BL
Maison forestière.jpg
Maison à colombages ND Dessin mine de plomb sur papier 27x35,5 Collection particulière BL
Vieux logis normand.jpg
Etude moine à genoux pour le tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine de plomb et réhauts de blanc sur papier crême format1/4Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude moine à genoux mine de plomb et réhauts de blanc sur papier crême format1-4Cavalier - copie.jpg
Etude buste Saint Philibert (Trous insectes) pour le tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine et fusain sur papier rosé format1/2Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude buste Saint Philibert (Trous insectes).jpg
Etude Saint Philibert pour le tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) fusain, sanguine et réhauts de blanc sur papier chiffon rosé format1/2Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude Saint Philibert.jpg
Etude fils n°1 pour le tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine et sanguine réhaussé de blanc sur papier chiffon rosé formatCavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude fils n°1.jpg
Etude fils n°2 pour le tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine et sanguine réhaussé de blanc sur papier chiffon rosé formatCavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude fils n°2.jpg
Etude buste moine n°2 (Trous insectes) pour le tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine et fusain sur papier crême format1/2Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude buste moine n°2(Trous insectes) mine et fusain sur papier crême format1-2Cavalier - copie.jpg
Etude buste moine n°3 pour le tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine de plomb sur papier crême format1/4Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude buste moine n°3 mine de plomb sur papier crême format1-4Cavalier.jpg
Etude buste moine n°1 pour le tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine et fusain sur papier crême format1/2Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude buste moine n°1 mine et fusain sur papier crême format1-2Cavalier.jpg
Etude buste moine n°4 pour le tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine et fusain sur papier crême format1/2Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude buste moine n°4.jpg
Etude moine bras droit plié pour le tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine et fusain sur papier chiffon rosé format1/2Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude moine bras droit plié mine et fusain Sur papier chiffon rosé format1-2Cavalier.jpg
Etude moine bras droit plié pour tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine et fusain sur Calque format1/2Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude moine bras droit plié mine et fusain Calque format1-2Cavalier.jpg
Etude moine bras droit plié + calque 1869 (avt) mine et fusain sur calque et papier chiffon rosé format1/2Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude moine bras droit plié sur papier + calque.jpg
Etude moine bras gauche plié pour tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine de plomb sur papier chiffon rosé formatCavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude moine bras gauche plié mine de plomb Sur papier chiffon rosé formatCavalier .jpg
Etude moine bras gauche plié sur calque & papier chiffon rosé 1869 (avt) mine de plomb sur calque & papier chiffon rosé formatCavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude moine bras gauche plié + calque.jpg
Etude moine mains jointes sur calque et papier chiffon rosé 1869 (avt) mine et fusain sur calque et papier chiffon rosé format1/2Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude moine mains jointes + calque.jpg
Etude buste moine n°5 pour tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) mine de plomb sur papier crême format1/4Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude buste moine n°5 mine de plomb sur papier crême format1-4Cavalier.jpg
Etude moine mains levées pour tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) fusain sur papier chiffon rosé format1/2Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude moine mains levées fusain sur papier chiffon rosé format1-2Cavalier.jpg
Etude moine sentencieux pour tableau des Enervés de Jumièges 1869 (avt) Crayon bleu inactinique et fusain sur papier chiffon rosé format1/2Cavalier Collection musée des B-A de Rouen
GabrielMartin LesEnervés Etude moine sentencieux Crayon bleu inactinique et fusain sur papier chiffon rosé format1-2Cavalier.jpg
Assemblage de vignettes légendées. Etudes de personnages historiques. ND Mine sur papier.Points de colle 47x63 (hors cadre) Collection particulière OM
GABRIEL MARTIN ASSEMBLAGE VIGNETTES.jpg

Jules-Léon-Gabriel-Alexandre Martin est un artiste peintre français né le à Rouen[1] et mort dans la même ville en 1922.

Famille[modifier | modifier le code]

La terre d’origine de ses ancêtres est le pays de Bray, en Seine-Inférieure. Au XVIIIe et XIXe siècles, ils sont propriétaires cultivateurs établis à Saint-Léger-aux-Bois, près de Foucarmont dans le canton de Blangy-sur-Bresle. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, les générations successives exploiteront leurs 4ha 73ares de terres familiales (céréales, légumes et élevage).

Le grand-père[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Martin (1775-1850), grand-père de Gabriel, était lui aussi cultivateur. Il connut la guerre. En 1793, à l’âge de 18 ans, il est incorporé dans les armées de la Révolution. Il participe aux campagnes des ans II, III et IV. Il se bat en Hollande, en Allemagne et en Égypte. En Syrie, il est blessé par un coup de feu au côté gauche, le premier Prairial an VII, pendant le siège de Saint-Jean-d'Acre. Il se remet difficilement de ses blessures conjuguées à deux ophtalmies. Toutefois, le 11 avril 1814, Jean-Jacques épouse Justine Parisy qui habite avec ses parents dans le village proche des Essarts-Labelloye. Ils auront deux enfants, une fille et un garçon et s’installeront à Brémont, petit hameau de la commune de Vaquierville toujours dans le pays de Bray, à quelques kilomètres de Neufchâtel.

Le père[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Alexandre Martin (1816-1895) ne fera pas de l’agriculture son choix de vie. Au prix de grands efforts et de sacrifices, son père Jean-Jacques finira par l’inscrire au pensionnat réputé du château-institution de Mesnières près de Neufchâtel. Il y passera seulement deux ans. Quelques bulletins de notes de 1829 et 1830 indiquent que « sa conduite ne laisse rien à désirer, mais que son application est souvent interrompue par le babil ; il fait des progrès très rapides, on est content de lui sous tous rapports. Sa conduite est aussi pure que ses principes. Il s’applique à l’étude et obtient des succès extraordinaires. »

Né comme il le disait lui-même « sans aucune espèce de fortune », il rejoint néanmoins Rouen, la capitale provinciale, fait des études classiques puis de droit et se passionne pour la poésie et la peinture. En 1840, à 24 ans, il est principal clerc d’huissier chez maître Bocquet auquel il succèdera quelques années plus tard au 15 de la rue du Bac. Il deviendra huissier de justice.

Il épouse Justine Lesueur, la fille du percepteur de Saint-Romain-de-Colbosc (Seine-Inférieure). Ils auront quatre enfants, Gabriel (1842-1922), Auguste (1843-1920), une fille qui ne survivra pas (1846) et en 1853 un troisième fils, Joseph, qui mourra cinq mois plus tard d’une méningite. En 1855, Jean-Baptiste qui vit en famille à Rouen, en centre-ville, 16 rue Potard (rue détruite par les bombardements en 1940), acquiert un terrain et plusieurs bâtisses boulevard Beauvoisine (aujourd’hui boulevard de l'Yser). Sur le rempart désaffecté Philippe-Auguste, il fait construire la maison dont il a dessiné les plans. On y accèdera plus tard par la rampe Sainte-Marie. La maison sera d’abord louée dès 1858 à Monsieur de Bigorie, procureur impérial. Au-dessus de la porte d’entrée principale, Jean-Baptiste a fait graver sa devise : « Non si je peux mais si je dois ».

À l’heure de la retraite, Jean-Baptiste s’installe enfin dans sa maison où viennent habiter Gabriel, son épouse et leurs enfants. Le confort est encore sommaire et la vie un peu rude. Une lampe à huile éclaire la table familiale et l’on monte se coucher le soir en procession, bougies et lampes Pigeon à la main. De bonne heure le matin, Gabriel, une lanterne à la main, va réveiller ses enfants pour les révisions de leçons. On allume bien quelques feux dans les cheminées, l’hiver, mais on est surtout fait à la dure.

En 1896, les premiers tramways électriques firent leur apparition dans les voies principales de la cité. Impasse Sainte-Marie, on installa cette année-là l’eau de la ville. Puis l’éclairage électrique de la Compagnie remplaça en 1903 une installation embryonnaire avec piles que Gabriel avait fait poser précédemment dans son atelier de peinture. Elle fut étendue à toute la maison. En 1914, ce fut le tour du chauffage central.

Soucieux de permettre à son fils d’exercer au mieux son art, Jean-Baptiste avait fait aménager un grand atelier au-dessus de l’écurie et de la buanderie. En 1870, atelier et maison seront occupés par les Prussiens. Il ne semble pas que la famille Martin eut trop à se plaindre d’eux, bien qu’ils eussent la réputation d’emporter les pendules. Gabriel ne participera pas à cette guerre franco-prussienne, qui selon les usages du temps n’intéressait guère que les armées professionnelles. Le service militaire n’était pas général à cette époque comme il le devint par la suite et les jeunes gens avaient la possibilité, pour ne pas entraver leurs carrières civiles, de se faire remplacer au service moyennant versement d’une somme assez importante. Il existait des assurances dites militaires et les agences de remplacement faisant de la publicité dans les journaux. Jean-Baptiste-Alexandre avait ainsi versé 1 800 francs à la majorité de son fils. Jean-Baptiste mourra dans sa maison de la rampe Sainte-Marie, le 21 février 1895 d’une broncho-pneumonie. Il disait à ses enfants : «  Il ne faut pas une grosse somme de jouissance pour me rendre heureux. Un bon livre, une belle gravure, une vieille potiche bien émaillée, en voilà, avec l’amour de mes enfants, plus qu’il n’en faut pour me satisfaire ». Il était collectionneur passionné de faïences et de bois sculptés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Comme son père, Gabriel fera, en compagnie de son frère Auguste, ses études au château de Mesnières. Auguste obtiendra son baccalauréat en 1864 et deviendra clerc de notaire à Rouen. En 1870, il achètera grâce à l’aide financière de son père une charge de commissaire-priseur.

Gabriel, lui, à seize ans, au grand désespoir de ses parents, s’arrêtera en troisième pour s’inscrire à la même époque à l’École municipale de peinture et de dessin de Rouen. Il y fera avec succès des études plus appropriées à son goût. À l’époque, cette école est dirigée par le conservateur du musée, Gustave Morin (1809-1886), lui-même peintre reconnu, spécialiste des scènes de genre et d’histoire. À 18 ans, Gabriel se fera déjà remarquer lors de la distribution générale des prix à l’Hôtel de Ville. Il est cité quatre fois et obtient une médaille d’or du Sénateur-Préfet de Seine-Inférieure. La Ville de Rouen lui vote une bourse[2] de 1 200 F par an, reconductible, pour parfaire pendant cinq ans sa technique.

Nouvelle étape : Paris[modifier | modifier le code]

Gabriel Martin débarque à Paris en 1863 et rejoint la cohorte des 650 élèves d’Alexandre Cabanel (1823-1889) à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Gabriel loge chez sa mère 52 rue Madame. Séparée de son mari, après la mort de leur fils Joseph, Justine Martin a décidé de s’éloigner de Rouen. Ainsi Gabriel est-il tout près de son école.

Le professeur Cabanel est l’un des plus grands peintres académiques du Second Empire. Il incite Gabriel à participer à l’exposition annuelle officielle des artistes vivants au Palais des Champs-Élysées et à la très renommée exposition municipale bisannuelle des Beaux Arts de Rouen qui dure un mois et demi. Entre 1868 et 1893, il exposera 24 de ses œuvres, peintures, dessins et aquarelles. Il sera complimenté pour ses portraits notamment ceux de ses deux grands-parents Martin et pour ses rues de Rouen.

Gabriel Martin jeune dans son atelier (recadré)

Les Énervés de Jumièges : œuvres majeures[modifier | modifier le code]

Les Enervés de Jumièges.

En 1869, il obtient une médaille de bronze au Salon du Havre et le Prix Bouctot[3] de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen (500 F) pour ses Énervés de Jumièges, œuvre romantique diversement reçue par la critique.

Fin des années 1880, le Nantais Évariste-Vital Luminais (1821-1896) habitué du salon de Rouen avec ses Gaulois, son sujet préféré, exposera à son tour un tableau sur le même thème légendaire des Énervés qui sera acheté par l’état à la mort du peintre. Ce tableau est présenté dans une des salles du Musée des beaux-arts de Rouen. Celui de Gabriel Martin, exposé à Paris en 1869 et donné par la suite, par lui-même, à la ville de Rouen, n’a pas eu le même succès. Il est stocké dans les réserves du musée depuis 2009 après avoir été accroché pendant plusieurs années à l’Hôtel des Sociétés savantes, rue Beauvoisine à Rouen. Le 29 mai 1911, Gabriel Martin écrivait : « Je serais heureux à la fin de ma carrière d’offrir à ma ville natale ce tableau primé ». Naturellement, il se souvenait que sa bonne ville qu’il chérissait lui avait octroyé une pension conséquente pour qu’il suive des études artistiques à Paris.

L’autre passion de l’artiste-peintre fut la photographie. Il ne manquait jamais de faire pendant ses villégiatures sur les plages de la côte, à Villerville, Fécamp, Veules ou Dieppe quelques tableaux de paysages dont il s’était fait une spécialité et de nombreuses photographies qu’il développait lui-même.

Gabriel Martin est mort dans sa maison de la rampe Sainte-Marie en 1922. Il est inhumé au cimetière monumental de Rouen. Gabriel eut deux fils : Alexandre (1881-1929) et Jean (1882-1957). Élèves de l’Institution Join-Lambert de Rouen, le premier se consacra à l’agriculture à Saint-Georges-sur-Fontaine, le second devint officier de la Marine nationale. Ce sont eux qui ont été destinataires de la plupart des tableaux de leur père, principalement dispersés au sein de la famille Martin[4] et toujours en recensement.

Gabriel Martin a fréquenté les mêmes salons que Monet, Camille Pissarro, Boudin, Corot, Sisley mais aussi Pierre-Charles Angrand ou Charles Frechon, deux autres élèves de Gustave Morin à l’École municipale de Rouen mais il n’a pas connu la même gloire.

Annonciation à Marie par Gabriel Martin.
Articles de presse au sujet des expositions parisiennes ou normandes
Presse et n° Date parution Critique Œuvres de Gabriel Scans
COURRIER DE ROUEN N°40 1869_06_22 FIRMIN BOISSIN -LES ÉNERVÉS DE JUMIEGES
1869 06 22 COURRIER DE ROUEN 002.jpg
COURRIER DE ROUEN N°83 1869_08_06 A.DELAHAYE rapporte la critique de M.HELLIS -LES ÉNERVÉS DE JUMIEGES

-LOCUSTE(...)

1869 08 06 COURRIER DE ROUEN 003.jpg
JOURNAL DE ROUEN N°137 1874_05_17 ALFRED DARCEL -LESBOS

-LE MIRACLE DE STE-ELISABETH DE HONGRIE

-L’ÉCOLE BUISSONNIÈRE

1874 05 17 JOURNAL DE ROUEN 003.jpg
1874 05 17 JOURNAL DE ROUEN 002.jpg
L'UNIVERS N°421 1868_06_18 CLAUDIUS LAVERGNE -LOCUSTE(...)
1868 06 18 L'UNIVERS 002.jpg
1868 06 18 L'UNIVERS 003.jpg
Nativité. Fresque peinte par Gabriel Martin dans l'escalier de sa maison rouennaise. Vers 1870.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Cérémonie du St sacrement. Abbatiale St-Ouen, Rouen. Date indéterminée.
Le Pont Neuf de Rouen par Gabriel Martin.
Portrait de Juliette Housset, sa femme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au no 15 rue du Bac.
  2. Délibération du conseil municipal de la ville de Rouen. Séance du 26 fév.1864. Archives municipales.
  3. Délibération du 6 août 1869. Archives municipales de Rouen.
  4. Histoire de la famille Martin, récit à usage familial de Jean Martin.

Liens externes[modifier | modifier le code]