Gabriel Jean du Pac de Bellegarde

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Du Pac de Bellegarde.

Gabriel Jean du Pac de Bellegarde, dit le Chevalier du Pac de Bellegarde, navigateur français, né le au château de Bellegarde, à Bellegarde-du-Razès, décédé en , à Vanikoro, membre de l'expédition de Lapérouse ( - ).

Biographie[modifier | modifier le code]

Le port de Macao en 1787
Le naufrage de L’Astrolabe dans lequel disparait probablement le Chevalier du Pac de Bellegarde.

Il est le fils de Jean-Pierre du Pac de Bellegarde, Marquis de Bellegarde. Il est présenté de minorité à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem le [1] mais ne fera jamais ses caravanes et ne prononcera jamais ses vœux de frère-chevalier de l'Ordre. il est admis comme aspirant à Toulon le . Garde-marine le , il embarque à bord de la Précieuse commandé par M. de Bonneval le . Il rembarque à bord du même bâtiment le , cette fois sous les ordres de M. de Cypierre, pour une expédition vers l'Inde.

Passé élève de première classe le , il se trouve au début de 1787 en escale dans le port de Macao où mouillent alors les deux frégates de La Pérouse, La Boussole et L'Astrolabe[2].

Désireux de faire partie de la célèbre mission d'exploration, Bellegarde n'a pas encore le grade d'officier ; son embarquement à bord de l'Astrolabe en tant qu'officier, nécessite un brevet[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Allais, L'ordre de Malte, ses grands maîtres et ses chevaliers, Delaunay, Paris, 1839, p.310
  2. Le , Fleuriot de Langle, capitaine de l'Astrolabe, écrit de Macao au ministre de la Marine : Monsieur de Bellegarde, qui a passé de la Flûte le Maréchal de Castries à bord de l'Astrolabe, est un sujet dont monsieur de Richery (commandant de la Flûte) m'a fait de grands éloges. Il est garde de la marine. Le , lettre de La Pérouse au ministre: J'ai cru devoir prendre sur moi de désarmer M. de Bellegarde, et de l'employer sur l'Astrolabe, en remplacement des trois officiers de cette frégate naufragés sur la côte d'Amérique, quoiqu'il ne soit que garde de la marine.
  3. Il écrit au Ministre : Le chevalier du Pac Bellegarde élève de la marine sollicite des bontés de Monsieur le Comte de la Luzerne qu'en faveur des cinq ans de campagnes qu'il a fait dans l'Inde, et qu'il continue aujourd'huy avec Monsieur de la Peyrouse au tour du Monde, et cinq mois de campagne à la fin de la guerre dans la Méditerranée, il voudra bien lui accorder la brevet de lieutenant de vaisseau, et du département de Toulon, duquel il dézire d'estre à cause de la proximité de Malthe où il faut que dèz son arrivée, et à cause de son âge, il aille faire ses caravanes. Le , baie d'Avatcha, lettre de La Pérouse au ministre: MM. de Bellegarde et Gobien, gardes de la marine, que vous avez associés à nos travaux, et qui ont témoigné à Macao et à Manille, un si vif désir de remplacer des officiers que nous avons eu le malheur de perdre, auront bien mérité, à leur arrivée à l'Ile de France, les brevets d'enseignes qui avaient été accordés à MM. de Boutervilliers, de Flassan et de Montarnal.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Plongée magazine, no 16, « Vanikoro », sous-titré « Dernières nouvelles de La Pérouse », par Pierre Larue, p. 52
  • Le Mystère Lapérouse, ou le Rêve inachevé d'un roi, par l'association Salomon, éditions de Conti, mars 2008
  • Pierre Bérard, Le voyage de La Pérouse : Itinéraire et aspects singuliers, Albi, Un Autre Reg’Art, , 175 p. (ISBN 978-2-916534-60-2)
  • Michel Vergé-Franceschi, Dictionnaire d'Histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8 et 2-221-09744-0)
  • Étienne Taillemite, Marins français à la découverte du monde : De Jacques Cartier à Dumont d'Urville, Paris, éditions Fayard, , 725 p.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]