Gabriel Deluc

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Gabriel Deluc
Gabriel Deluc autoportrait c.1902-1904.jpg
Autoportrait de Gabriel Deluc, aux alentours de 1902-1904.
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean-Marie Gabriel Deluc
Nationalité
Activités
Autres activités
Maître
Lieu de travail
Distinctions
Œuvres principales
  • La Danse
  • Le Lac
  • Intimité
  • Le Chevrier
  • Jeunesse

Gabriel Deluc, né le à Saint-Jean-de-Luz en France et Mort pour la France tué à l'ennemi le à Souain-Perthes-lès-Hurlus[1], est un peintre français. Élève de Léon Bonnat, il fit une carrière trop brève marquée par sa participation à de nombreuses expositions en France et à l'étranger. Il est considéré comme le membre le plus jeune de l'École de Bayonne. Très attaché à son pays natal, il est l'un des créateurs de la « peinture basque » du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Gabriel Deluc est le fils de Jean-Baptiste Deluc et de Marie-Baptiste Deluc née Davagnier. Il est né le rue Neuve à Saint-Jean-de-Luz (actuelle rue Tourasse) dans les Basses-Pyrénées.Très doué dès son enfance pour le dessin et la peinture, il fut remarqué par Léon Bonnat qui le confia à Philippe Jolyet, directeur de l'École municipale de dessin de Bayonne en 1898. En 1900 il est admis dans l'atelier de Bonnat à Paris et est reçu comme élève définitif de l'École nationale des Beaux-Arts de Paris en 1903.

De 1904 à 1912, il habite la cité d'artistes La Ruche, 2 passage de Dantzig dans le XVe arrondissement. Il vit très misérablement et côtoie alors des artistes appelés à devenir très importants dans l'histoire des arts, souvent originaires de l'empire russe : Ossip Zadkine, Marc Chagall, et surtout Alexandre Altmann, qui devient son ami et séjourne au Pays basque avec lui pendant certains étés. Le sculpteur lorrain Charles-Arthur Müller, lui aussi pensionnaire à La Ruche, réalise son buste.

En 1906 il expose pour la première fois au Salon des artistes français et est récompensé par une mention honorable pour son tableau Intimité. Il obtient également un « encouragement spécial » de 500 francs. Il participe ensuite régulièrement au Salon des artistes français puis au Salon des indépendants.

Il fait don à sa ville natale en 1908 d'une vaste toile décorative : Le Chevrier. Son grand tableau La Danse (ou La Danse dans le bois sacré) est présenté au Salon des artistes français de 1910. Cette œuvre sera achetée par le mécène Edmond de Rothschild qui l'offre à la ville de Bayonne.

En 1912, il expose au Casino de Saint-Jean-de-Luz. En 1913, une grande partie de ses œuvres est présentée à la galerie Devambez. Toujours au Salon des artistes français, il expose le Portrait de Mlle H.C. et le Portrait de Mme V. Pour la première de ces toiles, il obtient une médaille d'argent et un « encouragement spécial » de 1 000 francs.

Le , il épouse Thérèse Mahé à la mairie du XVIe arrondissement de Paris.

En 1914, il expose au Salon des artistes français deux grandes toiles : Printemps et Portrait de Mme G. D. Gabriel Deluc s'est engagé dans l'armée française au début de la Première Guerre mondiale, d'abord comme infirmier. En 1915, il rejoint les troupes de combat, où il est rapidement devenu sergent le , et promu au grade de sous-lieutenant en . Il laisse de nombreux dessins pris sur le vif, parfois dans les tranchées et pendant les offensives. Deluc a été tué lors d'une reconnaissance dans le no man's land, à Souain-Perthes-lès-Hurlus[1], le .

Ravel - dédicace Forlane au peintre Gabriel Deluc.jpg

Le compositeur Maurice Ravel lui a dédié, à titre posthume, la Forlane, troisième pièce de la suite pour piano Le Tombeau de Couperin[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Une partie des œuvres de Gabriel Deluc reste actuellement introuvable, mais il existe plusieurs cartes postales des tableaux exposés aux Salons des Artistes français.

Il ne faut pas le confondre avec le peintre suisse John-Henry Deluc. Le Musée d'Art de São Paulo présente fautivement un tableau de cet artiste de 1917 sous le nom de Gabriel Deluc.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • "Exposition Gabriel Deluc", Galerie Devambez, boulevard Malesherbes, du 16 au 30 avril 1913 (texte du catalogue par Gabriel Mourey).
  • "Rétrospective ldu peintre Gabriel Deluc", Musée de Ducontenia à Saint-Jean-de-Luz, du 28 juillet au ? 1934.
  • «Gabriel Deluc, peintre luzien et héros de la Grande Guerre », Musée de Guéthary, du 4 juillet au 3 septembre 2016 (commissaire de l'exposition : Étienne Rousseau-Plotto).
  • "Autour de Gabriel Deluc, peintre basque (1883-1916)", à la Villa Ducontenia et Rotonde de La Pergola à Saint-Jean-de-Luz, du 1er juillet au 20 août 2017 (commissaire de l'exposition : Étienne Rousseau-Plotto)

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Présentation de Gabriel Deluc », sur maurice-ravel.net.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, 1999, tome 4, p. 423
  • Tombes basques et béarnaises 1914-1918, Imprimerie Garet-Haristoy, Pau, 347 p.
  • Henri Jean-Pierre, « Gabriel Deluc, peintre et soldat », dans le Bulletin de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Bayonne, no 130, 1974, p. 209-226.
  • Séverine Berger, Le Pays basque vu par les peintres 1900-1950, Atlantica, Anglet, 2001.
  • Gilbert Desport, Répertoire des peintres et sculpteurs du Pays basque, Atlantica, Anglet, 2002.
  • Étienne Rousseau-Plotto, Ravel, portraits basques, Séguier, Anglet, 2004, 308 p.  (ISBN 978-2-840493600), nouvelle édition Atlantica, Biarritz, 2016, 242 pages.
  • Alexandre Hurel et Michel de Jaureguiberry, Un siècle de peinture au Pays basque, 1850-1950, Pimientos, Urrugne, 2006, 204 p.
  • Michel de Jaureguiberry, La peinture basque, Pimientos, Urrugne, 2009, 204 p.
  • Étienne Rousseau-Plotto, « Portrait de Gabriel Deluc par Henri Zo (1913) », dans le Bulletin du Musée basque, n° 180, 2013, p.22-24.
  • (en) « DELUC, Gabriel (1883 - 1916), Painter », notice du Dictionnaire Bénézit, lire en ligne, (ISBN 9780199899913).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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