Gabriel Bougrain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Officier général francais 3 etoiles.svg Gabriel Bougrain
Gabriel Bougrain

Naissance
Laval (France)
Décès (à 84 ans)
Saint-Germain-en-Laye (France)
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1903-1940
Commandement 4e Régiment de Spahis Tunisiens
2e Division Légère Mécanique
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur (Commandeur)
Famille Henri Garçon (Beau-frère)
Patrice Bougrain-Dubourg (fils)
Allain Bougrain-Dubourg (petit-fils)

Gabriel Marie Joseph Bougrain est un général français né à Laval en 1882 et mort à Saint-Germain-en-Laye en 1966. Il est chevalier de la Légion d'honneur le , officier le et commandeur le .

Carrière[modifier | modifier le code]

Il fait partie de la Famille Bougrain-Dubourg, originaire de Couesmes en Mayenne. Il est le fils d'Auguste Arsène Bougrain-Dubourg, propriétaire de la banque Bougrain à Laval, et de Marguerite Lelièvre, mariés le à Laval

Il effectue ses études à Laval. Gabriel Bougrain entre à Saint-Cyr en 1903[1]. Excellent cavalier, il choisit la cavalerie et, à la veille de la Première Guerre mondiale, il est sous-écuyer au Cadre noir de Saumur.

Officier de reconnaissance[2], il sert ensuite à l'Armée d'Orient[3] et devient un proche collaborateur du général Louis Franchet d'Espèrey. Après un temps passé comme professeur à l’École Supérieure de Guerre, il prend un congé d'un an pour créer l'autodrome de Montlhéry.

Il reprend du service comme directeur des études à Saumur (1926-1931) puis il est nommé chef d'État Major de l'Inspection de la Cavalerie (1931-1932). En 1933, il est promu au grade de colonel et est affecté au 4e Régiment de Spahis Tunisiens (Sfax) dont il prend le commandement le 8 septembre. De retour en France en 1937, il est promu général de brigade par décret du 22 mars.

Au cours de la Campagne de France (Seconde Guerre mondiale), il commande une division de chars (la 2e division légère mécanique) qui se distingue en Belgique et sur la Loire. Général de division en 1940, il est mis à la retraite par anticipation à cause de l'armistice ; il termine ses jours à Saint-Germain-en-Laye.

Gabriel Bougrain était commandeur de la Légion d'honneur.

Citations[modifier | modifier le code]

Parmi ses citations à l’ordre de l’Armée, on peut retenir celles-ci :

  • 20 février 1919 : Officier de premier ordre dont les qualités militaires n’ont cessé de s’affirmer au cours de la guerre. En particulier pendant son séjour en Orient, a été un auxiliaire des plus précieux pour le commandement, exécutant avec autant d’intelligence que de calme bravoure de nombreuses reconnaissances d’officier d’État-major, soit sur terre, soit en avion, dirigeant avec autant de compétence que d’abnégation le centre des armées alliées où il a obtenu des résultats tout à fait remarquables dans l’armée française et dans les armées alliées.
  • 5 août 1940 : Grande unité d’élite engagée contre un ennemi très supérieur en nombre, la 2e DLM sous les ordres du général Bougrain a réussi, grâce à sa ténacité et à l’esprit de sacrifice de tous ses éléments, à briser l’élan des divisions blindées allemandes lancées contre elles pendant les journées du 10 au 13 mai, permettant ainsi l’installation de l’armée sur les positions prévues.

Décorations[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Il était le beau-frère du général Henri Garçon.

Il avait épousé, le à Orléans, Yvonne O’Mahony, sœur d’un de ses camarades de promotion. Elle était la fille de Maurice, comte O’Mahony, et de Marthe Lafreté d’Amphernet de Pontbellanger. Ils eurent cinq enfants, dont l’aîné, Henri[5], né à Laval en 1910, est mort pour la France dans les Ardennes en 1940, et le cadet, Maurice, dit Patrice Bougrain-Dubourg, officier de la Légion d’honneur, se distingua dans la Résistance avant d’être élu député de Saône-et-Loire en 1945.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Promotion de La Tour d'Auvergne.
  2. Champagne, Somme, Verdun.
  3. Comme directeur des centres d'instruction de l'armée d'Orient puis chef du 3e bureau.
  4. a et b « Décorations et citations de Gabriel Bougrain », sur gabriel.bougrain.free.fr
  5. Né le 13 octobre 1910 à Laval. Il s’engage à 18 ans dans les chasseurs alpins et, en 1938, est au 24e régiment d'infanterie (France), à Paris, où il prépare ses examens d’élève officier. Le 10 juin 1940 il est tué à la tête de sa section à Château-Porcien, dans les Ardennes, et le 15 avril 1942, le général Weygand signe le décret lui conférant la Médaille militaire et la Croix de guerre avec palme avec la citation suivante : Officier modèle de conscience et de devoir. Au cours de la bataille du 9 juin 1940, commandant un point d’appui sur l’Aisne, attaqué de front et de flanc par un ennemi qui avait réussi à franchir la rivière après un immense bombardement et grâce à une épaisse nappe de brouillard artificiel, a soutenu une lutte farouche de 4 heures 30 à 11 heures, résistant sur place, sans défaillance, en dépit de bombardements renouvelés durant toute la matinée. Il a eu sa section en grande partie détruite. Grièvement blessé au cours de l’action, est mort des suites de ses blessures. A été cité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]