Gabriel François de Rougé

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Gabriel François de Rougé
Blason Famille Rougé.svg
Blason de la Famille de Rougé
Biographie
Naissance
Décès
(à 57 ans)
Cholet (Maine-et-Loire)
Activité
Autres informations
Grade militaire
Distinction
Archives conservées par

Gabriel François de Rougé, seigneur de la Bizotière, dit le « comte de Rougé » puis le « marquis de Cholet », né le au château de la Bellière à Saint-Pierre-Montlimart (Maine-et-Loire) et mort à Cholet le , est un lieutenant général et commandeur de l'ordre de Saint-Louis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu de la famille de Rougé, Gabriel François de Rougé, est le fils de Gabriel César de Rougé, chevalier, seigneur de la Guilletière, du Tremblay et de la Chaussée, page de la grande écurie en 1720 et de Marie Gabrielle du Bois de la Ferté[2].

Le , il épouse Marie Anne Christine Joséphine de Croÿ d'Havré[CEA 1], chanoinesse de Remiremont, sœur du duc d'Havré dont il n'a pas d'enfants[CEA 2],[2]. Deux cent cinquante ans plus tard, l’ouvrage : Le Longeron au fil du temps[3] retranscrit la touchante histoire d’amour de ce couple ayant habité le château de La Fribaudière[4].

Il meurt à Cholet le [CEA 2] et selon le registre de la paroisse Notre-Dame[5], est inhumé dans le cimetière le lendemain.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Entré très jeune dans le métier des armes, il est capitaine au régiment de Vermandois à l'âge de 17 ans puis lieutenant de la compagnie colonelle l'année suivante. Il s'illustre dans les campagnes de Flandre (1744-1748) et de la guerre de Sept Ans. Sa bravoure à Port-Mahon lui vaut d'être promu colonel du régiment de Foix le puis d'avoir un régiment à son nom le . Il est promu brigadier d'infanterie le puis élevé au grade de maréchal de camp le et de lieutenant général le [CEA 1].

Marquis de Cholet[modifier | modifier le code]

En 1763, il fait l'acquisition du marquisat de Cholet[6]. Il consacre à Cholet son temps et sa fortune pour en améliorer l'infrastructure[7]. Il développe le commerce, entre autres, grâce à des foires régulières. Cholet devint une ville moderne pour l'époque et un centre économique actif[CEA 3]. Il ouvre à Cholet le premier marché aux bœufs[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la croix pattée (parfois alésée) d'argent[9].

Hommages[modifier | modifier le code]

Lors du mariage de Gabriel François de Rougé, le roi Louis XV appose personnellement sa signature sur le contrat de mariage[CEA 1].

Agronome passionné, au Longeron, sur les terres de la Fribaudière, sa ferme est citée comme modèle[CEA 4]. L'origine de la race Maine-Anjou tend même à lui être attribuée.

L'évènement solennel de sa sépulture attire tellement de monde que le cortège mettra quelque trois heures pour rejoindre le nouveau cimetière de Notre-Dame de Cholet (quartier de Rambourg)[CEA 2].

L'ancienne place du Prieuré de la ville de Cholet porte son nom[8],[10].

Références[modifier | modifier le code]

  • Autres références :
  1. « https://francearchives.fr/fr/file/ad46ac22be9df6a4d1dae40326de46d8a5cbd19d/FRSHD_PUB_00000355.pdf »
  2. a et b Grand Armorial de France, tome VI, page 74.
  3. André-Hubert Hérault 2007.
  4. « Sèvremoine. L’amour dans l’air à la Fribaudière », sur ouest-france.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le )
  5. « Registre de la paroisse de Notre-Dame de Cholet - vue 460/570 », sur archives.maine-et-loire.fr (consulté le )
  6. Mickaël Leclerc, « Cholet doit un Grand Merci au Comte de Rougé », sur maugesetbocage.com, Mauges et Bocage, (consulté le )
  7. Jean-Claude Michon, « Cholet. Une rue, un nom, une histoire : Place Rougé, l'empreinte du marquis », sur ouest-france.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le )
  8. a et b Augustin Jeanneau et Adolphe Durand 1988, p. 120.
  9. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. 1 et 2, Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887
  10. Calixte de Nigremont et dessin de Boz, « Le Panthéon de l’Anjou. Gabriel-François de Rougé, celui qui acheta Cholet », sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le )

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Chantal Exertier-Arnault, Michel Lefort, Mickaël Leclerc et Jean-Christophe Mênard (préf. Gilles Bourdouleix), Cholet disparu, carnet d'aquarelles et dessins : Charles Arnault 1890-1950, Cholet, Pays et terroirs, , 104 p. (ISBN 978-2-7516-0368-6) . Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • André-Hubert Hérault (préf. Jacky Quesnel), Le Longeron au fils du temps, Maulévrier, Éditions Hérault, , 251 p. . Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Augustin Jeanneau et Adolphe Durand, Cholet à travers les rues, Cholet, Les Éditions du Choletais, , 192 p., dépôt légal : octobre 1988 . Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Origines