Gable (architecture)

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Illustration d'un gable par Viollet-le-Duc

Le gable (ou gâble, d'un mot pré-latin signifiant fourche) est à l'origine la figure triangulaire formée par les arbalétriers d'une lucarne.

Par extension, il désigne également un élément architectural consistant en un couronnement de forme triangulaire souvent ajouré et orné, qui coiffe l'arc d'une voûte ou d'une baie. Les gables sont fréquents sur les portails et les maisons gothiques.

Exemples[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gable inférieur composé de trilobes et quadrilobes ajourés inscrits dans un cercle ; gable supérieur dont les soufflets sont caractéristique du gothique flamboyant.
  2. Ornant les contreforts, les gables de l'étage supérieur sont décorés d'un trilobe redressé, non cadré et non ajouré. Au niveau médian, le gable est pourvu d'un quadrilobe redressé non ajouré, inscrit dans un cercle. Le gable de l'étage inférieur est décoré de remplages encore aveugles, constitués du même quadrilobe redressé et cadré, animés en outre d'une scène figurative en relief. Ce motif central est enrichi de trois soufflets partant des écoinçons vers le centre. Le gable surmontant le portail reprend les mêmes motifs mais triplés. Au milieu, trois quadrilobes cadrés sont regroupés dans un triangle curviligne, alors que les grands soufflets des écoinçons renferment trois soufflets plus petits, couronnés par un quadrilobe. Trois des quadrilobes - au lieu d'un seul - reçoivent des scènes figurées, alors que la partie supérieure du gable se détache du mur de fond et que les remplages sont entièrement ajourés. Les écoinçons subsistant entre ces composantes des remplages sont garnis de trèfles cadrés. Cf. Markus Schlicht, La cathédrale de Rouen vers 1300: portail des libraires, portail de la Calende, chapelle de la Vierge, Société des antiquaires de Normandie, , p. 96.

Voir aussi[modifier | modifier le code]