Gabian (Hérault)

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Gabian
Gabian (Hérault)
Vue générale
Blason de Gabian
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes Les Avant-Monts
Maire
Mandat
Francis Boutes
2020-2026
Code postal 34320
Code commune 34109
Démographie
Gentilé Gabianais
Population
municipale
840 hab. (2018 en augmentation de 1,2 % par rapport à 2013)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 52″ nord, 3° 16′ 25″ est
Altitude 121 m
Min. 82 m
Max. 260 m
Superficie 15,96 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Béziers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Cazouls-lès-Béziers
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Gabian

Gabian est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gabian
Roquessels Montesquieu Vailhan
Laurens (quadripoint) Gabian Roujan
Fouzilhon Magalas (quadripoint) Pouzolles

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gabian est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Béziers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (48,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (38,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (29 %), forêts (20,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %), zones urbanisées (4,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Économie[modifier | modifier le code]

Gabian est une commune viticole.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a été connue sous les variantes : Gabiano ab integro (après 1010), castrum Gabiani (1153, 1216), etc.

Le nom dérive d'un domaine gallo-romin, gentilice Gavius + suffixe -anum[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Carte postale de la place vielle (fin XIX - début XXe siècle)

Du temps des Romains, un aqueduc fut construit pour acheminer l'eau de Gabian (source de la Rasclause) à Béziers, distant d'une vingtaine de kilomètres. Pour cette cause, des géologues sont venus de Naples. Par hasard, ils ont découvert une source, près de Gabian, d'un produit huileux, noir, d'odeur forte, identique à celle de leur puits de pétrole de Pouzzoles, une ville, près de Vésuve, en Italie. Les Romains résident dans une cité dortoir, près de Gabian, qu’ils nomment Pouzolles (qui signifie : puits à huile).

Leurs apothicaires utilisent l'huile de pétrole, comme thérapeutique, pour les douleurs arthrosiques, les parasitoses et les lésions dermatologiques, comme l'eczéma ou l'alopécie. Ce savoir provenant de Babylone où le naphte y était déjà utilisé.

Après le départ des Romains, l'huile de pétrole n’est plus utilisée (non retrouvée dans les archives) jusqu'en 1067, où des moines, venus de Carcassonne, s'installent dans l'ancienne villa gallo-romaine, "villa Cassianus", (sur la route de Roujan), datant du IVe siècle av. J.-C., situé juste au-dessus de la source d'huile de pétrole.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1080, à cet emplacement, les moines construisent un prieuré, le prieuré de Cassan, sous la bulle du pape Grégoire VII.

En 1115, sous le pape Pascal II, le prieuré sera consacré et Gabian devient la résidence secondaire des évêques de Béziers.

Après 1229, le prieuré sera sous la protection royale de Saint Louis.

Au XIIIe siècle le prieuré est saccagé par les Cathares, ainsi que la source.

Lors de la Guerre de Cent Ans, la région est ravagée par les Grandes compagnies, qui prennent le château du bourg. En juin 1364, Arnoul d'Audrehem leur enlève[8].

Renaissance et ère moderne[modifier | modifier le code]

Exploitation du pétrole à Gabian dans l'Hérault dans les années 1920.

La "fontaine d'huile de pétrole" de Gabian faisait, au XVIIe, partie de la manse épiscopale de Béziers[9]. Mgr de Bonzy (alias de Bonsi), évêque de Béziers, qui se méfiait de cette huile, demande à la faculté de médecine de Montpellier de l’étudier, d’où la thèse du docteur Esprit André, en 1605, qui confirme que c’est du pétrole et qu’il peut être utilisé comme médicament. Le pape Paul V autorise que le prieuré de Cassan, noviciat des évêques, devienne un centre de cure thermale. Le clergé exploitera la source jusqu’à la Révolution.

Napoléon l’exploita aussi pour ces vertus thérapeutiques et comme moyen d’éclairage.

À partir de 1882, le pétrole est utilisé comme carburant, pour les moteurs à explosion. En 1924, Gabian devient le premier gisement de pétrole de France, il est expédié par wagon depuis la gare de Gabian, mise en service en 1876[10]. L'exploitation industrielle du pétrole cesse en 1950[11].

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société des amis de la liberté et de l’égalité » en 1791[12], qui s’affilie à son homologue de Magalas[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 juin 2004 Georges Bartoli DVD  
juin 2004 En cours Francis Boutes PS Retraité de l'enseignement
Ancien Conseiller général
Ancien Vice-président du conseil général
Président de la Communauté de Communes

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 840 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9798278679489609991 0231 0231 044
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0881 1891 2111 1741 3341 1159401 0281 025
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1031 0671 0161 1551 1521 1231 013955784
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
816780743640651659770786802
2013 2018 - - - - - - -
830840-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Clocher de l'église Saint-Julien-et-Sainte-Basilisse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Gabian (Hérault).svg

Les armoiries de Gabian se blasonnent ainsi :

De sinople, au pairle losangé d'argent et de sinople.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Damien Blanquefort, vice-champion de France 2010 de sport électronique sur le jeu vidéo Team Fortress 2., natif du village.
  • Christian Jougla, écrivain, natif et habitant de Gabian.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  7. Frank R. Hamlin et abbé André Cabrol, Les noms de lieux du département de l'Hérault : Dictionnaire Topographique et Étymologique, , 415 p. (ISBN 2-904624-00-7, lire en ligne), p. 168
  8. Émile Molinier, Mémoires présentés par divers savants à l'Académie des inscriptions et belles-lettres de l'Institut de France, Étude sur la vie d'Arnoul d'Audrehem, maréchal de France (130.-1370), t. 6, Paris, impr. National, coll. « Antiquités de la France / 2e série, 1re partie », , 359 p., in-8° (OCLC 11960764, présentation en ligne, lire en ligne), p. 163 (consulté le ).
  9. « Cf. "Notice sur l’Hôpital Général Saint Joseph de Béziers" d'Antonin Soucaille in "Bulletin de la Société Archéologique Scientifique et Littéraire de Béziers", deuxième série - tome XII - 1ère livraison, 1883 = ».
  10. Site Histoire de lignes oubliées : Ligne de Faugères à Paulhan (consulté le 4 mai 2014).
  11. Site gabian.info : Gabian en terra d'Oc : l'aventure du pétrole (consulté le 4 mai 2014).
  12. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 414.
  13. Dubost, ‘’Le réseau des sociétés…’’, op. cit., p. 398
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Béziat, Gabian (34) et sa région à travers l'histoire, [s.l.], Éd. Bartoli, , 70 p.
  • Béatrice Guéroult, Gabian : histoire et possibles, [s.l.], [s.n.], , 93 p.
  • Peter Mcphee et Simone Lairis, Gabian, 1760-1960 : une communauté languedocienne dans l'histoire, Nîmes, Éd. Lacour, , 186 p.
  • Mission Archives 34, Répertoire numérique détaillé des archives communales de Gabian, Montpellier, Mission Archives 34, , 157 p.
  • Léo Thourel, Histoire de Gabian, Gabian, Cercle Occitan Gabiannec, , 116 p.
  • Jean-Louis Andrieu et Jean-Luc Esperou, « L'aqueduc romain et médiéval de Gabian », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, no 10,‎ , p. 9-18 (lire en ligne)

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Gabian panorama.jpg