Gabby Williams

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Gabby Williams
Image illustrative de l’article Gabby Williams
Gabby Williams en 2019 sous le maillot des Sky de Chicago.
Fiche d’identité
Nom complet Gabrielle Lisa Williams
Nationalité Américaine
Française
Naissance (26 ans)
Sparks (Nevada, États-Unis)
Taille 1,80 m (5 11)
Poids 78 kg (172 lb)
Surnom Spooky
Situation en club
Club actuel ASVEL Féminin
Storm de Seattle
Numéro -
Poste Ailière / Ailière forte
Carrière universitaire ou amateur
2014-2018 Huskies du Connecticut
Draft WNBA
Année 2018
Position 4e
Franchise Sky de Chicago
Carrière professionnelle *
SaisonClubMoy. pts
2018-2019
2018-2019
2019-2020
2020-2021
2021-2022

2018
2019
2020
2021
2022
Naples
Gérone
Lattes-Montpellier
Sopron
Sopron

Sky de Chicago
Sky de Chicago
Sky de Chicago
Sparks de Los Angeles
Storm de Seattle
16,3
12,0
15,9[1]
14,5
11,0[2]

07,3
05,6
07,7[3]
NPJ
en c.
Sélection en équipe nationale **
2021- France (26 sél.)242[4]

* Points marqués dans chaque club dans le cadre de la saison régulière du championnat national.
** Points marqués pour l’équipe nationale en match officiel.

Gabrielle Lisa Williams, dite Gabby Williams (née le à Sparks dans le Nevada aux États-Unis), est une joueuse américano-française de basket-ball, mesurant 1,80 m et évoluant aux postes d’ailière et ailière forte.

Après avoir tenté une carrière d'athlétisme, elle joue en basket universitaire pour les Huskies du Connecticut (l'équipe de l'Université du Connecticut). Elle est draftée en championnat WNBA par les Sky de Chicago en 2018 puis effectue plusieurs séjours en Europe, jouant notamment en Euroligue. Depuis mai 2021, elle est sélectionnée en équipe de France et remporte notamment la médaille de bronze lors du tournoi olympique de Tokyo.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Gabby Williams possède la double nationalité par sa mère Therese[5],[6],[7]. Sa grand-mère maternelle est née à Paris[5]. Née d'un père américain et d'une mère française, elle grandit à Sparks dans le Nevada[8]. Elle n'a jamais été très proche de son père ni de sa famille côté paternel, comme elle l'a expliqué dans un entretien au journal L'Équipe[5]. Elle a une sœur aînée, Kayla, née en 1989[5]. Elle est parfaitement francophone, ayant beaucoup pratiqué le français avec sa grand-mère maternelle[5],[6],[7].

En 2012, elle participe aux sélections pour intégrer l'équipe des États-Unis en athlétisme pour les Jeux de Londres pour le saut en hauteur. Elle parvient à franchir 1 mètre 89 mais ne se qualifie que comme remplaçante. Peu de temps après, elle se blesse et subit deux fois une rupture du ligament croisé au genou droit[5],[7]. Elle subit une première opération, mais son système immunitaire la rejette, nécessitant une deuxième intervention. Elle abandonne l'athlétisme à la suite de cet évènement et se consacre au basket-ball[5]. Elle réalise déjà des performances remarquées lors de ses années de lycée à la Edward C. Reed High School (en) de Sparks. En deuxième année, ses moyennes se montent à 18 points, 10 rebonds et 7 interceptions par rencontre, conduisant Reed au titre de champion du Nevada, avec 15 points, 14 rebonds et 6 passes décisives en demi-finales contre Foothill, puis 24 points, 4 rebonds et 4 passes décisives en finales contre Reno, ce qui la conduit à être élue meilleure joueuse de l'année. En junior, ses moyennes culminent à 30 points, 11 rebonds, 6 passes décisives et 7 contres par match.

Elle a de nombreux tatouages[7] dont une langue des Rolling Stones et une phrase écrite en français (« Rien ne peut briser notre lien »), en référence aux membres de sa famille restés en France[5],[6],[7]. Elle est végétalienne[7]. Elle était très proche de Kobe Bryant et de sa fille Gianna, Kobe Bryant étant son mentor[7],[9].

Une partie de sa famille vit à Paris[7] et à Marseille[9].

Carrière de joueuse[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

2014-2018 : basket universitaire à UConn[modifier | modifier le code]

Elle intègre en 2014 l'université du Connecticut (surnommée Uconn) et suit le programme basket. Elle est recrutée par les Huskies du Connecticut avec lesquels elle remporte les titres NCAA en 2015 et 2016 et se qualifie à quatre reprises pour le Final four NCAA.

En quatre saisons, elle enregistre un bilan de 148 victoires pour 3 défaites. Elle est l'une des cinq Huskies à avoir réussi des triple-doubles et l'une des six avec Tina Charles, Rebecca Lobo, Maya Moore, Stefanie Dolson et Jamelle Elliott (en) à cumuler au moins 1 000 points et 1000 rebonds pour finir sa carrière universitaire avec 1582 points, 1007 rebonds (7e), 481 passes décisives (13e) et 305 interceptions (5e). Elle remporte le Senior CLASS Award.

2018-2019 : première saison en WNBA et premier séjour en Europe[modifier | modifier le code]

Elle est sélectionnée en 4e position de la draft WNBA 2018 par le Sky de Chicago pour un temps de jeu de 22,6 minutes durant son année rookie avec des statistiques de 7,1 points, 4,2 rebonds et 1,6 interception par rencontre[10]. Après la fin de saison, elle signe à Naples en Italie mais ne parvient pas à s'intégrer dans l'équipe et rejoint le club de Gérone[5],[11].

2019-2020 : deuxième saison en WNBA et arrivée à Montpellier[modifier | modifier le code]

Championne d’Espagne 2019 (12 points et 5 rebonds en championnat et 14 points et 5,3 rebonds en 4 matches d’Eurocoupe), elle signe pour 2019-2020 avec Montpellier, où la directrice sportive Edwige Lawson-Wade est l'épouse de son entraîneur en 2019 au Sky de Chicago, James Wade[12]. Pendant la trêve hivernale, elle se rend à Los Angeles après l'accident d'hélicoptère mortel de Kobe Bryant dont elle était proche[9].

2021 : meilleure défenseuse de l'Euroligue et suspension en WNBA[modifier | modifier le code]

Après une saison tronquée par la pandémie de Covid-19, elle signe au club de Sopron Basket en Hongrie. Elle est élue meilleure défenseuse de la saison d'Euroligue[13]. Elle est également désignée dans le cinq majeur de la compétition[13].

En raison de sa décision de disputer le championnat d'Europe de basket-ball et le tournoi olympique avec l'équipe de France, le directeur sportif et entraîneur des Sky de Chicago James Wade, pourtant franco-américain comme elle et marié à l'ancienne internationale Edwige Lawson-Wade, annonce son départ du club[5],[14]. Malgré son transfert, elle reste suspendue de compétition en WNBA pour avoir choisi de jouer pour l'équipe de France[15].

2022 : saison WNBA avec le Storm de Seattle et retour en France[modifier | modifier le code]

Gabby Williams retrouve la WNBA en 2022 en rejoignant le Storm de Seattle. Dans le même temps, elle fait son retour en France en signant à l'ASVEL féminin pour la saison 2022-2023[16].

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Du fait de sa double nationalité, Gabby Williams est éligible pour jouer avec l'équipe de France[8],[5],[6],[7]. En 2017, elle participe à un camp d'entraînement avec l'équipe des États-Unis, mais ne joue aucune rencontre.

En avril 2021, la sélectionneuse de l'équipe de France Valérie Garnier la convoque pour préparer le championnat d'Europe, revenant sur sa décision initiale de ne pas la convoquer[8],[13],[17],[18]. Elle profite du forfait de Bria Hartley, gravement blessée au genou[13].

Elle débute le contre l'équipe d'Espagne, s'illustrant notamment par un panier marqué au buzzer à la fin du premier quart temps[5]. Elle est sélectionnée parmi les 12 joueuses retenues pour disputer le championnat d'Europe qui se déroule en partie en France[19]. La FIBA annonce pendant le championnat d'Europe qu'elle conservera le statut de joueuse naturalisée, sa citoyenneté à la naissance n'étant pas reconnue par la fédération internationale[13],[20]. Elle dispute tous les matchs de la compétition, tournant à 8,2 points de moyenne sur le tournoi, ainsi que 4 rebonds et 2 passes décisives de moyenne. La France s'incline en finale contre la Serbie (63-54).

Elle est retenue pour disputer le tournoi olympique[21],[22] et dispute donc ses premiers Jeux olympiques avec la France, chose qu'elle envisageait depuis longtemps[5],[7].

Balayant les critiques, elle affirme à plusieurs reprises son attachement à la France notamment pendant les Jeux olympiques[8],[6],[23],[24],[25]. Deux anciennes internationales, Edwige Lawson-Wade et Yannick Souvré, se félicitent de son arrivée dans l'équipe et soulignent son attachement à la France[7]. Lors du premier match, la France est surprise par l'équipe du Japon (74-70) dans un match où Gabby est l'une des rares joueuses à faire un match complet (9 points, 5 rebonds, 4 interceptions, 2 contres, 5 passes décisives)[26]. Lors du second match contre l'équipe du Nigeria (87-62), elle réalise un nouveau match plein (13 points, 9 rebonds, 4 passes décisives, 3 interceptions)[27]. Le match contre les États-Unis permet aux Bleues de se qualifier pour les quarts de finale malgré la défaite (93-82) où Gabby Williams met à nouveau en avant ses qualités défensives (10 points, 5 rebonds, 6 interceptions)[28]. Contribuant pour beaucoup à la victoire des siens avec Marine Johannès contre l'Espagne (67-64), elle ne peut empêcher la défaite lors de la revanche contre le Japon (87-71), étant muselée par la défense japonaise (4 points seulement, 8 rebonds, 7 passes décisives)[29]. Elle remporte la médaille de bronze lors de la petite finale contre la Serbie (91-76), réalisant son meilleur match du tournoi (17 points, 4 rebonds, 8 passes décisives)[30]. Sur le site officiel des Jeux olympiques, elle est citée comme l'une des révélations parmi les 378 athlètes ayant participé aux jeux pour la France[31].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Équipe de France[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

NCAA[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

NCAA[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Équipe nationale[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

NCAA[modifier | modifier le code]

[35]
Année Équipe M Points %T %3 %LF Rbds PD Int Ctr Pts
2014-2015 Huskies du Connecticut 38 316 63,7 0,0 46,2 5,7 1,3 1,2 0,4 8,3
2015-2016 Huskies du Connecticut 38 336 63,6 - 75,0 5,6 1,3 1,9 0,3 8,8
2016-2017 Huskies du Connecticut 37 528 58,1 16,6 72,2 8,3 5,1 2,7 1,4 14,2
2017-2018 Huskies du Connecticut 36 402 60,4 0,0 72,4 7,4 5,3 2,4 0,6 11,1
Carrière Huskies du Connecticut 149 1582 61,0 8,3 65,7 6,7 3,2 2,0 0,6 8,6

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Gabby Williams », sur basketlfb.com
  2. « Gabby Williams », Flash Score
  3. (en) « Gabby Williams », sur www.wnba.com (consulté le )
  4. au 26 mai 2022« Historique des matches »
  5. a b c d e f g h i j k l et m Amaury Perdriau, « Gabby Williams, les Bleues dans la peau », sur www.lequipe.fr, (consulté le ).
  6. a b c d et e Romain Baheux, « JO de Tokyo : «Même mon chat va porter la médaille», la joie de la basketteuse française Gabby Williams », sur www.leparisien.fr, (consulté le ).
  7. a b c d e f g h i j et k Julien Lesage, « Gabby Williams, la France dans la peau », sur www.leparisien.fr, (consulté le ).
  8. a b c et d Amaury Perdriau, « Gabby Williams est prête à tout donner avec la France face aux États-Unis son pays natal », sur L'Équipe (www.lequipe.fr ), (consulté le ).
  9. a b et c « Basket-ball : Gabby Williams la “guerrière” du BLMA se bat aussi pour la famille Bryant », sur www.midilibre.fr, (consulté le ).
  10. (en) Megan Gauer, « Former UConn Women’s Basketball Star Gabby Williams Signs With Italian Team », theuconnblog.com, (consulté le )
  11. Thibaut Lasser, « Gabby WILLIAMS arrive à Gérone », sur postup.fr, (consulté le )
  12. Thibaut Lasser, « Lattes-Montpellier présente son effectif pour la saison à venir », sur postup.fr, (consulté le )
  13. a b c d et e Cyprien Legeay, « Gabby Williams, l’invitée surprise chez les Bleues », sur www.ouest-france.fr, (consulté le ).
  14. (en) Mechelle Voepel, « Los Angeles Sparks acquire Chicago Sky's Gabby Williams for two players », sur espn.com, (consulté le )
  15. (en) Clare Brennan, « Gabby Williams 'Made the right choice' as France wins Olympic bronze », sur justwomenssports.com, (consulté le ).
  16. Lucas Riou, « Officiel : Gabby Williams signe à l'ASVEL féminin », sur bebasket.fr, (consulté le )
  17. Kévin Bosi (FFBB), « Équipe de France féminine – 14 joueuses appelées pour débuter la préparation », sur ffbb.com, (consulté le ).
  18. Gabriel Pantel-Jouve, « Valérie Garnier explique pourquoi Gabby Williams ne fait toujours pas partie du groupe France », sur bebasket.fr, (consulté le )
  19. « Alexia Chatereau et Iliana Rupert dans les 12 pour l’Euro féminin », sur www.ouest-france.fr, (consulté le ).
  20. Amaury Perdriau, « Gabby Williams (Bleues) conservera le statut de naturalisée après l'Eurobasket », sur www.lequipe.fr, (consulté le ).
  21. AFP, « Basket-ball : Marine Fauthoux et Petr Cornelie appelés de dernière minute pour les JO », sur www.sudouest.fr, (consulté le ).
  22. Noémie Lair, « JO de Tokyo 2021 : qui sont les 378 sportifs français qualifiés ? », sur www.francebleu.fr, (consulté le ).
  23. Christophe Brouet, « Gabby Williams : “Je suis fière d’être Française” », sur basket-infos.com, (consulté le ).
  24. « Gabby Williams après la médaille de bronze aux JO de Tokyo : « Je suis fière d'être française » », sur www.lequipe.fr, (consulté le ).
  25. « JO 2021 (Basket) : L'émotion de Williams après sa médaille de bronze », sur rmcsport.bfmtv.com, (consulté le ).
  26. AFP, « JO-2020/Basket : les Françaises cueillies à froid par le Japon », sur www.la-croix.com, (consulté le ).
  27. AFP, « JO-2020/Basket : les Bleues entretiennent l'espoir d'atteindre les quarts », sur www.la-croix.com, (consulté le ).
  28. Rédaction de Paris-Match, « Basket : Les Bleues battues par les Américaines, mais qualifiées », sur www.parismatch.com, (consulté le ).
  29. Hugo Lauzy, « JO 2021 - Basket : les Françaises ratent le coche en demi-finale face au Japon et joueront le bronze contre les Serbes », sur www.francetvinfo.fr, (consulté le ).
  30. « Basket JO. : La France décroche le bronze face à la Serbie au terme d’un match maîtrisé », sur www.ouest-france.fr, (consulté le ).
  31. « Les athlètes français qui ont brillé à Tokyo 2020 », sur olympics.com, (consulté le ).
  32. (en) « Gabby Williams, Tanaya Atkinson take home AAC awards » (consulté le )
  33. « Marine Johannès élue dans le deuxième cinq d'Euroligue », L'Equipe,
  34. Décret du 8 septembre 2021 portant promotion et nomination
  35. « NCAA® Career Statistics », sur web1.ncaa.org (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]