GQM-163 Coyote

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GQM-163 Coyote
Image illustrative de l'article GQM-163 Coyote
Prototype d'un GQM-163 lors d'un tir d'essai, en mai 2004.
Présentation
Type de missile drone-cible supersonique
Constructeur Drapeau des États-Unis Orbital Sciences
Déploiement 2005
Caractéristiques
Moteur moteur fusée
Hercules MK 70
(accélération)
+ statoréacteur
Aerojet MARC-R-282
(vol de croisière)
Masse au lancement 590 kg (1 300 lbs)
Longueur missile seul : 5,60 m
avec booster : 9,53 m
Diamètre missile : 35 cm
booster : 46 cm
Vitesse haute altitude : Mach 3 - Mach 4
vol rasant : Mach 2.5[1]
Portée + 200 km (120 Nm)
Altitude de croisière maxi : 60 000 ft[1]
mini : 16 ft
(vol rasant)
Charge utile aucune
(appareillages de mesure)
Guidage inertiel
Plateforme de lancement Batterie de missiles sol-air

Le GQM-163 Coyote est une cible supersonique à vol rasant[Note 1] ou pouvant aller à haute altitude construite par la firme Orbital Sciences et utilisé par l'United States Navy comme successeur du MQM-8 Vandal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un GQM-163A Coyote survole l'avant d'un bâtiment d'observation de l'United States Navy, lors d'un test de routine.

La proposition de la firme Orbital fut choisie à la place du MA-31, un projet commun établi entre Boeing et la société russe Zvezda-Strela. Orbital se vit attribuer le contrat de développement du Coyote SSST (Supersonic Sea-Skimming Target) en juin 2000. L'engin, dont le tir d'essai final à lieu le 22 avril 2005, est fabriqué dans son usine de Chandler (Arizona)[2].

En octobre 2012, l'US Navy en a 43 en stock et envisage la livraison de 7 engins supplémentaires par an[3]. Le , Orbital ATK annonce qu'environ 120 unités ont été commandés à cette date, dont 97 ont été livrées à des clients. La société a pris en charge 48 lancements de Coyote, qui incluent 11 essais en vol ou des lancements de démonstration, et 37 missions opérationnelles[4].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

L'impulsion initiale du Coyote est fournie par un accélérateur à poudre Hercules MK-70 ou d'un modèle équivalent à ceux utilisés dans les missiles RIM-67 Standard, devenus obsolètes. Une fois l'accélérateur consumé, un statoréacteur Aerojet MARC-R-282 produit par Aerojet devenu depuis 2013 Aerojet Rocketdyne prend le relais pour assurer le vol de croisière[5],[6],[2].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Australie Australie 

Utilisé par la Royal Australian Navy[2].

Drapeau des États-Unis États-Unis 

Utilisé par l'United States Navy[2].

Drapeau de la France France 

Utilisé par la Marine nationale[2]. Le 20 mars 2007, le gouvernement français passe une commande pour un exemplaire du Coyote, pour une valeur de 9,2 millions de dollars. Ce contrat prévoit l'acquisition du missile, de ses équipements de maintenance, ses pièces de rechanges, des données techniques et d'une assistance technique. Le GQM-163A permet de valider la mise en service opérationnelle des futurs systèmes de défense français[2]. Le 4 avril 2012, ce missile est tiré depuis l'île du Levant, simulant une attaque de missile anti-navire contre la frégate Forbin. Cette dernière le descend avec un missile ASTER[2].

Drapeau du Japon Japon 

Utilisé par la Force maritime d'autodéfense japonaise. Un tir à priori en 2012[3]. Un contrat de 27,7 millions de dollars pour 4 engins-cibles signé le 10 octobre 2014[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le missile vole au-ras de la surface de l'eau, afin de rester en dessous de l'enveloppe de détection radar du navire ennemi visé. Le drone-cible issu de ce missile est censé recréer le même comportement, afin de donner une dimension réaliste aux essais de tir effectués.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « QM-163A Coyote - Supersonic Sea Skimming Target [PDF] », sur le site web d'Orbital Science Corporation (consulté le 21 septembre 2013)
  2. a, b, c, d, e, f et g (en) Defense Industry Daily staff, « GQM-163 SSST: A Tricky Coyote to Match Wits With Defenses », sur http://www.defenseindustrydaily.com/, Defense Industry Daily,‎ (consulté le 13 avril 2016)
  3. a et b (en) Tim Barnes, « U. S. Navy Aerial Target Systems », sur http://www.dtic.mil,‎ (consulté le 13 avril 2016)
  4. (en) « Orbital ATK Successfully Launches Two Coyote Targets for the U.S. Navy », sur https://www.orbitalatk.com/,‎ (consulté le 13 avril 2016)
  5. (en) « Aster Slays The Russian Dragon », sur http://www.strategypage.com/, Strategy Page,‎ (consulté le 21 septembre 2013)
  6. (en) Andreas Parsch, « Orbital Sciences GQM-163 Coyote », Directory of U.S. Military Rockets and Missiles, sur http://www.designation-systems.net/dusrm/index.html, designation-systems.net,‎ (consulté le 21 septembre 2013)
  7. (en) « Latest GQM-163 SSST contract includes first sale to Japan »,‎ (consulté le 13 avril 2016)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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