Gérard de La Martinière

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Gérard Machet de La Martinière, né le , est une personnalité française du monde des affaires et du monde associatif. Il a été Inspecteur général des finances, directeur général du groupe Axa, et président d’association : la Fédération française des sociétés d'assurances et le Comité européen des assurance, et depuis 2010 président du Comité de la Charte

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Appartenant à une ancienne famille du Poitou, dont les ancêtres étaient conseillers du roi et fermiers généraux de l'Abbaye de Charroux, il naît à Angers le 12 septembre 1943 où son père est officier. Il est le neveu de Dominique de La Martinière, Inspecteur général des finances, et de l’abbé Joseph de La Martinière, résistant-déporté auteur d’ouvrage sur la déportation, enfin le cousin de Hervé de La Martinière, éditeur, président-fondateur de La Martinière Groupe.

Après une éducation chez les jésuites et une classe préparatoire au Lycée Sainte Geneviève de Versailles, il entre à l’École Polytechnique[1] (Promotion 1963) puis à l’École nationale d’administration (promotion Jean-Jaurès).

Carrière publique[modifier | modifier le code]

Gérard de La Martinière a commencé sa carrière par différents postes au ministère des Finances de 1969 à 1984, notamment à la Direction de la comptabilité publique. Puis il s’est orienté sur les marchés financiers : de 1984 à 1986, il a été secrétaire général de la Commission des opérations de bourse, l’autorité de régulation des marchés financiers en France, puis de 1986 à 1988, premier président du MATIF[2]. De 1988 à 1989, il est le directeur général de la SBF-Bourse de Paris. À ce titre, il annonce en mars 1989 une prochaine hausse des tarifs boursiers ; c'est à cette occasion qu'il a cette formule controversée : « La bourse n'est pas faite pour la veuve de Carpentras qui passe un ordre tous les dix ans », ce qui inquiète les petits porteurs[3].

Carrière privée[modifier | modifier le code]

En 1989, il quitte la fonction publique et rejoint le groupe AXA, comme président de la Banque d'Orsay et à partir de 1993 directeur général chargé des finances.

De 1997 à 2003, il est membre du directoire d’AXA. Il en est écarté « avec douceur »[1] et prend la présidence de la Fédération française des sociétés d'assurances[4] mandat qu’il a exercé jusqu’en septembre 2008. Il a été également président du Comité européen des assurances de 2004 à 2008. Il a été président de la commission des finances du MEDEF jusqu’à fin 2009.

Depuis 2010, il est président du Comité de la Charte[5].

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Rapport La Martinière sur le financement à Long Terme, 1996[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ghislaine Ottenheimer, Les Intouchables : Grandeur et décadence d'une caste, l'inspection des Finances sur Google Livres, Albin Michel, 2004, p. 213.
  2. Pascale Besses-Boumard et Christèle Fradin, « 20 février 1986 : le Matif, la folle histoire du marché à terme », sur latribune.fr,
  3. « Veuve de Carpentras », dans Sophie Rack d'Avezac, Le petit Retz de la nouvelle finance sur Google Livres, Retz, 1990, p. 143.
  4. « M. Gérard de La Martinière élu président de la FFSA », sur ffsa.fr,
  5. [vidéo]« Rencontre avec Gérard de la Martinière », sur lachaineducoeur.fr
  6. [PDF]Gérard de La Martinère, « Rapport », sur caissedesdepots.fr,