Gérard de La Martinière

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Gérard Machet de La Martinière, né le , est une personnalité française du monde des affaires et du monde associatif. Il a été Inspecteur général des finances, directeur général du groupe Axa, et président d’association : la Fédération française des sociétés d'assurances et le Comité européen des assurances, et depuis 2010 président du Comité de la Charte

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Appartenant à une ancienne famille du Poitou, dont les ancêtres étaient conseillers du roi et fermiers généraux de l'Abbaye de Charroux, il naît à Angers le où son père est officier. Il est le neveu de Dominique de La Martinière, Inspecteur général des finances, et de l’abbé Joseph de La Martinière, résistant-déporté auteur d’ouvrage sur la déportation, enfin le cousin de Hervé de La Martinière, éditeur, président-fondateur de La Martinière Groupe.

Après une éducation chez les jésuites et une classe préparatoire au Lycée Sainte Geneviève de Versailles, il entre à l’École Polytechnique[1] (Promotion 1963) puis à l’École nationale d’administration (promotion Jean-Jaurès).

Carrière publique[modifier | modifier le code]

Gérard de La Martinière a commencé sa carrière par différents postes au ministère des Finances de 1969 à 1984, notamment à la Direction de la comptabilité publique. Puis il s’est orienté sur les marchés financiers : de 1984 à 1986, il a été secrétaire général de la Commission des opérations de bourse, l’autorité de régulation des marchés financiers en France, puis de 1986 à 1988, premier président du MATIF[2]. De 1988 à 1989, il est le directeur général de la SBF-Bourse de Paris. À ce titre, il annonce en une prochaine hausse des tarifs boursiers ; c'est à cette occasion qu'il a cette formule controversée : « La bourse n'est pas faite pour la veuve de Carpentras qui passe un ordre tous les dix ans », ce qui inquiète les petits porteurs[3].

Carrière privée[modifier | modifier le code]

En 1989, il quitte la fonction publique et rejoint le groupe AXA, comme président de la Banque d'Orsay et à partir de 1993 directeur général chargé des finances.

De 1997 à 2003, il est membre du directoire d’AXA. Il en est écarté « avec douceur »[1] et prend la présidence de la Fédération française des sociétés d'assurances[4] mandat qu’il a exercé jusqu’en . Il a été également président du Comité européen des assurances de 2004 à 2008. Il a été président de la commission des finances du MEDEF jusqu’à fin 2009.

Depuis 2010, il est président du Comité de la Charte[5].

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Rapport La Martinière sur le financement à Long Terme, 1996[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ghislaine Ottenheimer, Les Intouchables : Grandeur et décadence d'une caste, l'inspection des Finances sur Google Livres, Albin Michel, 2004, p. 213.
  2. Pascale Besses-Boumard et Christèle Fradin, « 20 février 1986 : le Matif, la folle histoire du marché à terme », sur latribune.fr,
  3. « Veuve de Carpentras », dans Sophie Rack d'Avezac, Le petit Retz de la nouvelle finance sur Google Livres, Retz, 1990, p. 143.
  4. « M. Gérard de La Martinière élu président de la FFSA », sur ffsa.fr,
  5. [vidéo]« Rencontre avec Gérard de la Martinière », sur lachaineducoeur.fr
  6. [PDF]Gérard de La Martinère, « Rapport », sur caissedesdepots.fr,