Gérard Welter

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Gérard Welter
Description de l'image Gérard Welter.jpg.
Naissance
Décès (à 75 ans)
Nationalité Drapeau : France Français
Pays de résidence Drapeau de la France France
Diplôme
Diplôme de staffeur
Activité principale
Formation
Lycée Gué à Tresmes

Gérard Welter, né le 20 octobre 1942 et mort le 31 janvier 2018[1], est un designer automobile français, directeur du Centre de style de Peugeot de 1998 à 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Engagé au style Peugeot en 1960 à 17 ans, l'équipe dirigée par Paul Bouvot ne compte alors que dix personnes. Gérard Welter y passera toute sa carrière. Il dessine les feux arrière de la 404 puis travaille sur le coupé et le cabriolet 204. En 1975, il devient responsable du style extérieur en 1975 puis directeur du Centre de style de la marque en 1998.

Il travaille sur la 304 sortie en 1969, la 604 (1975) et la 305 (1977) alors que le studio Pininfarina est préféré pour les 504 (1968) et 505 (1979) puis, plus tard la 405 (1987) et la 406 Coupé (1996). Mais il réussit à imposer sur la 504 puis la 304 le dessin des phares dont il est dit qu'il est inspiré par les yeux de Sophia Loren - dont l'évocation se retrouve sur la 305. Sa réussite la plus spectaculaire est de son propre aveu la Peugeot 205, qui marque une rupture et est un vif succès qui redresse une entreprise alors en difficulté. Au début des années 2000, la Peugeot 407 au style inspiré de la Ferrari 615 dérivée de son concept-car 407 Elixir (2003) suscite l'admiration de ses pairs et du public, parfois aussi le rejet, notamment dans sa version Coupé, élégante mais handicapée par des porte-à-faux importants. Il a aussi dessiné les concept-car Oxia en 1988, Asphalte en 1996, 20 Cœur en 1998, 607 Féline en 2000, RC Pique et Carreau en 2002, 907 en 2004, 20Cup en 2005 et 908 RC en 2006[2]. Sa dernière réalisation produite en série est le Coupé RCZ.

Jérôme Gallix lui succède en 2007[3].

Parallèlement à ses activités chez Peugeot, Gérard Welter fonde la société WM en 1969 qui conçoit et construit des voitures pour les courses d'endurance. L'écurie engagera des voitures aux 24 Heures du Mans de 1976 jusqu'en 1989, année où un de ses bolides atteindra la vitesse maximale de 405 km/h dans la ligne droite des Hunaudières, record inégalé à ce jour. En octobre 1989, il crée la société avec son père Julien Welter, Welter Racing qui conçoit et construit des barquettes qui courront dans les championnats nationaux dans un premier temps puis aux 24 Heures du Mans. Les deux voitures qu'il engage au Mans en 1995 réalisent les deux meilleurs temps des essais grâce à leur légèreté et à leur finesse aérodynamique mais abandonneront pendant la course sur casse mécanique.

Il est victime, dans la nuit du 8 au 9 février 2011 d'une tentative d'assassinat à son domicile par le meilleur ami de l’une de ses filles et réussit à mettre en fuite son agresseur[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. caradisiac.com
  2. « Les années Welter », E-mag Peugeot (consulté le 22 juillet 2010)
  3. « PSA PEUGEOT CITROËN », Les Echos, (consulté le 22 juillet 2010)
  4. [1], sur liberation.fr, 31 mars 2011

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livre[modifier | modifier le code]

  • Gérard Welter, une vie au design Peugeot, Christophe Bonnaud, éd. Roger Régis, 2008, 176 p., 250 × 295 mm, (ISBN 978-2-910028-49-7).

Articles[modifier | modifier le code]

  • Magazine Rétro-Passion numéro 205 de mars 2008 : Gérard Welter et la Peugeot 205, les 25 ans du « Sacré Numéro », Jean-Marc Gay.
  • Journal La Voiture ancienne, numéro hors-série numéro 1 du 16 juillet 2010 : « "Petit moteur, grande lionne" , Gérard Welter et la Peugeot 205 », Jean-Marc Gay.
  • « Gérard Welter, le style des lionnes », Jean-Michel Normand, Le Monde 2, 21-22 mars 2004.