Gérard Vignoble

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gérard Vignoble
Image illustrative de l'article Gérard Vignoble
Fonctions
Député du Nord
Élu dans la 8ème circonscription

(5 ans et 1 jour)
Élection
Groupe politique UDF
Prédécesseur Dominique Baert
Successeur Dominique Baert

(8 ans 11 mois et 20 jours)
Élection
Groupe politique CDS
Prédécesseur Alain Faugaret
Successeur Dominique Baert
Maire de Wasquehal

(37 ans et 10 jours)
Élection
Prédécesseur Pierre Herman
Successeur Stéphanie Ducret
Biographie
Date de naissance
Résidence Wasquehal - Nord

Gérard Vignoble, est un homme politique français, né le à Roubaix (Nord). Membre du Centre des démocrates sociaux (CDS), il est maire de Wasquehal de 1977 à 2014 puis député du Nord de 2002 à 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Gérald Vignoble, est le fils de Émile Vignoble et de Germaine Lahousse.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1977, il est élu au sein de la liste d'Union et d'action des partis de gauche. Il bat au second tour la liste d'Union pour la gestion et le défense des intérêts de Wasquehal, liste emmené par Pierre Herman maire de Wasquehal de 1968 à 1977. Il renonce alors à son emploi de technicien des télécoms (syndiqué CGT) pour se consacrer à son mandat.

Marqué et guidé par François Mitterrand qui lui a donné l'envie d'entrer en politique, ce dernier lui fait l'honneur le 23 novembre 1980, de faire son premier meeting de campagne à Wasquehal.

François Mitterrand, président de la république est accueilli à Wasquehal par Gérard Vignoble dans le cadre d'une visite dans la région en 1983.

En 1988, il est pressenti pour être dans le Gouvernement Michel Rocard, mais il refuse de voter la censure du premier ministre et de son équipe, il montrait patte blanche alors que son apparentement au groupe centriste du Palais-Bourbon lui avait valu les foudres du PS avec lequel les liens seront rompus.

Déjà maire de Wasquehal et conseiller général du Nord, il quitte le PS pour le CDS en 1988[1]. Il est élu député de 1988 à 1997.

En 1997, il perd son fief de la huitième circonscription au profit du socialiste Dominique Baert lors d'une triangulaire avec Carl Lang. Il retrouve son siège le , pour la XIIe législature (2002-2007), dans la huitième circonscription du Nord.

Il fait partie des 170 personnalités qui en 2006, ont signé l´appel pour la vérité sur l´assassinat du juge Bernard Borrel dite l'Affaire Borrel.

Resté fidèle à François Bayrou lors de la fondation du Mouvement démocrate en 2007, il décide pourtant de ne pas se présenter contre le candidat UMP Salem Kacet, car celui-ci est son cardiologue et l'a sauvé lors d'un accident vasculaire cérébral en 1999[2].

Après le premier tour de l'Élection présidentielle française de 2007, il annonce qu'il votera blanc, rappelant qu'il était le rapporteur de la proposition de loi sur le Vote blanc à l'Assemblée, et affirmant qu'il ne voulait voter ni Ségolène Royal ni Nicolas Sarkozy.

En 2007, il reçoit le nouveau premier ministre François Fillon qui apporte son soutien aux deux candidats de la majorité présidentielle dans l’agglomération roubaisienne, Salem Kacet et Francis Vercamer.

Il annonce le 5 février 2009 qu'il a rejoint le Nouveau Centre[3], où on lui propose de devenir le correspondant national en charge de l'équipe parlementaire avec pour objectifs de préparer et coordonner les Élections européennes de 2009 en France dans les circonscriptions et de participer à l'animation de l'équipe des parlementaires du Nouveau centre.

En 2010 il reçoit la Légion d'honneur des mains d'Hervé Morin ministre de la Défense.

Il fut le directeur de campagne de Francis Vercamer pendant les Élections législatives françaises de 2012.

En 2013, il adresse un courrier au président François Hollande au sujet de l'intégration de la population Roms et de leurs conditions déplorables.

En octobre 2013, condamné en première instance pour Détournement de fonds publics, il a fait appel.

Il est battu lors des Élections municipales françaises de 2014 par Stéphanie Ducret après 6 mandats à la tête de la commune.

Il annonce son intention d’ouvrir un cabinet de conseil en prise de parole en public.

Il démissionne de son mandat de conseiller municipal le 1er novembre 2014.

À la suite de l'annulation de l'élection municipale de 2014, les électeurs wasquehaliens sont à nouveau appelé aux urnes en 2015 mais il ne se représente pas.

Wasquehal sous Gérard Vignoble (1977-2014)[modifier | modifier le code]

Sous son mandat, la ville change tant sur le fond des infrastructures que sur la population. En effet, à la fin des années 70, alors que la ville n’échappe pas au déclin industriel qui touche la région, la municipalité embraya sur une politique tournée vers l’avenir, en restant cependant attachée à l’identité de la commune et au respect de son histoire. Cela permet aussi à de nombreuse associations de voir le jour.[réf. nécessaire]

Mandats[modifier | modifier le code]

Travail parlementaire[modifier | modifier le code]

Il a travaillé sur la reconnaissance dont la société est redevable envers les donneurs de sang et sur la proposition de loi tendant à la reconnaissance du Vote blanc aux élections. Il a déposé la proposition numéro 182 de la loi en faveur des victime de la déportation du travail, comme le Service du travail obligatoire. Il a fait partie de la commission d'enquête sur l'Affaire d'Outreau et il avait avec Michel Hunault posé ses conditions, l'adoption d'une loi pénitentiaire et d'une loi de programmation prévoyant un doublement des moyens consacrés à la justice et que la détention provisoire devrait être exceptionnelle. Il a été président du groupe d'amitié France-Djibouti à l'Assemblée nationale. Il a été missionné sur la mutualisation des moyens du secteur associatif. En 2010 pour le soixantième anniversaire de la Libération de la France et pour rendre un juste hommage aux anciens combattants de la Seconde guerre mondiale, il présente avec d'autres députés, la loi prévoyant l’entrée dans l’Ordre national de la Légion d'honneur des anciens combattants et résistants de la seconde guerre mondiale. Il a travaillé sur le projet Joxe-Baylet, sur l'Administration territoriale. En 2005, le premier ministre Jean-Pierre Raffarin sur proposition de Marc-Philippe Daubresse le missionne pour travailler sur la prévention des expulsions locatives.

Reconnaissance et critiques[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Titres honorifiques[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Respect et courage par Gérard Vignoble, Éditeur : Assemblée nationale (ISSN 1763-4598)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Bège, Un homme sous le feu de la gauche, Sud Ouest du 27 février 2007
  2. Le Monde.fr, 17 mai 2007
  3. Nord Éclair le 6 février 2009 - site consulté le 08/02/2009