Gérard Trémège

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Gérard Trémège
Illustration.
Gérard Trémège en 2016.
Fonctions
Maire de Tarbes
En fonction depuis le
(20 ans, 9 mois et 20 jours)
Élection
Réélection

Prédécesseur Raymond Erraçarret
Conseiller régional de Midi-Pyrénées
puis d'Occitanie

(17 ans, 2 mois et 30 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
13 décembre 2015
Président Martin Malvy
Carole Delga
Député français

(2 ans, 6 mois et 1 jour)
Élection 28 mars 1993
Circonscription 1re des Hautes-Pyrénées
Législature Xe
Groupe politique UDFC
Prédécesseur Pierre Forgues
Successeur Pierre Forgues

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Circonscription Hautes-Pyrénées
Législature VIIIe
Groupe politique UDF
Prédécesseur Scrutin proportionnel
Successeur Scrutin proportionnel
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Séméac (Hautes-Pyrénées)
Nationalité Française
Parti politique UDF-PRV (jusqu’en 2002)
UMP-PRV (2002-2011)
UMP (2011-2015)
LR (depuis 2015)

Gérard Trémège, né le à Séméac (Hautes-Pyrénées), est un homme politique français.

Membre des Républicains, il est maire de Tarbes depuis 2001, conseiller régional de Midi-Pyrénées de 2004 à 2015 et conseiller régional d'Occitanie de 2015 à 2021.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a remporté l'élection municipale de 2001 face au maire PCF sortant Raymond Erraçarret. Il est réélu maire de Tarbes en avec 54,3 % des voix. D' à , il préside la communauté d'agglomération du Grand Tarbes.

Il a été député UDF des Hautes-Pyrénées de 1986 à 1988 (élu sur la liste UDF-RPR conduite par le maire de Lannemezan Pierre Bleuler) et de 1993 à 1995 (élu dans la première circonscription face au candidat PS Pierre Forgues).

Il a été conseiller général des Hautes-Pyrénées de 1985 à 1998, élu du canton de Tarbes-1.

De 1990 à 2002, il fut le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Tarbes et des Hautes-Pyrénées.

De 1995 à 1998, il fut le président national de l'Association des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI).

Il se présente aux élections législatives de 2002 et 2007 dans la 2e circonscription des Hautes-Pyrénées, et dans la 1re circonscription des Hautes-Pyrénées en 2012. Il est battu à l'occasion des deux premiers scrutins par Chantal Robin-Rodrigo (PRG) et par Jean Glavany (PS) en 2012.

Gérard Trémège est présenté dans les médias comme un proche de Nicolas Sarkozy qu'il a reçu à de nombreuses reprises à Tarbes, notamment en .

Candidat à la primaire de l'UMP permettant aux militants du parti de désigner la tête de liste en Midi-Pyrénées à l'occasion des élections régionales françaises de 2010, il est battu par Brigitte Barèges par 2 689 voix contre 2 233.

Le , il est placé en garde à vue par le procureur de Pau Jean-Christophe Muller. Il est soupçonné de prise illégale d'intérêt et de blanchiment dans des affaires de travaux publics. Le , il est mis en examen pour « prise illégale d'intérêt, favoritisme et trafic d'influence passif »[1]. Il a par ailleurs été mis en examen en 2016 par le juge d'instruction Patricia Boncoeur. Directement convoqué par la magistrate dans son cabinet du TGI de Tarbes, l'élu a dû s'expliquer sur des activités d'expert comptable qu'il aurait exercées après avoir vendu son cabinet. La justice le soupçonne d'avoir employé des comptables non déclarés et d'avoir fraudé les organismes sociaux.

Des membres de son équipe municipale font l'objet de mises en examen pour des faits accomplis dans le cadre de leurs fonctions[2].

Le , après une procédure classique d'observations et de contradictoire, la Chambre régionale des Comptes de la région Occitanie rend son rapport sur la gestion de la ville de Tarbes depuis 2012[3]. Ce rapport souligne notamment que « la fiabilité des comptes recèle d'importantes marges de progrès ».

Le , une audience devant le TGI de Tarbes a lieu pendant laquelle Gérard Trémège est jugé pour travail dissimulé dans le cadre de ses missions de commissaire aux comptes. Ce procès ne concerne pas les affaires liées aux marchés publics pour laquelle l'instruction se poursuit depuis maintenant 7 ans.

Le , il est condamné par le tribunal correctionnel de Tarbes à payer une amende de 35 000 euros pour absence de paiement des cotisations sociales liées à son activité de commissaire aux comptes, entre 2010 et 2012. Il n'est cependant pas condamné à rembourser les cotisations non payées, estimées pour la période 2010 à 2012 à 80 000 euros, car l’Urssaf ne s'est pas constituée dans l’affaire[4]...

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Conseil régional de Midi-Pyrénées puis d'Occitanie
  • Conseiller régional depuis 2004
Communauté d'agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées
Commune de Tarbes
  • Maire depuis 2001

Mandats antérieurs[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale
Conseil général des Hautes-Pyrénées
Communauté d'agglomération du Grand Tarbes
  • Président d' à

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prise illégale d'intérêt à Tarbes: le maire UMP Gérard Trémège mis en examen, lefigaro.fr, 2 avril 2015.
  2. « Tarbes : nouveaux ennuis judiciaires dans l'équipe municipale de Gérard Trémège », France 3 Occitanie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. « Rapport CRC Occitanie - gestion de la ville de Tarbes depuis 2012 »
  4. « Le maire LR de Tarbes condamné pour travail dissimulé », sur Mediapart, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]