Gérard Sire

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Gérard Sire
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Gérard Sire, né à Paris le et mort également à Paris le (à 50 ans), est un homme de radio, auteur et scénariste français. Il est enterré à Cessenon-sur-Orb dans l'Hérault, d'où sa famille est originaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il débute dans la vie comme inspecteur des impôts, tout en réalisant à ses heures perdues des émissions de radio et en écrivant des articles dans des revues de cinéma. Il crée, dans les années 1960, la société « Pilote Productions » qui produit des scopitones (ancêtre du vidéoclip qui passait sur une sorte de juke-box équipé d'un écran couleur), de Charles Aznavour, Sheila, Henri Salvador, France Gall,… Il apparaît souvent dans les films de Claude Lelouch, autre réalisateur de scopitones, en particulier dans La Bonne Année et L'aventure c'est l'aventure ; dans Un homme et une femme il prête sa voix et son fils Antoine y joue le rôle du fils de Jean-Louis Trintignant.

Au cours des années 1960, Gérard Sire écrit diverses paroles de chansons avec Hector, dans un style d’humour noir provocateur et au dixième degré.

En 1969, il réalise avec l'aide de Jean Yanne un film de neuf minutes dont le destin sera singulier : centré sur le personnage de Roland Moreno (futur inventeur de la carte à puce), il présente pendant de longues minutes les créations les plus loufoques de Roland Moreno (dont la machine à tirer à pile ou face) et l'interroge au sixième degré sur l'existence, le sens du destin, et les « traumatismes de l'enfance ». L'essentiel de ce film ("Tirade de l'oiseau") sera entièrement repris, mot pour mot, par Claude Sautet dans Les Choses de la vie où le comédien Gérard Lartigau joue le rôle de Roland Moreno, fils de Michel Piccoli.

Après avoir co-animé des centaines d'émissions de radio avec Jean Yanne sur RTL et Europe 1, il écrit en 1972 le scénario de Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Il écrit ou co-écrit également les films suivants de Jean Yanne avec Jean Yanne : Moi y'en a vouloir des sous, Les Chinois à Paris, Chobizenesse, Je te tiens, tu me tiens par la barbichette. Il écrit aussi plusieurs séries télévisées au cours des années 1970 : Un taxi dans les nuages, La famille Cigale, Château espérance, Les hommes de Rose, Le vérificateur...

À partir de 1971, il devient animateur vedette de France Inter, il y assure la tranche horaire matinale et écrit un conte quotidien qu'il lit l'après-midi à l'antenne. Ces textes, récités d'une voix chaleureuse, allient poésie, humour (parfois noir), et tendresse.

Travailleur acharné et gros fumeur, il meurt d'un cancer le 22 novembre 1977 à 50 ans.

Ses meilleurs contes, dont l'univers s'inspire autant de Molière que de Salinger en passant par Marcel Proust et Ian Fleming, ont été édités dans deux recueils publiés par HB éditions : Contes pour rêver et Le Papillon de Nuit. Un album comportant deux CD d'enregistrements originaux accompagné par des musiques de son fils, le compositeur Benjamin Sire dit "Jiben Sire" et illustré de dessins de François Boucq, a été récemment publié par Radio France avec notamment la Radioscopie du Père Noël où, jouant le rôle d'un Père Noël à l'accent rocailleux, il est interviewé par Jacques Chancel.

Gérard Sire a deux autres fils, Antoine Sire, professionnel de la communication, et Clément Sire, directeur de recherche au CNRS et directeur du laboratoire de physique théorique à Toulouse[1]. Tous deux ont également des activités littéraires et artistiques.

Les compagnons de l'Île de Pâques[modifier | modifier le code]

Lors de ses émissions radiophoniques, TSF 68 en particulier, Gérard Sire mentionne de façon récurrente une secte de son invention : les Compagnons de l'Île de Pâques : il s'agit d'un groupe ayant compris que la civilisation est déjà condamnée par l'épuisement des combustibles fossiles et s'organisant clandestinement pour survivre. C'est une des premières mentions radiophoniques de ce qui se nommera plus tard la théorie d'Olduvai et un fil conducteur de ses émissions.

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