Gérard Sire

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Gérard Sire (Paris, - Paris, ) est un homme de radio, auteur et scénariste français. Il est enterré à Cessenon-sur-Orb dans l'Hérault, d'où sa famille est originaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il débute dans la vie comme inspecteur des impôts, tout en réalisant à ses heures perdues des émissions de radio et en écrivant des articles dans des revues de cinéma. Il crée dans les années 1960, la société « Pilote Productions » qui produit des scopitones (ancêtre du vidéoclip qui passait sur une sorte de juke-box équipé d'un écran couleur), de Charles Aznavour, Sheila, Henri Salvador et autres France Gall… Il apparaît souvent dans les films de Claude Lelouch (qui a fait partie des réalisateurs de scopitones), en particulier La Bonne Année et L'Aventure c'est l'aventure et il prête sa voix (et son fils Antoine qui joue le rôle du fils de Jean-Louis Trintignant) dans Un homme et une femme.

Après avoir coanimé des centaines d'émissions de radio avec Jean Yanne sur RTL et Europe 1, il écrit en 1972 le scénario de Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Il écrit ou coécrit également les films suivants de Jean Yanne avec jean Yanne : Moi y'en a vouloir des sous, Les Chinois à Paris, Chobizenesse, Je te tiens, tu me tiens par la barbichette. Il écrira aussi plusieurs séries télévisées au cours des années 1970 : Un taxi dans les nuages, La famille Cigale, Château espérance, Les hommes de Rose, Le vérificateur...

En 1969, il réalise avec l'aide de Jean Yanne un film de neuf minutes dont le destin sera singulier : centré sur le personnage de Roland Moreno (futur inventeur de la carte à puce), il présente pendant de longues minutes les créations les plus loufoques de Roland Moreno (dont la machine à tirer à pile ou face) et l'interroge au sixième degré sur l'existence, le sens du destin, et les « traumatismes de l'enfance » .

L'essentiel de ce film ("Tirade de l'oiseau") sera entièrement repris, mot pour mot, par Claude Sautet dans Les Choses de la vie où le comédien Gérard Lartigau joue le rôle de Roland Moreno, fils de Michel Piccoli.

À partir de 1971, il devient animateur vedette de France Inter, radio pour laquelle il assure la tranche horaire matinale et écrit un conte quotidien qu'il lit l'après-midi à l'antenne. Ces textes, récités d'une voix chaleureuse, allient poésie, humour (parfois noir), et tendresse. Travailleur infatigable et gros fumeur, il meurt d'un cancer le 22 novembre 1977 à 50 ans.

Ses meilleurs contes, reflet d'un univers puisant son inspiration dans un registre allant de Molière à Salinger en passant par Marcel Proust et Ian Fleming, ont été édités dans deux recueils publiés par HB éditions : Contes pour rêver et Le Papillon de Nuit. Un récent album comportant deux CD d'enregistrements originaux vient en outre d'être publié par Radio France, illustré par des musiques de son fils, le compositeur Benjamin Sire dit "Jiben Sire" et des dessins de François Boucq, avec notamment la Radioscopie du Père Noël où, jouant le rôle d'un Père Noël à l'accent rocailleux, il est interviewé par Jacques Chancel.

Il a deux autres fils, Antoine Sire, banquier, et Clément Sire, directeur de recherche au CNRS et directeur du laboratoire de physique théorique à Toulouse[1]. Tous deux, hors de leur activité professionnelle, ont également des activités littéraires et artistiques.

Au cours des années 1960, Gérard Sire écrivit diverses paroles de chansons avec Hector, dans un style d’humour noir provocateur et dixième degré.

Les compagnons de l'Île de Pâques[modifier | modifier le code]

Lors de ses émission radiophoniques, TSF 68 en particulier, Gérard Sire mentionne de façon récurrente une secte de son invention : les Compagnons de l'Île de Pâques : il s'agit d'un groupe ayant compris que la civilisation est déjà condamnée par l'épuisement des combustibles fossiles et s'organisant clandestinement pour survivre. C'est une des premières mentions radiophoniques de ce qui se nommera plus tard la théorie d'Olduvai et un fil conducteur de ses émissions.

Liens externes[modifier | modifier le code]