Gérard Ambroselli

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Gérard Ambroselli
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Gérard Ambroselli, né le à Paris, et mort le à Saint-Pierre-en-Port, est un peintre, graveur et sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gérard Ambroselli est le fils de Léon Ambroselli, peintre, avocat, photographe, bibliophile, érudit latiniste, et directeur de la Nationale, et petit-fils d'Édouard Ambroselli, ténor à la Société des concerts du Conservatoire et correspondant dramatique de l'Opéra en 1873.

Après une licence de droit, Gérard Ambroselli s'inscrit à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Ernest Laurent, puis dans l'atelier d'art sacré. Il étudie sous la direction de Maurice Denis, mais surtout de George Desvallières, dont il épousera la fille, France, le 6 octobre 1932. Le couple a eu quinze enfants, dont plusieurs sont eux-mêmes artistes, comme Jean-Baptiste Ambroselli (né en 1934). Au nombre de sa nombreuse descendance, on retrouve l'actrice Clotilde de Bayser (née en 1963).

Il devient sociétaire au Salon d'automne de 1932, où il expose chaque année de nombreuses toiles. Il se forme à la gravure avec Józef Hecht et avec Hayter, et travaille pour les Éditions Plon (histoire et art).

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé en septembre 1939 et devient l'aide de camp du général de Lattre de Tassigny qui lui confie une nouvelle fonction : imagier de l'armée d'Alsace. Il effectue ainsi des dessins représentant Vauban ou le maréchal de Turenne. Ces images seront gravées à Strasbourg. Pour de Lattre de Tassigny, ces vignettes, distribuées en 1940 sous forme d'images à colorier, étaient destinées à réconcilier le peuple français et son armée.

Démobilisé fin juillet 1940, il rejoint la zone libre et installe sa famille dans le Limousin.

Il se rend à Vichy pour réaliser un portrait de Philippe Pétain qui lui confie l'imagerie du maréchal. Celle-ci regroupe plusieurs artistes et artisans qui obtiennent des lettres patentes du régime et s'installent à Vichy, dans une boutique dont la devanture bleu ciel est parsemée d'étoiles d'or, de francisques et d'un coq jouant du cor de chasse. Sa première œuvre sera La vie du maréchal Pétain. Par la suite, il réalise des séries sur Les Saints Patrons, Les Beaux Métiers de France, etc. se faisant l'écho des thèses régionalistes et corporatistes du nouvel État Français[1]. Il est décoré de l'ordre de la Francisque.

Après l'arrestation du général de Lattre de Tassigny en novembre 1942, Gérard Ambroselli entre dans la clandestinité sous le nom de « Gabriel Audouin ». Puis il rejoint de Lattre de Tassigny à Alger en 1943, où il est affecté à la 5e division blindée, sous le nom de « capitaine Gérard ». Il débarque en Provence avec la première armée française et reprend sa fonction d'imagier. C'est lui qui dessine l'insigne de l'armée Rhin et Danube. Il participe à la libération du camp de Dachau.

Démobilisé en 1946, il réalise ensuite de nombreuses fresques (Colmar, Cité Saint-Pierre à Lourdes, Riaumont à Liévin) et s'essaye à la sculpture, notamment pour répondre à des commandes de commémoration de la libération de l'Alsace.

Collectionneur et marchand d'art, il collabore au Figaro littéraire sous le pseudonyme de « Gabriel Angerval » et enseigne à l'Institut des carrières artistiques.

Il se retire en Normandie, à Saint-Pierre-en-Port, où bien qu'immobilisé par la maladie, il continue à peindre jusqu'à sa mort en 2000.

En 1990, il joue le rôle de Morand Bader, compagnon de la libération et candidat à la présidence du parlement européen dans le feuilleton Le Mari de l'ambassadeur de François Velle.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Allemagne
En France

Illustrations[modifier | modifier le code]

  • Les lettres de La Fontaine, dessins et gravures sur cuivre ;

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, Tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 35

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christian Faure, Le Projet culturel de Vichy, Folklore et Révolution nationale 1940-1944, Coédition Presses Universitaires de Lyon, 1989, 336 pages : http://presses.univ-lyon2.fr/index.php?q=node/67&type=contributor&id_contributor=169
  2. Guide de visite de l'ensemble paroissial de Neuilly-sur-Seine, Bayard Service Édition, juin 2015, p. 16-17.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]