Géophysiologie

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La géophysiologie (du grec géo, Terre et physiologie, étude des corps vivants) est la discipline scientifique qui étudie les interactions entre les organismes vivants et la Terre. Elle considère que la Terre se comporte comme un organisme vivant, selon le modèle de l'hypothèse Gaïa.

Le terme a été popularisé par James Lovelock mais c'est James Hutton (1726-1797), « père de la géologie » qui, en 1789, dans une conférence, écrit : « Je considère la Terre comme un super organisme et sa physiologie devrait être étudiée »[1]. La conception d'une Terre comme un super-organisme est courante au XIXe siècle, avec des biologistes comme Thomas Henry Huxley (1825-1895) ou Lewis Thomas dans son ouvrage The Lives of a Cell: Notes of a Biology Watcher (1974).

Vladimir Vernadsky (1863-1945), fondateur de la biogéochimie suggère que la terre a évolué selon plusieurs phases, depuis la géosphère (étape de la matière inanimée) jusqu'à celle de la biosphère, ou étape de la vie.

Frederic Edward Clements (1874-1945), du Carnegie Institution for Science de Washington, qui popularisa l'idée d'un climat dans les espèces végétales, pense que l'écologie possède une dimension physiologique. Il considère que les plantes et les animaux appartiennent à un seul et même super-organisme. Le biologiste britannique Arthur Tansey (1871-1955), qui introduit le terme d'écosystème, considère que les communautés de plantes ne forment qu'une seule entité, bien qu'il n'ait jamais parlé d'organisme à l'échelle planétaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) James Hutton cité dans M. R. Redclift et Graham Woodgate, The sociology of the environment, vol. 3, Edward Elgar Publishing et The international library of critical writings in sociology,‎ 1995 (ISBN 9781852789022), p. 276.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]