Aller au contenu

Génoise (cuisine)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Génoise
Description de cette image, également commentée ci-après
Génoise au cacao.
Lieu d’origine France
Créateur François Massialot
Date 1722
Place dans le service Dessert
Température de service Température pièce
Ingrédients Œufs, sucre, farine, arômes

La génoise est un biscuit à pâte battue qui entre dans la composition de nombreux mets en pâtisserie. On situe son invention vers le début du XVIIIe siècle.

Une hypothèse circule, selon laquelle la république de Gênes, ayant des relations commerciales maritimes avec d'autres États, dont l'Espagne, la France et le Portugal, aurait envoyé, entre 1747 et 1749, le marquis Domenico Pallavicini[1]à la cour de Madrid.

Domenico Pallavicini, à son départ vers Madrid, aurait pris avec lui le personnel de sa maison. Parmi les domestiques qui suivaient le marquis Pallavicini, il y aurait eu un jeune confiseur, Gio Batta (Jean-Baptiste) Cabona, qui aurait servi la famille de l'ambassadeur depuis des années. À l'occasion d'une réception à Madrid, Pallavicini lui aurait commandé un gâteau différent des habituels. Par la manipulation simple des ingrédients, à partir du classique gâteau de Savoie, Cabona aurait inventé une pâte battue, extrêmement légère ; une fois que le gâteau fut goûté, tant l'émerveillement et l'enthousiasme de la cour d'Espagne étaient grands qu'il aurait été convenu de baptiser une telle merveille de légèreté du nom de génoise. À Gênes et depuis en Italie ce gâteau aurait pris le nom de « pan di Spagna » (pain d'Espagne), en l'honneur du roi Charles III et de sa cour.

Selon Joseph Favre, on doit dire un « biscuit génois » ou un « biscuit en pâte génoise[2] ».

Caractéristiques

[modifier | modifier le code]

Le biscuit est très léger et mousseux mais sec. Pour le rendre moins sec, on peut ajouter un sirop de sucre. Sa fabrication consiste à faire chauffer au bain-marie des œufs et du sucre et à les fouetter pour qu’ils montent en sabayon, puis on ajoute la farine et les arômes[3].

On l'utilise coupé en tranches horizontalement pour le montage des mokas, opéras, forêts-noires, fraisiers, mousses aux fruits, bûches de Noël, poiriers, etc.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. (it) « PALLAVICINI in "Enciclopedia Italiana" », sur treccani.it (consulté le ).
  2. Joseph Favre, Dictionnaire universel de cuisine pratique, Paris, Joseph Favre, , 1942 p.
  3. Annie Perrier-Robert, Dictionnaire de la gourmandise, Robert Laffont, , 1 638 (ISBN 9782221134030, lire en ligne)

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

[modifier | modifier le code]