Génocide bosniaque

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Génocide bosniaque
Image illustrative de l’article Génocide bosniaque
Mémorial dédié aux victimes du massacre de Srebrenica et d'autres villes de l'Est de la Bosnie.

Localisation Bosnie-Herzégovine
Cible civils bosniaques
Date 11 au 13 juillet 1995
Type génocide[note 1] (tuerie de masse, nettoyage ethnique, déportation, internement, etc.)
Morts 33 000[note 2]
•8 373 (Srebrenica)[1]
•116 (Žepa)[5]
Auteurs Armée de la République serbe de Bosnie (VRS)[1]
groupe paramilitaire Scorpions[6]
Greek Volunteer Guard (en)[7]

L'expression génocide bosniaque fait référence soit aux massacres de Srebrenica et de Žepa[8] perpétrés en juillet 1995 par les forces serbes, soit, de manière plus générale, au nettoyage ethnique (en) réalisé de 1992 à 1995 dans les zones contrôlées par l'Armée de la République serbe de Bosnie (VRS) lors de la guerre de Bosnie-Herzégovine[9],[10].

On estime par ailleurs le nombre de morts en juillet 1995 à environ 33 000 personnes dont 8 373 lors des massacres de Srebrenica et 116 pour ceux de Zepa. Cette période vit aussi l'expulsion de 25 000 à 30 000 civils par des unités de la VRS dirigées par le général Ratko Mladić[11],[12].

Quant à lui, le nettoyage ethnique s'est effectué dans des zones contrôlées par des serbes de Bosnie majoritairement orthodoxes envers des bosniaques majoritairement musulmans et des croates de Bosnie majoritairement catholiques. La campagne de nettoyage ethnique a été caractérisée par des emprisonnements arbitraires, des meurtres, viols (en), torture, vols, ciblage de leaders de toutes sortes (politiques, intellectuels, professionnels), déportation, destructions d'habitations, de commerces et de lieux de travail, etc.[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Bosnian Genocide » (voir la liste des auteurs).
  1. Jusqu'ici, seuls les massacres de Srebrenica[1] et de Žepa[2] ont été reconnus comme étant génocidaires par l'ICTY.
  2. Selon Roger D. Peterson[3], pour un minimum de 64 036 bosniaques morts lors de la guerre de Bosnie-Herzégovine[4].
  1. a b et c (en) Paul Mojzes, Balkan Genocides: Holocaust and Ethnic Cleansing in the Twentieth Century, Rowman & Littlefield, (ISBN 978-1-4422-0663-2), p. 178
  2. (en) Rachel Irwin, « Genocide Conviction for Serb General Tolimir », Institute for War & Peace Reporting, (consulté le 23 juillet 2013)
  3. (en) Roger D. Peterson, Western Intervention in the Balkans: The Strategic Use of Emotion in Conflict, Cambridge University Press, (ISBN 978-1-139-50330-3), p. 121
  4. (en) Gerard Toal, Bosnia Remade: Ethnic Cleansing and Its Reversal, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-973036-0), p. 136
  5. (en) Velma Šarić, « Demographics of Bosnian War Set Out », Institute for War & Peace Reporting, (consulté le 23 juillet 2013)
  6. (en) « Serbia: Mladic "Recruited" Infamous Scorpions », Institute for War and Peace Reporting (en)
  7. (en) Helena Smith, « Greece faces shame of role in Serb massacre », The Guardian, Londres,‎ (lire en ligne)
  8. (en) IWPR, « Genocide Conviction for Serb General Tolimir »,
  9. (en) Roy Gutman, A Witness to Genocide: The 1993 Pulitzer Prize-Winning Dispatches on the "Ethnic Cleansing" of Bosnia
  10. (en) John Richard Thackrah, The Routledge companion to military conflict since 1945, Routledge Companions Series, Taylor & Francis, (ISBN 0-415-36354-3 et 978-0-415-36354-9, lire en ligne), p. 81-82 :

    « Bosnian genocide can mean either the genocide committed by the Serb forces in Srebrenica in 1995 or the ethnic cleansing during the 1992–95 Bosnian War" »

  11. (en) ICTY, « Address by ICTY President Theodor Meron », Cimetière mémorial de Potocari, The Hague,
  12. (en) ICTY, « Krstic judgement », sur UNHCR.org
  13. (en) ICTY, « Karadzic indictment. Paragraph 19 », sur ICTY.org

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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