Gélaucourt

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Ne doit pas être confondu avec Gélacourt.

Gélaucourt
Gélaucourt
La mairie.
Blason de Gélaucourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Meine au Saintois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Colombey et du Sud Toulois
Maire
Mandat
Michel Capdevielle
2014-2020
Code postal 54115
Code commune 54218
Démographie
Population
municipale
66 hab. (2016 en augmentation de 11,86 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 19″ nord, 5° 59′ 25″ est
Altitude Min. 295 m
Max. 395 m
Superficie 2,26 km2
Localisation

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Gélaucourt

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Gélaucourt

Gélaucourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Gillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gélaucourt est un petit village de la campagne vallonnée du Saintois, à 9 km au sud-ouest de Vézelise et à 8 km à l'ouest de la colline de Sion. Le Rosières, ruisseau venu de Favières et coulant vers le Brénon, traverse la commune[1]. Arrosé par le ruisseau de Velle[2], le territoire communal de 231 hectares comprenait , d'après les données Corine land Cover, en 2011, 69 % de prairies, 2 % de forêt et 13 % de zones agricoles[3]. Il est desservi par la route départementale n° 5 .

Fig1 - Gelaucourt (ban communal)

Les documents historiques mettent en avant la réputation des sources de la commune[4]. Communes limitrophes

Communes limitrophes de Gélaucourt
Laloeuf
Favières Gélaucourt
Battigny

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lou fié de Velaicort (1267) ; Gillocourt (1295) ; Gelocourt (1398) ; Gilocourt, Giloncourt (1408) ; Gilloncourt (1487) ; Velacourt (1492) ; Gellocourt (1550) sont les graphies recensées par le dictionnaire topographique de la Meurthe[5]. Conformément aux règles d'évolutions de la langue française, la première consonne oscille entre le [v] et le [g].

Le pouillé ecclésiastique de B. Picart cite la forme latinisée Gélacuria, reprise par H. Lepage.

Microtoponymie[modifier | modifier le code]

Les documents historiques citent les écarts suivants :

Fermes ou Cense de Grolot (Groulot), Giroué et une métairie de Vermillère[6] qui se trouve de fait sur le territoire de la commune de Battigny, un moulin et une forge sont évoqués pour lesquels on trouve une mention Moulin René sur les cartes IGN[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Présence gallo-romaine : le répertoire de J. Beaupré reprend les découvertes d' E Dominique Olry :

«Substructions avec monnaies et armes au lieu-dit Les neuves maisons, ancienne voie, appelée Chemin du Paradis (Olry)[8]»

Ainsi que l'écrit l'abbé Grosse dan son ouvrage de 1836[6], l'origine du village est incertaine, mais étroitement liée à ses voisins Battigny et Puxe :

«On ignore à quelle époque Gelaucourt a été bâti; la moitié de ce village avait pour paroisse l'église de Battigny, et l'autre moitié, l'église de Puxe. La chapelle de Gelaucourt, dédiée à St.- Florentin, n'avait point de titre paroissial. Le duc de Lorraine était seigneur de ce village, pour le comté de Vaudémont depuis 1594.»

On lit d'ailleurs dans ces documents que les habitants devaient nombre de services (garde, fauchage …) tant aux château de Vaudémont qu'aux habitants de Battigny, pour lesquels ils ne recevaient parfois qu'une simple miche de pain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 En cours
(au 16 avril 2014)
Michel Capdevielle    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune est récompensée depuis 2005 par la distinction Grand Prix et quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[9].

En 2007, Gélaucourt représentait la France au concours de l'Entente florale européenne, catégorie Villages. La commune a reçu une médaille d'argent[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 66 habitants[Note 1], en augmentation de 11,86 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10010690111144148135145137
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
110106106959193839386
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
787659564543426148
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
412932324557586466
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Henri Lepage donne quelques indications à caractère économique dans son ouvrage de 1843[15] que l'Abbé Grosse avait complété dans le sien :

«.Surf.territ.: 225 hect.; 162 en terres lab., 45 en prés, 5 en vignes. Un moulin …. le reste en pâtis, jardins (Grosse)..»

indiquant tous deux le caractère agricole voire modestement viticole de l'activité.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Habitat des XVIIe et XVIIIe siècle.
  • Commune sans église.( H Lepage explique qu'il y avait une chapelle dédiée à saint Florentin, bâtie pour la commodité du peuple, qui, au refus du curé de Puxe ou de celui de Battigny pouvait y faire dire la messe par un autre prêtre[15].)
  • La chapelle Saint-Florentin a été détruite en 1899, une croix marque son emplacement ; son clocher a été dressé sur le toit de la mairie.
  • La mairie abrite une sculpture en bois représentant saint Florentin et une Vierge à l'Enfant de la même main, datées de 1650 environ, classées monuments historiques.
  • Calvaire Saint-Florentin du XVIIe siècle.
  • Jardin d'eau de l'Aubepré (label "Jardin remarquable")

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gélaucourt Blason Blasonnement : d'azur au dextrochère de carnation, vêtu de gueules, mouvant du flanc senestre, la main traversée par le dessus d'une flèche d'or la pointe en bas, le tout soutenu d'une biche gisante contournée d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Le Calvaire Saint-Florentin de Gélaucourt, [17]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Non recensé par le SANDRE
  2. « Ruisseau de velle [A5400760] - Cours d'eau », sur www.sandre.eaufrance.fr (consulté le 18 septembre 2019)
  3. « Fiche ma Commune », sur SIGES (BRGM) (consulté le 21 octobre 2019)
  4. Charles SADOUL, « Le pays Lorrain », Le pays Lorrain,‎ , p. 131 (lire en ligne) :

    « Les esprits se montaient autour de phénomènes supranaturels, comme les reliques de saint Amon à Saulxerottes ou comme les sources de Gélaucourt. »

  5. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
  6. a et b E. Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 54
  7. 48.458136 , 5.981077
  8. Beaupré, J., Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaine et mérovingienne, A. Crépin-Leblond, (OCLC 26749408, lire en ligne), p. 66
  9. Source : Villes et Villages Fleuris
  10. Entente florale
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. a et b Henri Lepage, Le département de la Meurthe. Première partie : statistique historique et administrative , Nancy, Imprimerie PEIFFER, 1843, P 66 - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96225005
  16. Courbe, Charles., Promenades historiques à travers les rues de Nancy au XVIIIe siècle, à l'époque révolutionnaire et de nos jours. Recherches sur les hommes et les choses de ces temps : par Ch. Courbe. (Préface de Louis Lallement.)., L'auteur, (OCLC 457253678, lire en ligne), p. 177-178
  17. administrateur in 54- Meurthe-et-Moselle et Histoire Locale, « Le Calvaire Saint-Florentin de Gélaucourt (Meurthe-et-Moselle) », sur Histoire de France - Communiqués, (consulté le 18 septembre 2019)