Gédéon Bordiau

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Gédéon Bordiau
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
Bruxelles
Nationalité
Activité

Gédéon Bordiau, né à Neufvilles (Soignies) le et mort à Bruxelles le (à 71 ans), est un architecte belge.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Formé à l'Académie des beaux-arts de Bruxelles (1847-1854), Gédéon Bordiau entame sa carrière comme dessinateur pour Joseph Poelaert auquel il succède, après sa démission en 1856, comme architecte de la Ville de Bruxelles.

Il collabore donc à la plupart des grands projets de Poelaert, dont le chantier interminable du Palais de justice de Bruxelles, cette construction pharaonique achevée après la mort de son concepteur. Il en gardera des marques indélébiles, comme un goût prononcé pour les lourdes masses de pierre et le gigantisme.

Il réalise son premier projet personnel à la place Madou où il construit une série d’ateliers d’artiste de style Renaissance, disposés en exèdre autour de l’entrée de la chaussée de Louvain.[réf. nécessaire] Lors de l’aménagement des boulevards du centre au-dessus du pertuis de la Senne, il réalise, place de Brouckère, un immeuble de rapport de style renaissance très décoré qui obtiendra le 13e prix du concours d'architecte organisé pour encourager la reconstruction de cette partie du centre-ville.

Il est ensuite associé à l’urbanisation des faubourgs de Bruxelles en dessinant les plans du quartier des Squares. Son projet de palais des beaux-arts rejeté, Jules Anspach lui confie l’aménagement du quartier tandis que l’État belge lui commande le palais de l’industrie et l’aménagement des jardins du plateau de Linthout, bientôt rebaptisé parc du Cinquantenaire. Il s’y consacre pendant près de vingt ans en réalisant, en fonction des disponibilités budgétaires, toutes les extensions nécessaires et en profite, en même temps, pour proposer des pavillons pour les expositions régulières qui y sont organisées (1880, 1888, 1897). L’énergie et l’enthousiasme avec lesquels il dirige les métiers contribue à asseoir sa réputation.

Gédéon Bordiau (son nom véritable est Bourdiau) meurt chez lui, à Bruxelles, 68 rue Joseph II, le 23 janvier 1904. Il était veuf (sans postérité) de Marie-Mathilde Mareska (1839-1903), d'une famille d'entrepreneurs de Saint-Josse-ten-Noode. Son père Jean-Joseph Bourdiau (1795-1844) était cabaretier à Neufvilles[1].

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Gare de Soignies

Honneurs[modifier | modifier le code]

Les vastes salles d'exposition conçues par l'architecte au Cinquantenaire sont appelées Halles Bordiau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Waltenier, « Les quartiers d'ascendance de l'architecte Gédéon Bordiau (1832-1904) », dans L'Intermédiaire des Généalogistes, 1995, pages 322 et 323
  2. Exèdres du parc du Cinquantenaire