Futures Vedettes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Futures Vedettes
Réalisation Marc Allégret
Scénario Marc Allégret
Roger Vadim
d'après le roman de
Vicki Baum
Acteurs principaux
Sociétés de production Régie du Film
Orsay Films
Del Duca Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 95 minutes
Sortie 1955

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Futures Vedettes est un film français réalisé par Marc Allégret et sorti en 1955.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En Autriche, toutes les élèves du Conservatoire de Vienne n’ont d’yeux que pour leur beau professeur de chant, le ténor Éric Walter, et certaines d’entre elles rêvent de le conquérir bien qu’il soit déjà marié. Éric, séparé un temps de sa femme Marie, devient ainsi l’amant de la jeune Sophie, une apprentie danseuse. Élisa, une autre élève qui en était éperdument amoureuse, tente alors, par désespoir, de mettre fin à ses jours… Lorsque Éric renoue avec son épouse, Sophie, pour dépasser sa déception, se met à travailler le chant avec ferveur. Aguerrie et mûrie par l’épreuve, elle est sur la voie de la réussite.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

  • Période de prises de vue : décembre 1954[2].
  • Intérieurs : Studios de Saint-Maurice (Val-de-Marne)[2].
  • Extérieurs tournés à Vienne (Autriche) : Musée Albertina (scène où Sophie et Élis rentrent à la maison), Heldenplatz (scène où Éric dépose Élis en voiture), Académie autrichienne des sciences (extérieurs du « Conservatoire de Vienne » dans le film)[2].
  • Brigitte Bardot[3] : « Je tournais Futures vedettes, et côtoyais Jean Marais toute la journée dans ce film au titre plein de promesses. J’avais le rôle d’une future cantatrice. J’ai fait de la danse pendant très longtemps, j’ai un peu appris la comédie, mais alors le chant, c’était zéro pour moi, surtout les roucoulades des sopranos.
    Il a fallu que j’apprenne à mettre la bouche en chemin d’œuf, à respirer et à prendre des airs de prima donna. Je chantais sur un playback les airs célèbres de La Tosca et de Madame Butterfly
    Une fois de plus, j’étais grotesque !
    Quand j’avais fini de chanter mes classiques, je jouais des scènes d’amour avec Jean Marais. Il fallait vraiment que je me donne un mal fou pour essayer d’y croire, car Jean ne me donnait pas l’impression d’avoir envie de recommencer ces scènes plusieurs fois de suite. Décidément, entre Jean-Claude Pascal[Note 1] et lui, ma vertu ne risquait rien ! »
  • Mylène Demongeot[4] : « Marc Allégret m’a engagée pour interpréter une apprentie chanteuse, au conservatoire, dans la classe de Jean Marais. Une autre de mes vedettes préférées. […] La vedette, c’est la Brigitte Bardot d’avant Et Dieu… créa la femme. […] Elle a un cou de cygne (encore plus long que le mien et ça me réconforte), un port de reine, les pieds en dehors — un corps divin, hyper mince avec de gros seins. Je la vois, je suis verte ! Tout ce que je ne serai jamais ! […] Sa voix est enfantine, lente, très spéciale, tous les mots bien détachés…
    Sur le plateau, elle est très sérieuse, très appliquée à bien faire. Elle joue le rôle d’une danseuse, elle. Et elle est très gentille avec moi.
    Le scénariste du film, c’est Roger Vadim — le mari de Bardot. Il a une réputation sulfureuse. C’est le grand Satan pour nous, les gamines. (Quand je dis nous ce n’est que moi et celle qui est devenue ma grande copine rencontrée sur le tournage, Danièle Heymann, la future journaliste. À cette époque, mon Dieu, nous sommes aussi godiches l’une que l’autre…). […] Par contre, j’ai le béguin pour un jeune danseur beau comme un dieu, Georges Reich. Un vrai dessin de Cocteau, blond avec de grands yeux verts effilés. Il ne fait absolument pas attention à moi. Normal. C’est l’ami de cœur de Jean Marais. Pas de chance ! »

Accueil[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2018)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
  • Considéré comme « ringard »[Par qui ?], et comme le parfait exemple du film de l'époque morale et rigide de « la France de papa » d'avant Mai 1968, et dont le modèle était déjà rejeté dés le début des années 1960[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Son partenaire dans son film précédent, Le Fils de Caroline Chérie (sorti 2 mois plus tôt, le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. CNC. et Unifrance.org.
  2. a, b et c IMDb : Filming & Production.
  3. Extrait de ses mémoires, Initiales BB, éditions Grasset, Paris, 1996, (ISBN 2-246-52601-9).
  4. Extrait de son autobiographie, Tiroirs secrets, éditions Le Pré aux clercs, 2001, (ISBN 2-84228-131-4).

Liens externes[modifier | modifier le code]