Fury (film, 2014)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Fury
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo original du film

Titre original Fury
Réalisation David Ayer
Scénario David Ayer
Acteurs principaux
Sociétés de production Le Grisbi Productions
Crave Films
Huayi Brothers
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Genre Guerre
Durée 134 minutes
Sortie 2014


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Fury est un film de guerre américano-chinois coproduit, écrit et réalisé par David Ayer, sorti en 2014.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un char M4 Sherman similaire à celui présent dans le film.

, les forces Alliées se battent en plein cœur de l'Allemagne nazie. Le sergent Don « Wardaddy » Collier commande un M4A3E8 Sherman surnommé « Fury » ( Fureur ) de la 2e division blindée américaine. Son équipage est composé d'hommes aguerris : le tireur Boyd « Bible » Swan, le pilote Corporal Trini « Gordo » Garcia, le chargeur-mécanicien Grady « Coon-Ass » Travis et le copilote-mitrailleur Red.

Après avoir perdu ce dernier durant un affrontement ainsi que le reste du peloton, une nouvelle recrue Norman Ellison, jeune et inexpérimenté, est alors affectée à l'équipage comme nouveau copilote. Wardaddy bien que sceptique, l'accepte parmi le groupe de même que les autres membres. Le ravitaillement et la maintenance effectués, le chef de l'unité le lieutenant Parker mène un groupe de cinq Sherman composé du sien ainsi que ceux des sergents Wardaddy, Binkowski, Davis et Peterson. Leurs mission est de prêter main forte aux troupes du capitaine Waggoner de la compagnie Backer pour prendre la prochaine ville.

Sur le chemin, une embuscade menée par de très jeunes Allemands détruit le char du lieutenant. Wardaddy réprimande alors Norman pour son manque de réaction, le sergent prenant ensuite la tête des quatre blindés restants. Les véhicules rejoignent l'unité du capitaine Waggoner qui demande à Wardaddy de dégager la voie jusqu'à la prochaine ville avec ses chars, la compagnie menée par le sergent Miles devant suivre derrière. S'ensuit un affrontement contre des troupes et les canons antichar allemands positionnés à l'extrémité d'une forêt où les Alliés s'en sortent vainqueur, mais Norman n'a pas été une nouvelle fois à la hauteur. Le sergent, voulant mettre à l'épreuve sa nouvelle recrue, l'oblige alors à exécuter un des Allemands capturé. Boyd, Gordo et Coon-Ass expliquent à leur nouveau camarade que malgré la dureté de leur chef, ils forment un groupe soudé depuis la campagne d'Afrique.

Sur le chemin menant à la ville, les Américains découvrent des civils pendus par les SS pour "lâcheté". Puis le capitaine Waggoner ordonne à Wardaddy par radio la prise de la ville. De nouvelles escarmouches ont lieu mais les chars US permettent de prendre le dessus, non sans pertes dont le sergent Miles qui menait les troupes au sol. Norman use enfin de sa mitrailleuse à bon escient et les Allemands (pour certain de jeunes ados), se rendent, l'officier SS responsable des pendaisons étant abattu sans ménagement. Les Américains peuvent se reposer un peu et Wardaddy prend Norman sous son aile et lui montre la cruauté de la guerre mais aussi qu'il faut profiter des rares moments de bonheur. Ils découvrent ainsi deux Allemandes dans un appartement, Irma et sa jeune cousine Emma, qui finit par entretenir une relation amoureuse avec Norman, touchée par la douceur du garçon. Plus tard, l'équipage débarque et casse l'ambiance avant d'être rappelé pour repartir. Le capitaine Waggoner les charge de sécuriser un carrefour pour contenir un regroupement de troupes ennemies. Mais juste avant de partir, un bombardement détruit l'immeuble où vivaient les deux femmes. Norman découvre effondré le corps d'Emma, l'horreur de la guerre se rappelant subitement à lui.

Les quatre Sherman reprennent leur route et Wardaddy rappelle à Norman que d'autres innocents perdront inévitablement la vie avant la fin de la guerre. Plus tard sur le chemin, le char de Binkowski est subitement frappé par un canon de 88 mm d'un char Tigre qui leur fait face. Les blindés s'affrontent mais la puissance du blindé allemand vient également à bout du char de Peterson puis celui de Davis. Désormais seul, l'équipage du Fury parvient tant bien que mal à déborder et neutraliser le Panzer lourd par l'arrière. Endommagé, la radio en panne, le Fury n'a d'autres choix que de se rendre seul au carrefour mais il percute une mine qui l'immobilise. Alors qu’ils tentent de le réparer, Norman partie en reconnaissance repère tout un bataillon de SS en route pour combattre. N'ayant plus le temps, Boyd, Gordo et Coon-Ass suggèrent de fuir mais le sergent Wardaddy préfère rester fidèle à son char en le défendant jusqu'à la fin, quitte à le faire seul. Encouragés et émus par la détermination de leur chef, les quatre hommes décident de se joindre à lui. Ils camouflent alors le Fury pour faire croire à une épave et s'enferment à l'intérieur, prêts à en découdre.

Peu avant que ne tombe la nuit, les SS débarquent au carrefour quand soudain, le Sherman immobile ouvre le feu. Le combat dure toute une partie de la nuit et le bataillon subit de lourdes pertes humaines et matérielles. Bien que le char fasse preuve d'une grande endurance et l'équipage d'une grande combativité, le blindé finit par être endommagé et à court de munitions. En face, l'ennemi est tout aussi déterminé et Coon-Ass, Gordo, puis Boyd périssent un-à-un sous les coups des tirs croisés allemands. Mais alors qu'il ne reste plus que Wardaddy mortellement blessé par les tirs d'un sniper et Norman, le sergent se sacrifie et permet au jeune homme de se sauver en se cachant sous le char avant que celui-ci ne soit définitivement mis hors de combat. Les SS ont gagné cette manche mais l'ont payé au prix fort. L'un d'eux, un jeune comme Norman, découvre ce dernier caché sous le blindé, lui sourit avant de rejoindre son bataillon sans le dénoncer, lui sauvant ainsi la vie.

Le lendemain, les hommes de la compagnie Backer découvrent le Fury et son unique survivant cloitré à l'intérieur, entouré de nombreux cadavres de SS.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

 Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[6] et AlloDoublage[7]
 Source et légende : version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[8]

Production[modifier | modifier le code]

Le réalisateur David Ayer, à la première mondiale du film, à Washington, D.C..
« La guerre est quasiment finie et le régime nazi est moribond. C’est un cadre très différent de celui des films de guerre où l’on célèbre les manœuvres victorieuses impliquant les troupes américaines, comme le débarquement en France, les avancées en Europe ou encore la bataille des Ardennes. On oublie souvent la période où le nazisme rend son dernier souffle, face à des soldats américains épuisés par des années de guerre et en manque d’effectifs[9]. »


Développement[modifier | modifier le code]

Le film s'inspire d'une histoire réelle survenue à la fin de la Seconde Guerre mondiale[10]. Il retrace l'histoire d'une poignée de militaires américains s'opposant à l'armée allemande à bord d'un char surnommé « Fury »[9]. Le personnage de "War Daddy" s'inspire d'un authentique as de l'arme blindée, LaFayette Green Pool, également surnommé "War Daddy".

Pour crédibiliser le film, le producteur Bill Block, QED International et Brad Pitt ont organisé une réunion entre des acteurs du film et des vétérans, qui ont raconté leur vécu et leurs souvenirs à bord des tanks[9].

L'intérêt du film est multiple. Il retrace une page de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale en général non abordée, la guerre en Allemagne, les films de fiction n'ayant que rarement franchi le pont de Remagen. Il met en lumière le fanatisme des S.S., ainsi que l'endoctrinement d'une grande partie du peuple allemand, en particulier des jeunes, mais aussi des exécutions sommaires de soldats allemands s'étant rendus aux Américains ; d'une manière générale, le film montre à quel point les soldats des nations ennemies avaient appris à se haïr. Il révèle également la supériorité du char Tigre qui laisse songeur quant aux capacités industrielles et techniques de l'Allemagne. Ce film montre également l'environnement de la fin de la guerre en Europe, celle d'une armée alliée fatiguée voulant en finir rapidement mais qui a face à elle une armée allemande fanatique jetant ses dernières forces pour défendre son territoire.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

En , Shia LaBeouf est annoncé à la distribution du film[5]. Fury marque la seconde collaboration entre Michael Peña et le réalisateur David Ayer puisqu'ils avaient collaboré deux ans plus tôt sur End of Watch.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a débuté le dans le comté de Oxfordshire, en Angleterre[11],[12]. Il a lieu également à Londres et dans le comté de Hertfordshire[9]. Le film est entièrement tourné sur pellicule[9].

Pour les besoins du film, l'équipe a utilisé plusieurs chars empruntés au musée des blindés de Bovington : un Sherman M4A2 76 mm HVSS ainsi qu'un Sherman M4A4 75MM VVSS, un Sherman M4A1 76 mm VVSS, ainsi que le tout dernier Tiger I en état[9], le Tiger 131.

Durant le tournage, l'acteur Shia LaBeouf, réputé pour ses caprices et frasques en tout genre, se serait arraché une dent, mutilé le visage et aurait refusé de prendre des douches pour, selon lui, « se mettre dans les conditions du rôle »[9],[13]. Le tournage a également été marqué par la blessure d'un cascadeur avec une baïonnette. Par ailleurs, une polémique est née après que des passants ont vu des personnes en costumes nazis, et ce le Jour du Souvenir. Le réalisateur David Ayer leur a alors expliqué qu'il s'agissait d'un film[9].

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Fury
Score cumulé
SiteNote
Metacritic64/100[14]
Rotten Tomatoes76 %[15]
Allociné3.3 étoiles sur 5[16]
Compilation des critiques
PériodiqueNote

Fury est très bien reçu par la critique, puisque dans les pays anglophones, le site Rotten Tomatoes lui attribue 76 % d'avis favorables, sur la base de 257 commentaires et une note moyenne de 6,910[15] et le site Metacritic lui attribue un score de 64100, sur la base de 47 commentaires[14].

Le film reçoit un très bon accueil aussi sur le site Allociné, sur la base de 20 commentaires presse, le film reçoit une note moyenne de 3.35[16], tandis que les spectateurs lui attribuent une note moyenne de 4.15 pour 1198 commentaires (au ). Sur Cinémur, le film obtient une moyenne de 4.25 pour 879 commentaires[17].

Box-office[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, le film réalise 23 702 421 $ pour son premier week-end d'exploitation, pour une moyenne de 7 470 $ sur les 3 173 salles le diffusant, ce qui lui permet de prendre la tête du box-office[3]. Au bout de quatorze semaines à l'affiche, Fury rapporte 85 817 906 $ de recettes sur le territoire américain et 126 000 000 $ à l'étranger, portant le total des recettes mondiales à 211 817 906 $[3].

En France, Fury réalise un résultat modeste pour sa première semaine en salles, où il est distribué dans 415 salles, prenant la cinquième place du box-office avec 339 311 entrées[18]. Au bout de neuf semaines à l'affiche, le long-métrage totalise 767 455 entrées[18].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
85 817 906 $ 14
Drapeau de la France France 767 455 entrées - 9

Monde Total mondial 211 817 906 $ - -

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bien que le grade original du personnage soit « Second Lieutenant », équivalent du sous-lieutenant français, Parker est appelé « adjudant » dans la VF

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Mike Fleming Jr., « Brad Pitt WWII Tank Film Rolls Toward November 12 Date With Gravity Composer Steven Price Scoring », sur Deadline.com, (consulté le 7 juillet 2014).
  2. (en) Tommy Yang, « Chinese studio Huayi Brothers to invest $130 million in new U.S. branch », sur www.latimes.com, Los Angeles Times, (consulté le 28 novembre 2014)
  3. a b et c (en) « Fury (2014) », sur Box Office Mojo (consulté le 20 octobre 2014)
  4. « Classification du film » sur Cnc.fr, consulté le 16 octobre 2014.
  5. a b et c « Shia LaBeouf face à Brad Pitt dans Fury » sur ActuCiné.com, article du 24 avril 2013, mis en ligne le 6 octobre 2013.
  6. « Fiche du doublage français », sur RS Doublage (consulté le 5 septembre 2014).
  7. « Fiche du doublage français », sur AlloDoublage (consulté le 20 octobre 2014)
  8. « Fiche du doublage québécois », sur Doublage Québec (consulté le 5 février 2015)
  9. a b c d e f g et h « Secrets de tournage », sur AlloCiné (consulté le 20 octobre 2014)
  10. (en) Kara Warner, « Sony’s CinemaCon Panel Offers First Look at Brad Pitt’s WWII Epic, Fury », sur Movies.yahoo.com, (consulté le 7 juillet 2014).
  11. (en) « Brad Pitt films scenes in the British countryside for new war movie Fury », sur Express.co.uk (consulté le 6 octobre 2013)
  12. (en) « Brad Pitt turns British village into warzone for new film Fury », sur Uk.movies.yahoo.com, (consulté le 6 octobre 2013).
  13. « Shia LaBeouf dans "Fury": l'acteur se mutile le visage avec un couteau »
  14. a et b (en) « Fury Reviews », sur Metacritic, CBS Interactive (consulté le 4 mai 2020).
  15. a et b (en) « Fury (2014) », sur Rotten Tomatoes, Fandango Media (consulté le 4 mai 2020).
  16. a et b « Fury - critiques presse », sur Allociné (consulté le 4 mai 2020).
  17. « Fury (2014) infos et avis du film » [vidéo], sur CINEMUR (consulté le 5 septembre 2020).
  18. a et b http://www.jpbox-office.com/fichfilm.php?id=14479&affich=france#cible1

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]