Funiculaire Pfaffenthal-Kirchberg

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Funiculaire Pfaffenthal-Kirchberg
Cabines en station amont (Pont-rouge), en octobre 2017.
Cabines en station amont (Pont-rouge), en .

Réseau Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Ouverture
Exploitant CFL
Conduite (système) Automatique
Points d’arrêt 2
Longueur 0,200 km
Temps de parcours 1,03 min
Distance moyenne entre points d’arrêt 200 m
Communes desservies 1 (Luxembourg)
Jours de fonctionnement Tous les jours
Lignes connexes TC au Luxembourg :
(TRAIN) CFL
(FUNI) Funiculaire
(TRAM) Tramway
(BUS) Autobus :
RGTR (National)
AVL (Luxembourg)
TICE (Esch-sur-Alzette)
City-Bus (Navettes)
Nightbus (Bus de nuit)
Transport à la demande

Le funiculaire Pfaffenthal-Kirchberg est un funiculaire automatique situé à Luxembourg mis en service le . Il est constitué de deux lignes parallèles de deux cabines chacune, qui permettent aux voyageurs venant de la gare de Pfaffenthal-Kirchberg de monter sur le plateau du Kirchberg et de pouvoir ensuite prendre le tramway. Long de deux cents mètres, il gravit les trente-huit mètres de dénivelé en une minute et trois secondes. Il est exploité par la Société nationale des chemins de fer luxembourgeois (CFL) et constitue le premier équipement de ce type au Luxembourg[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

Le chantier du funiculaire et de la gare en .

Le projet de funiculaire et de la gare connexe est présenté le par le ministre Claude Wiseler et s'inscrit dans le cadre de la stratégie pour une mobilité durable (MoDu) du gouvernement, pour un coût estimé, de 96 millions d'euros[1]. Il a pour objectif de réduire le temps de parcours pour les voyageurs qui se rendent au Kirchberg en leur offrant un accès direct[1]. Le funiculaire a pour objectif de rattraper le dénivelé de 38 mètres entre la gare, sise dans le vallon de l'Alzette, et le plateau du Kirchberg où se situera le tramway[2]. D'autres modes furent envisagés (escalators doublés d'ascenseurs, ascenseurs seuls, etc.) : le funiculaire a été retenu car il permettait à la fois d'avoir une capacité conséquente (transporter vers le Kirchberg l'équivalent de deux trains en dix minutes), de ne pas avoir à creuser de tunnels et de permettre l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite, ainsi que de limiter les coûts d'entretien[3].

Les études d'avant-projet ont lieu entre 2013 et 2014, la loi de financement est votée vers l'été 2014[4]. La construction du funiculaire débute en par le défrichage du site, y compris pour la gare[5]. Les terrassements débutent en [6].

La construction de la voie à proprement parler débute en [1], le funiculaire est construit par Doppelmayr - Garaventa[7]. Le chantier a pris un peu de retard, en raison de failles dans la roche non détectées lors des analyses réalisées en amont du chantier[2]. La tranchée couverte est achevée en et la pose des voies débute en , le gros œuvre de la station inférieure (la gare CFL) est achevé en [2], les cabines sont livrées en et présentées officiellement en , les essais débutant dans la foulée[1], le gros œuvre de la gare supérieure est achevé en [2]. Les essais débutent en , la mise en service a lieu le , en même temps que la gare et le nouveau tramway[1],[8].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La ligne[modifier | modifier le code]

icône vidéo Vidéo externe
Le funiculaire sur le compte YouTube de vhbleu.

La ligne, ou plutôt les lignes car l'installation est en réalité composé de deux lignes parallèles distinctes, de 200 mètres de long[7] naît à la plateforme surplombant les voies de la gare de Pfaffenthal-Kirchberg, accessible par des escalators et des ascenseurs, et monte immédiatement pour ensuite passer sous un tranchée couverte de 67,5 mètres de long et 21,1 m de large[2] où se situe les voies d'évitement de chacune des lignes, pour revenir à l'air libre et rejoindre son terminus, en correspondance avec la station Rout Bréck – Pafendall du tramway de Luxembourg. Le funiculaire est équipé d'une voie double à l'écartement standard d'1,435 mètre, chacune disposant d'un évitement Abt, et la rampe atteint 19,7 %, le tout pour un temps de parcours d'une minute et trois secondes grâce à une vitesse de 7 m/s[7],[9],[10]. Le funiculaire a été construit de façon à ne pas affecter le fort Olisy, qui fait partie du secteur classé par l'UNESCO[11].

Le funiculaire, qui est gratuit et automatique[12], fonctionne avec des horaires synchronisés sur ceux des trains[10],[9]. Il a une capacité maximale de 7 200 voyageurs par heure ou 3600 par ligne, ce chiffre était estimé à 6000 en heures de pointe et à 3000 en heures creuses lors des premières études[13],[10],[1]. En heures creuses, seules deux des quatre cabines et donc une seule des deux lignes, sont utilisées[9]. Le temps d'arrêt maximal en station est de 105 secondes[10].

Le funiculaire est géré depuis un poste de commande implanté au sein même de la gare supérieure de la ligne (Rout Bréck - Pafendall)[12].

Les cabines[modifier | modifier le code]

Le funiculaire est exploité à l'aide de quatre cabines, deux par ligne, numérotées de 1 à 4 aux couleurs des CFL (rouge et blanc) pouvant transporter chacune 140 (en temps normal) à 168 voyageurs (au maximum), dont 16 pourront voyager assis sur un des sièges rabattables[13],[1].

Les cabines, construites sur-mesure par Doppelmayr - Garaventa[7], mesurent 11,8 mètres de long et 3,5 mètres de large, pour un poids de 18 tonnes chacune et sont accessibles aux personnes à mobilité réduite[13],[10]. Ne possédant pas de chef de train, elles disposent de larges surfaces vitrées, incluant le toit, afin de profiter du paysage[9]. Leur conception fait que le compartiment voyageur, haut de 2,6 mètres est toujours à l'horizontale, le châssis à son point le plus haut fait que la hauteur maximale d'une cabine est de 4,7 mètres[10].

Trafic[modifier | modifier le code]

Entre le 10 et le 31 décembre 2017, près de 117 500 personnes ont emprunté le funiculaire, soit une moyenne de 5 500 voyageurs par jour[14]. En février 2018, la ligne voit passer 6000 voyageurs par heure[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce n'est en revanche pas le premier transport par câble du pays, il existe en effet le télésiège de Vianden situé au nord du grand-duché

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g « Gare de Pfaffenthal-Kirchberg », sur http://www.rail.lu (consulté le 18 juillet 2017).
  2. a b c d et e Maurice Flick, « Dans un an et demi, le funiculaire grimpera jusqu'au Kirchberg », sur https://www.wort.lu, (consulté le 20 juillet 2017).
  3. Céline Coubray, « Prochain arrêt: Pfaffenthal-Kirchberg! », sur http://paperjam.lu, (consulté le 12 décembre 2017)
  4. « Infrastructure ferroviaire Projets 2015 – 2024 Exemple: Funiculaire Arrêt Kirchberg - Pfaffenthal », sur https://www.mobiliteit.lu, (consulté le 18 juillet 2017).
  5. Jörg Tschürtz, « La gare du Pont rouge sur de bons rails », sur http://www.lessentiel.lu, (consulté le 18 juillet 2017).
  6. Thomas Holzer, « 63 secondes pour aller du Pfaffenthal au Kirchberg », sur http://www.lessentiel.lu, (consulté le 18 juillet 2017).
  7. a b c et d « Le funiculaire est arrivé au Kirchberg! », sur https://www.wort.lu/fr, (consulté le 20 juillet 2017).
  8. « Le premier trajet du funiculaire en vidéo », sur http://www.lessentiel.lu, (consulté le 24 novembre 2017)
  9. a b c et d Maurice Fick, « Les nouvelles cabines du funiculaire sont là! », sur https://www.wort.lu, (consulté le 20 juillet 2017).
  10. a b c d e et f « Gare Pont Rouge », sur https://www.gouvernement.lu, (consulté le 20 juillet 2017).
  11. « Luxembourg : le fort Olisy préservé », sur http://www.lequotidien.lu, (consulté le 20 juillet 2017).
  12. a et b Christelle Brucker, « Tram, funiculaire: derniers mois de préparation au Kirchberg », sur Luxemburger Wort, (consulté le 27 août 2017).
  13. a b et c « Les cabines du funiculaire sont déjà sur les rails », sur http://www.lessentiel.lu, (consulté le 20 juillet 2017).
  14. Jean-Michel Hennebert, « Premier bilan «positif» pour la «nouvelle mobilité» », sur http://paperjam.lu, (consulté le 13 janvier 2018)
  15. Virginie Orlandi, « Le tram passera sur l'avenue de la Liberté en 2020 », sur Luxemburger Wort, (consulté le 25 février 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andrés Lejona, 63 secondes du Pfaffenthal au Kirchberg : La construction du funiculaire du Pont Rouge en 30 photographies d’Andrés Lejona, Luxembourg, Paczowski et Fritsch Architectes, , 64 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]