Frustration sexuelle

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La frustration sexuelle décrit la condition durant laquelle un organisme est dans un état d'agitation, de déprime, de stress, de solitude ou d'anxiété à la suite d'une virginité prolongée, une inactivité sexuelle, une insatisfaction sexuelle, ou une interruption qui survient lors d'une relation sexuelle, menant l'individu à rejeter ou vouloir une meilleure interaction sexuelle, ou un état dans lequel il souhaite être sexuellement excité sans réel désir de satisfaction. Le terme peut également décrire une excitation sexuelle frustrante en l'absence d'un orgasme[1].

Causes et effets[modifier | modifier le code]

La frustration sexuelle peut être problématique chez un individu, et être la cause d'effets psychologiques ou physiologiques néfastes sur ce dernier[2], et possiblement son entourage. Elle peut mener à des troubles psychosomatiques et développer une irritabilité, une exigence et une susceptibilité qui rendent plus difficile la rencontre avec d’autres partenaires[3]. Des actes violents peuvent également en résulter[4].

Les individus fétichistes peuvent également ressentir de la frustration sexuelle, car se sentant anormaux[4]. Paradoxalement, la frustration sexuelle peut inconsciemment forcer un individu à développer une paraphilie. Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR) classifie les paraphilies comme « un moyen pour certaines personnes d'extérioriser leur énergie ou frustration sexuelle[4],[5]. » L'acte suivi par l'excitation ou l'orgasme, s'achève par la masturbation ou le fantasme[4].

Selon Wilhem Reich, ancien élève du psychanalyste Sigmund Freud, soutient que « lorsque les gens sont capables d'une expression sexuelle épanouie, ils subissent un changement de personnalité et commencent dès lors à apprécier tous les aspects de la vie[6]. » Il s'accorde à dire que la frustration sexuelle paralyse l'exercice de la conscience sociale et que la répression sexuelle trouverait son fondement dans des problèmes d'ordres sociaux et économiques[6]. Selon Pierre Achard, docteur français en médecine, « la frustration sexuelle conduit à une sécrétion accélérée de testostérone et par voie de conséquence, à un déchaînement de violence[7]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Female Sexual Frustration: Abandoning the labels for a new pleasure paradigm », sur American Sexuality Magazine (consulté le 20 juillet 2013).
  2. (fr) « Faire l'amour est excellent pour la santé », sur Santé Vie Positive (consulté le 20 juillet 2013).
  3. (fr) « Peut-on vivre sans faire l’amour ? », sur Psychologies.com (consulté le 20 juillet 2013).
  4. a b c et d (en) « Background », sur Medscape (consulté le 20 juillet 2013).
  5. (en) American Psychiatric Association, Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Washington, DC, American Psychiatric Association, , 566 - 576 p..
  6. a et b (fr) Marie-José Vachet, Sexualité, histoire de bien la vivre, (ISBN 2-7483-0637-6, lire en ligne), p. 151
  7. (fr) Dr Pierre Achard, « Frustration sexuelle, et après? », sur pierreachard.fr, (consulté le 20 juillet 2013).

Voir aussi[modifier | modifier le code]