Fruit (architecture)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fruit.
Murs avec fruit. Le Quesnoy, bastion et fortifications, sud-ouest de la citadelle Vauban.

Le fruit est un terme employé en architecture pour désigner une diminution de l'épaisseur qu'on donne à un mur au fur et à mesure qu'on s'élève : en suivant le parement extérieur vers le sommet, on avance ainsi dans la base de sustentation.

Présentation[modifier | modifier le code]

Pour un fruit, l'inclinaison est faible ; lorsqu’elle est plus importante, il s’agit d’un glacis (inclinaison moyenne) ou d'un talus (inclinaison forte, talus désigne aussi la face d'un mur ayant un fruit très accentué)

Cette obliquité de la face extérieure du mur permet entre autres de le rendre plus résistant aux forces qui pourraient le pousser vers l'extérieur et allège le poids. À la base d'une tour ou d'un mur, le fruit permet, selon son inclinaison, de donner à un objet lancé des mâchicoulis, un rebond favorable à l'écrasement des ennemis en approche sous les murs, il évite aussi les opérations de sape. Cette obliquité permet aussi de réduire les infiltrations d'eau par capillarité, ce qui réduit la désagrégation de la pierre par la formation de salpêtre.

C'est également, par extension, l'inclinaison que l'on donne au plan d'un vantail pour que son poids tende à le maintenir fermé.

De manière similaire, le fruit d'un barrage est la tangente de l'angle que fait le parement avec la verticale. À l'amont d'un barrage de type poids, le fruit est en général de 0.1, et il est de 0.7 à l'aval.

Le contre-fruit est l'obliquité inverse qui met le sommet en surplomb de la ligne de base[1].

Références[modifier | modifier le code]