Front pour la restauration de l'unité et la démocratie

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Le Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD, parfois Front pour la restauration de l'unité à Djibouti) est un mouvement politique dijiboutien créé en . Il rassemble des militants issus du Front de libération de Djibouti (FDLD) qui regroupe deux petits mouvements en 1979 : l'Union nationale pour l'indépendance (UNI) et le Mouvement populaire de libération (MPL).

Historique[modifier | modifier le code]

Très peu de temps après l'indépendance de la république de Djibouti, le président Hassan Gouled instaure une dictature clanique excluant - au profit de son seul clan somali issa Mammassane - totalement les habitants Afars autochtones majoritaires ainsi que les autres clans issas. Ahmed Dini, père de l'indépendance, démissionne alors de son poste de premier ministre en pour protester contre cet état de fait.

La résistance afare s'organise : ayant récupéré des armes des militaires éthiopiens en déroute, le FRUD déclenche en une offensive armée contre le gouvernement. Alors qu'il a conquis les deux-tiers du territoire, l'offensive s'interrompt après une intervention de médiation française et l'installation de troupes d'interposition en . Le , un massacre a lieu dans le quartier d'Arhiba de la capitale Djibouti : 59 civils afars sont massacrés par l'armée djiboutienne aux ordres du président de la république Hassan Gouled en représailles aux défaites de l'armée djiboutienne face à la résistance du FRUD.
Le premier président du FRUD est Mohamed Adoyata Youssouf, puis, à partir d', Ahmed Dini. Il appelle au boycott des élections de 1992.

Une offensive de l'armée gouvernementale - renforcée par la livraison d'armes chinoises - en juillet 1993 repousse les troupes du FRUD dans les confins nord du pays.

En , une partie du FRUD, dirigée par Ougoureh Kifleh Ahmed signe un accord avec le gouvernement. Devenu le quatrième parti autorisé, il obtient 11 députés lors des élections de 1997.

Le FRUD-armé dirigé par Ahmed Dini et Mohamed Kadamy continue à mener des actions de résistance armée, qui entretiennent un climat d'insécurité dans le Nord du pays. Finalement, un accord de paix est signé entre le gouvernement et le FRUD-armé le , qui devient le « FRUD-national ».

Quelques éléments refusent cet accord, sous la direction de Mohamed Kadamy et Hassan Mokbel[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Communiqué du FRUD, voir en ligne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ali Coubba [1993], Djibouti, une nation en otage, Paris, L’Harmattan, 357 p.
  • Ali Coubba [1996], Le mal djiboutien : rivalités ethniques et enjeux politiques, Paris, L’Harmattan, 174 p.
  • Ismaïl Ibrahim Houmed [2002], Indépendance, démocratisation, enjeux stratégiques à Djibouti, Paris, L’Harmattan, 194 p.
  • Mohamed Aden [2002], Ourrou-Djibouti, 1991-1994 : du maquis afar à la paix des braves, Paris, L'Harmattan, 266 p.