Front de libération du Mozambique

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Front de libération du Mozambique
Frente de Libertação de Moçambique
Image illustrative de l'article Front de libération du Mozambique
Logo officiel.
Présentation
Président Armando Guebuza
Fondation
Siège Rua da Frente de Libertação de Moçambique nº 10,
Bairro da Sommerschield, Maputo
Idéologie Social-démocratie
Socialisme démocratique
Auparavant :
Communisme
Marxisme-léninisme
Affiliation internationale Internationale socialiste
Couleurs Rouge
Site web http://www.frelimo.org.mz

Le Front de libération du Mozambique, ou FRELIMO, est un parti politique du Mozambique fondé en 1962 durant la Guerre d'indépendance du Mozambique. D'orientation communiste durant la guerre froide, il a été jusqu'en 1990 le parti unique au pouvoir sous le régime de la République populaire du Mozambique[1]. Il a depuis abandonné l'idéologie communiste et appartient aujourd'hui à l'Internationale socialiste.

Le chef du Frelimo est Armando Emilio Guebuza, président de la République du Mozambique entre 2005 et 2015.

Histoire[modifier | modifier le code]

Années de lutte pour l'indépendance[modifier | modifier le code]

Tissu avec une image de Samora Machel, et de sa seconde épouse Josina.

Le FRELIMO se constitue en 1962, par la fusion de petits partis nationalistes constitués en 1960 en Rhodésie du Sud, l'UNAMO et de l'UDENAMO (Union démocratique nationale du Mozambique), avec le MANU, né au Tanganyika et appuyé par la tribu des Makondés (dont le leader est le chef coutumier Kavandame)[2]. Après la mort de Eduardo Mondlane, la direction devient tripartite, Samora Machel, Marcelino dos Santos, Uria Simango. Ce dernier rejoint finalement le COREMO. Dès 1970, Samora Machel s'impose comme le nouveau dirigeant du Frelimo.

Le FreLiMo est le plus important mouvement à combattre pour l'indépendance du Mozambique, et le plus connu. Il négocie avec le Portugal l'indépendance du Mozambique, à travers les Accords de Lusaka conclus le 7 septembre 1974. Le FreLiMo prend le pouvoir de façon constitutionnelle.

Au pouvoir après l'indépendance[modifier | modifier le code]

En 1977, lors de son troisième congrès, le mouvement décide de se transformer en parti politique marxiste-léniniste[3]. Le congrès suivant n'est réuni qu'en 1983, dans une situation de crise économique, de tension interne avec une gestion autoritaire du pouvoir, et de lutte militaire contre la Résistance nationale du Mozambique (RNM) qui deviendra la Renamo[4]. Samora Machel meurt en octobre 1986, dans un accident d'avion en Afrique du Sud. En 1989, lors de son cinquième congrès, Le Frelimo abandonne définitivement le marxisme pour lui préférer une orientation politique et économique libérale[5],[6]. Le Frelimo continue toutefois à diriger le pays comme un parti unique jusqu'en 1994.

En 1990, l'Assemblée du peuple approuve une nouvelle constitution qui change le système politique, en acceptant la formation d'autres partis. Avec la guerre de déstabilisation au Mozambique en 1992 ont lieu les premières élections multipartites en 1994, et le Frelimo est déclaré vainqueur. Le Frelimo revient au pouvoir pour gagner les élections suivantes, en 1999 et 2004, et assurer la présidence et le gouvernement.

Drapeaux historiques[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Taylor & Francis Group, Europa World Year Book 2, Europa Publications Ltd, 2004, page 2976
  2. « Le Frelimo », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. « À son troisième congrès, Le Frelimo se transforme en parti marxiste-léniniste », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. Jean-Pierre Langellier, « Le quatrième congrès du Frelimo sur fond de rébellion armée et de crise économique... », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. « Mozambique : une page tournée, Le FRELIMO abandonne toute référence au marxisme-léninisme », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. L'islam au Mozambique après l'indépendance, p. 135, sur le site Academia.edu

Liens externes[modifier | modifier le code]