Front commun syndical

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Un Front commun syndical est une coalition de plusieurs syndicats en vue d'une action commune.

Front commun par pays[modifier | modifier le code]

En Belgique[modifier | modifier le code]

C'est une pratique courante en Belgique qui consiste à ce que les deux principaux syndicats, la Confédération des syndicats chrétiens (CSC) et la FGTB (syndicats socialistes), s'unissent dans les actions importantes, au plan de la Wallonie et d'autres régions de la Belgique en vue de faire la somme de leurs forces dans des actions menées de concert.

L'habitude s'instaura après la division des mêmes syndicats face à la Grève générale de l'hiver 1960-1961 durant laquelle la direction nationale de la CSC avait condamné l'action tandis qu'en Wallonie de très nombreux syndiqués chrétiens s'associaient aux militants socialistes de la FGTB.

On peut concevoir que le Rassemblement des progressistes a appelé pendant longtemps un prolongement politique de cette pratique ouvrière et syndicale sans cependant que celui-ci ne devienne effectif sauf, par exemple, à Mons avec l'UDP du sénateur communiste René Noël et lors du lancement d'un nouveau parti dans les années 1980, Solidarité et participation, qui ne parvint à obtenir aucun élu, excepté un député communautaire germanophone en 1986-1990[1]. Ou encore, lors du tournant à gauche du Rassemblement wallon, le 2 décembre 1976.

Ce front commun tend à s'étendre aujourd'hui aux membres du syndicat libéral CGSLB.

Canada[modifier | modifier le code]

Front commun syndical de 1972[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Front commun syndical de 1972.

En 1972, le Gouvernement du Québec force la fin d'une grève dans la fonction publique ayant durée du 11 au 22 avril par une loi spéciale interdisant tout arrêt de travail jusqu'à ce qu'une entente négociée soit adoptée[2]. Un front commun avait été formé par la CEQ, la CSN et la FTQ pour faire face au gouvernement mais l'adoption du bill 19 fit entrer leur présidents dans l'illégalité lorsqu'ils recommanderent de défier cette loi. Ils furent condamnés le 8 mai à un an de prison pour outrage au tribunal, mais sont libérés après 15 jours à la suite d'un appel accordé. La Cour d'appel les renvoya finalement en prison le 2 février 1973, mais ils n'auront finalement purgé que 4 mois[3].

Front commun syndical de 2015[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Front commun syndical de 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]