Front Populaire (métro de Paris)

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Aubervilliers - Saint-Denis
Front Populaire
Un train MF 67 D le 18 décembre 2012,jour d'ouverture de la station.
Un train MF 67 D le 18 décembre 2012,
jour d'ouverture de la station.
Localisation
Pays France
Ville Saint-Denis / Aubervilliers
Coordonnées
géographiques
48° 54′ 25″ N 2° 21′ 57″ E / 48.906891090149, 2.365793763933148° 54′ 25″ Nord 2° 21′ 57″ Est / 48.906891090149, 2.3657937639331  

Géolocalisation sur la carte : Paris et la petite couronne

(Voir situation sur carte : Paris et la petite couronne)
Aubervilliers - Saint-DenisFront Populaire
Caractéristiques
Quais 2
Zone 2
Transit annuel 1 486 925 (2013)
Historique
Mise en service
Gestion et exploitation
Propriétaire RATP
Exploitant RATP
Code de la station FPO
Ligne(s) (12)
Correspondances
Bus (BUS) RATP 139 239 302 512
Précédent Terminus Porte de la Chapelle Suivant

Front Populaire est la 301e station du métro de Paris[1], sur la ligne 12, située à la limite des communes de Saint-Denis et d'Aubervilliers. Elle est ouverte le [2]. C'est, depuis cette date, le terminus nord de la ligne 12, en attendant son prolongement ultérieur à Mairie d'Aubervilliers à l'horizon 2019[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une nouvelle station pour de nouveaux quartiers[modifier | modifier le code]

La ligne 12 fut mise en service le 5 novembre 1910 de Porte de Versailles à Notre Dame de Lorette. Dès sa construction, un prolongement au nord de la ligne avait été envisagé et réservé en fin de tunnel. L'utilisation de ses réserves dans les années 1960 pour la construction de l'autoroute A1 à Saint-Denis mis fin à cette possibilité[4].

À la fin des années 90, lors de l'adoption du contrat de projets état-région 2000-2006 pour l'Île-de-France, un prolongement de la ligne 12 a été inscris au plan[5] afin de permettre la desserte de la ZAC Nozal Chaudron (quartiers situés entre l'avenue du Président-Wilson et la nouvelle place du Front Populaire), des secteurs situés à l’est de la commune de Saint-Denis ainsi que l'ouest de la Commune d'Aubervilliers.

La concertation sur le projet s'est effectué en 2001 et l'enquête publique s'est déroulé du 10 juin 2003 au 11 juillet 2003, à la maison de la RATP, dans les mairies du 18ème arrondissement de Paris, d’Aubervilliers, de La Courneuve et de Saint Denis ainsi qu’aux préfectures concernées. Elles ont permis de confirmer la construction et l'emplacement de la station Front Populaire. L'arrêté déclarant d'utilité publique date du 8 juin 2004[6].

Construction[modifier | modifier le code]

La pose de la première pierre de la station, alors appelée Proudhon - Gardinoux, marquant le début des travaux, a été effectuée le 25 juin 2008 en présence de Claude Baland, préfet de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional d'Île-de-France, Pierre Mongin, président de la RATP, Serge Méry, vice-président du Conseil régional d'Île-de-France et Patrick Braouezec, président de la communauté d'agglomération Plaine-Commune[7].

La station a été construite par excavation à ciel ouvert à l’abri de parois moulées : les parois ont été réalisées en premier, par segments de trois mètres de long sur un mètre de large, et sur 30 à 40 mètres de profondeur, dont 20 mètres dans les profondeurs du sol pour assurer les fondations de la station, avant que l'excavation du volume de la station ne puisse commencer. Cette technique permettait d'éviter l'effondrement du terrain lié au creusement d'un tel volume, et permettait de créer le cuvelage nécessaire en raison de sous-sols imbibés d'eau[7]. Ce sont ainsi 228 mètres de murs de béton qui ont été édifiés entre 2008 et 2009[8].

Fin 2009, les parois de la station ainsi que son premier niveau (la salle des billets) étaient terminés[9]. Le 15 juillet 2010, le tunnelier « Élodie », chargé de creuser le tunnel du prolongement de la ligne 12 est arrivé au niveau de la station, en provenance du pont de Stains. Afin de faire pénétrer le tunnelier dans la station, une technique de perçage immergé a été utilisée : la station a été inondée avant que le tunnelier ne perce le tympan ouest, une paroi moulée étanche spécialement conçue pour être démolie par le tunnelier[10]). Celui-ci a ensuite continué sa route en direction de son puits de sortie situé au niveau de l'échangeur de l'autoroute A1 et du périphérique en septembre 2010[11].

Les travaux ont continué avec la création des accès et la création d'une dalle intermédiaire, puis ont débuté, en 2011, les travaux d'aménagement et d'équipement de la nouvelle station[10]. Le 3 février 2012, le premier escalier mécanique devant équiper la station est arrivé sur le chantier[12].

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Débat sur le nom de la station[modifier | modifier le code]

Panneau informant de la construction en cours de la station, derrière la palissade (janvier 2012).

Désignée initialement sous le nom « Proudhon - Gardinoux »[13], son nom final a fait débat[14]:

  • Des élus souhaitaient, après la mort du poète martiniquais Aimé Césaire, donner son nom à une station de métro. Le maire de Drancy a proposé alors qu'il soit donné à cette station[15], mais, la RATP exigeant que l'odonymie du quartier soit en rapport avec le nom de la station, c'est la station suivante provisoirement nommée « Pont de Stains » qui sera nommée « Aimé Césaire »[16], en référence au parc Aimé Césaire inauguré le [17].
  • La communauté d'agglomération Plaine-Commune (qui regroupe notamment les deux villes sur lesquelles la station est à cheval) souhaitait qu'elle prenne le nom de « Proudhon - Gardinoux - Place du Front Populaire », en référence au nom de la place éponyme attribué au carrefour[18].

Finalement, dans le communiqué de presse du Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF) du , la station est nommée Front Populaire[3]. Par ailleurs, dans les stations de la ligne 12, la destination Porte de la Chapelle est remplacée par Aubervilliers.

Inauguration[modifier | modifier le code]

La station a été inaugurée le par Christian Lambert, préfet de la Seine-Saint-Denis, Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Île-de-France et président du Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF), Stéphane Troussel, président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, et Pierre Mongin, président-directeur général de la RATP. La station, la 301e du métro parisien[1], a été mise en service le même jour.

La station[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Vue du jardin de la place.
L'édicule vitré au centre du cliché est l'émergence du puits de lumière de la station.

La station est située place du Front Populaire, au cœur de la Plaine Saint-Denis, à la limite des communes de Saint-Denis (rue Proudhon) et d'Aubervilliers (rue des Gardinoux). Elle est située à 1,4 km de l'ancien terminus Porte de la Chapelle, à 20 m de profondeur. Elle dessert un ancien quartier industriel en pleine mutation comprenant notamment le futur Campus Condorcet et le Parc des Portes de Paris (dit Parc des EMGP, du nom du précédent propriétaire, les Entrepôts et Magasins Généraux de Paris), une zone d'activités contrôlée par le groupe Icade, avec ses studios de cinéma et de télévision.

De 210 m sur 90 m, la place du Front Populaire est aménagée par la communauté d'agglomération Plaine-Commune. Cet espace de 1,8 ha, traversé par une large allée plantée avec un jardin d'eau en son centre, doit être le cœur d'un quartier où seront construits 650 nouveaux logements et 110 000 m2 de bureaux.

Accès[modifier | modifier le code]

Quatre accès relient la place du Front Populaire à la station, dont un accès par ascenseur[19].

Équipements[modifier | modifier le code]

La station est équipée de sept escaliers mécaniques et de trois ascenseurs[12]. Les quais de la station sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Une grande verrière permet d'éclairer une partie de la station par la lumière du jour[20]. Des pompes à chaleur transforment la température constante du tunnel (entre 10 °C et 14 °C) en fraîcheur l'été et en chaleur l'hiver[21]. La fraîcheur des parois moulées baignées dans la nappe phréatique est également utilisée via des pompes à chaleur air-eau afin d’abaisser la température des locaux techniques[22].

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Elle a vu entrer 1 486 925 voyageurs en 2013 ce qui la place à la 278e position des stations de métro pour sa fréquentation sur 302[23],[24].

Correspondances[modifier | modifier le code]

La station est desservie par les lignes 139, 239, 302 (à distance) et 512 du réseau de bus RATP.

À terme, la station pourrait également être desservie par la ligne T8 du tramway, après son prolongement de Saint-Denis - Porte de Paris à la future gare Rosa Parks.

À proximité[modifier | modifier le code]

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ce chiffre de 301e station n'inclut pas la station fictive Funiculaire de Montmartre. Cette dernière est en effet considérée comme une station de métro par la RATP et rattachée statistiquement à la ligne 2, ce qui explique pourquoi la RATP annonce exploiter 303 stations de métro et non 302.
  2. [PDF] Conseil du STIF du 10 octobre 2012 - Communiqué de synthèse - STIF - 10 octobre 2012
  3. a et b [PDF] Conseil du STIF du 9 février 2011, communiqué de synthèse, sur le site stif.info
  4. « Prolongement à Mairie d’Aubervilliers, Metro-pole.net » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  5. [PDF][1]
  6. Ligne 12 prolongements de Porte de la Chapelle à Front Populaire (phase 1) / Front Populaire à Mairie d’Aubervilliers (phase 2) - Département : 75/93, Stif.org
  7. a et b « Pose de la première pierre de la future station Proudhon — Gardinoux, Metro-Pole.net » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  8. Les coulisses de la RATP, tourisme93.com
  9. [PDF] en chemin, no 2, septembre 2009.
  10. a et b [PDF]en chemin, no 3, janvier 2011.
  11. Élodie est arrivée à Front Populaire.
  12. a et b Février 2012 - Arrivée du premier escalier mécanique sur le chantier du prolongement de la ligne 12 à Front Populaire, La12enchemin.fr
  13. en raison de l'intersection de la rue Proudhon et de la rue des Gardinoux
  14. « La nouvelle station Proudhon-Gardinoux », sur extension-reseau.ratp.fr, RATP (consulté le 3 avril 2010).
  15. « Une station de métro Aimé Césaire », ville de Drancy,‎ (consulté le 3 avril 2010).
  16. « Jacques Salvator se mobilise pour la « station Aimé Césaire » », ville d'Aubervilliers,‎ (consulté le 3 avril 2010).
  17. « Le Panthéon d’Auber », ville d'Aubervilliers,‎ (consulté le 9 décembre 2011).
  18. « Condorcet formera des héritiers de Lévi-Strauss (En commun no 53) », Plaine Commune,‎ (consulté le 3 avril 2010).
  19. [PDF]Le journal du prolongement, n°1, La12enchemin.fr
  20. "Front Populaire", un nouvel horizon pour la ligne 12, paris.fr
  21. Journal n°4, La12enchemin.fr
  22. Ligne 12, Front Populaire : une station à basse consommation électrique
  23. Trafic annuel entrant par station (2013), sur le site data.ratp.fr, consulté le 31 août 2014.
  24. Le nombre de 302 stations n'inclut pas la station fictive Funiculaire de Montmartre. Cette dernière est en effet considérée comme une station de métro (et deux points d'arrêts) par la RATP et rattachée statistiquement à la ligne 2, ce qui explique pourquoi la RATP annonce 303 stations et non 302 en 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]