Fritz von Twardowski

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Fritz Ernst Albert von Twardowski
Fritz von Twardowski
Fritz von Twardowski (1951)

Naissance
Metz, Reichsland Elsass-Lothringen
Décès
Vienne, Autriche
Arme War Ensign of Germany (1938-1945).svg Kriegsmarine
Grade 1919 Kapitänleutnant
Conflits Première Guerre mondiale
Autres fonctions Diplomate
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Fritz von Twardowski (1890 à Metz - 1970 à Vienne) est un diplomate allemand[1]. Il fut notamment consul général à Istanbul en 1943 et ambassadeur d'Allemagne au Mexique en 1952.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du Generalleutnant Heinrich von Twardowski (1842–1913) et d'Augusta von Holleben (1850–1931), Fritz Ernst Albert von Twardowski naît le , à Metz, une ville de garnison animée du Reichsland Elsaß-Lothringen[2]. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand[3]. Dès la fin de ses études secondaires, sur les traces de son père, le jeune Fritz choisit la carrière des armes. Comme Wilhelm Canaris, ou son compatriote Ernst Wieblitz, il s'engage dans la Kaiserliche Marine, la marine impériale allemande. En 1914, il épouse Gertrud Ahrens[4], dont il aura plus tard trois enfants[5].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, Fritz von Twardowski sert à bord de différents navires, en tant qu'officier subalterne. Wachoffizier sur les torpilleurs V 159 und V 100, il est promu Oberleutnant zur See en mai 1915. Il prend son premier commandement sur le torpilleur V 162, en juillet 1916. Début 1918, Twardowski commande un U-Boot de classe 10. Il termine la guerre, en 1919, avec le grade de Kapitänleutnant, lieutenant de vaisseau[6].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Ayant quitté l'armée, Fritz von Twardowski reprend alors ses études. Il choisit de suivre un cursus en Droit et en Sciences politiques. Étudiant brillant, il obtient un doctorat dans chaque discipline en 1922[7]. La même année, il intègre le corps diplomatique. Il est affecté à l'Auswärtiges Amt, le bureau des Affaires étrangères de Berlin. Twardowski est nommé conseiller diplomatique à l'ambassade d'Allemagne de Moscou en 1928.

Le 5 mars 1932, il est victime d'une agression armée à Moscou[8]. Plusieurs coups de feu sont tirés avec un revolver sur Twardowski, qui est sérieusement blessé. En fait, il semble que ce soit Herbert von Dirksen qui ait été visé. Deux coupables sont arrêtés, jugés et seront un peu plus tard exécutés[9]. De 1935 à 1939, Fritz von Twardowski est affecté, comme adjoint, à la Kulturabteilung VI, un département du ministère des Affaires étrangères à Berlin.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pour ne pas être freiné dans sa carrière, Fritz von Twardowski accepte finalement de devenir membre du NSDAP en mars 1940[10]. En juin de la même année, il est nommé à la tête du département de la culture au ministère des affaires étrangères. Il assure cette fonction jusqu'en avril 1943. Fritz von Twardowski est ensuite nommé consul général à Istanbul[7]. Après l'attentat du 20 juillet 1944, le consul général est jugé suspect par le SS-Obersturmbannführer Bruno Wolff, chargé d'évaluer sa loyauté politique. Ses relations, avec l'entourage de Dietrich Bonhoeffer notamment, lui valent un rappel à Berlin et un interrogatoire en règle[11]. Il conserve finalement ses fonctions jusqu'à la fin de la guerre.

Après guerre[modifier | modifier le code]

En 1946, Fritz von Twardowski s'occupe d'activités évangéliques de secours. Le 16 décembre 1950, il est nommé secrétaire d’État à l'Office de presse et d'information du Gouvernement fédéral. Il occupe cette fonction jusqu'en février 1952. Fritz von Twardowski est nommé ensuite ambassadeur au Mexique[7]. Il conserve son poste jusqu'en 1956[12].

Il se retire en 1955, mais reste actif en devenant aussitôt président de la "Societas Uralo-Altaica", une société savante s'intéressant aux cultures ouralo-altaïques[13], puis président de l'"Ibero Clubs", une association œuvrant pour la culture ibéro-américaine[7]. Twardowski œuvre ensuite pour l'Institut Goethe[14], une institution qu'il préside un temps.

Fritz von Twardowski décéda le , à Vienne, en Autriche.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Fritz von Twardowski: Das amerikanische Schiffahrtsproblem unter besonderer Berücksichtigung der Entwicklung von Schiffahrt und Schiffbau durch den Weltkrieg und der Tätigkeit des "U. S. A. Shipping Board", Vereinigung wissenschaftlicher Verleger, Berlin, Leipzig, 1922.
  • Jakow Trachtenberg, Fritz von Twarkowski: Das Attentat auf den deutschen Botschafter in Moskau., Jakow Trachtenberg, Berlin-Charlottenburg, 1932.
  • Fritz von Twardowski: Anfänge der deutschen Kulturpolitik zum Ausland, Inter Nationes, Bonn, 1970.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Johannes Hürter : Biographisches Handbuch des deutschen Auswärtigen Dienstes 1871 - 1945, vol. 5. "T - Z", Auswärtigen Amt, Historischer Dienst. Bernd Isphording, Gerhard Keiper, Martin Kröger: Schöningh, Paderborn 2014 (pp.84-86).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité sur Katalog der Deutschen Nationalbibliothek.
  2. L’Express, n° 2937, du 18 au 24 octobre 2007, dossier « Metz en 1900 »
  3. François Roth : Metz annexée à l’Empire allemand, In François-Yves Le Moigne, Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, (p.350).
  4. Twardowski, Fritz von In: Who's who in Germany, Vol. 2, "M–Z", Intercontinental Book and Publishing Company, 1964 (p.1763).
  5. Mund, Gerald Dirksen, Herbert von: Ostasien im Spiegel der deutschen Diplomatie : die privatdienstliche Korrespondenz des Diplomaten Herbert v. Dirksen von 1933 bis 1938, Steiner, Stuttgart, 2006 (p. 342).
  6. Albert Stoelzel: Ehrenrangliste der Kaiserlichen Deutschen Marine 1914-1918, Marine-Offizier-Verband, Berlin. 1930.
  7. a, b, c et d Twardowski, Fritz von sur Das Bundesarchiv.
  8. Erich Alsringhaus (Dir.): Kurzmeldung, In: Sozialistischer Pressedienst, Sozialistischer Pressedienst, Berlin, 5 mars 1932 (p.7)PDF.
  9. Erich Alsringhaus (Dir.): Der Moskauer Prozess. In: Sozialistischer Pressedienst, Sozialistischer Pressedienst, Berlin, 6 avril 1932 (p.1,2) PDF.
  10. Johannes Hürter und Michael Mayer (Dir.): Das Auswärtige Amt in der NS-Diktatur, De Gruyter Oldenbourg, Berlin ; Munich, 2014 (p.12).
  11. Johannes Hürter und Michael Mayer: Das Auswärtige Amt in der NS-Diktatur, De Gruyter Oldenbourg, Berlin ; Munich, 2014 (p. 212).
  12. Tobias C. Bringmann: Handbuch der Diplomatie 1815 - 1963 : auswärtige Missionschefs in Deutschland und deutsche Missionschefs im Ausland von Metternich bis Adenauer, Saur, Munich, 2001 (p. 125).
  13. Geschichte der Societas Uralo-Altaica sur Societas Uralo-Altaica.
  14. Steffen R. Kathe: Kulturpolitik um jeden Preis. Die Geschichte des Goethe-Instituts von 1951 bis 1990, Munich, 2005, (p. 524).