Frikat

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Cet article est une ébauche concernant la Kabylie et une commune algérienne.

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Frikat
Noms
Nom arabe فريقات
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie
Wilaya Tizi Ouzou
Daïra Draâ El Mizan
Président de l'APC Slimane Ouali
2012-2017
Code postal 15410
Code ONS 1514
Démographie
Population 12 791 hab. (2008[1])
Densité 331 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 31′ 07″ nord, 3° 52′ 59″ est
Superficie 38,59 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

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Frikat

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Frikat

Frikat est une ville algérienne, située dans le daïra de Draâ El Mizan et la wilaya de Tizi Ouzou.

La ville s'étend sur 38,6 km² et compte 15 200 habitants depuis le dernier recensement de la population. La densité de population est de 331,5 habitants par km² sur la ville.

Entourée par Aïn Zaouia, Bounouh et Draâ El Mizan, Frikat est située à 3 km au sud-ouest d'Aïn Zaouia la plus grande ville des environs. 

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Frikat couvre une superficie de 3859 hectares soit 38,59 km². 

La commune dont la mairie se situe à 357 mètres d'altitude n'accueille aucune réserve naturelle sur son territoire.

Caractérisée par un Climat méditerranéen avec été chaud (Classification de Köppen : Csa), la commune se situe dans le fuseau horaire UTC +1:00 (Africa/Algiers). L'heure d'été correspond à UTC+1:00 tandis que l'heure d'hiver correspond à UTC +1:00.

La commune de Frikat est située au sud-ouest de la wilaya de Tizi-Ouzou. Son territoire est délimité :

Communes limitrophes de Frikat
Draâ El Mizan Aïn Zaouia Bounouh
Draâ El Mizan Frikat Bounouh
Wilaya de Bouira Wilaya de Bouira Wilaya de Bouira

Villages de la commune[modifier | modifier le code]

La commune de Frikat est composée de 24 villages[2] :

  • Aït Ali
  • Ait Mates
  • Aït Hakem
  • Aït Haniche
  • Aït Messaoud ou yahia
  • Aït Sidi Maamar
  • Bou Ighzer (Ilahlouthène,Iarbithène,Boussegassène,...)
  • Bou zermane
  • Beni Boumaza
  • Iaazouzens)
  • Ihamdiouène
  • Kalous
  • Mezrara (Imazgharenes)
  • Yamani
  • azaghar

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début de 16éme siècle la partie occidentale du Djurdjura étais sous l'autorité des guechtoula. Une puissante confédération de tribus qui avais donné du fil à retorde au turc, en refusant non seulement de verser l’impôt au beylik, mais aussi en attaquant ses troupe quand elles s'aventuraient dans la région.

Au début de 17éme siècle les guechetoula étaient commandé par un chef sous le nom Chick el Qacem (Gacem), son père appelé Mohamed, a été lui aussi un chef.

Chick el Qacem a réussi à étendre son autorité sur une partie du pays dépassant les issers jusqu’au atteindre Bouira.

La capitale de Chick el Qacem était Mendja à frikat. Étais un homme fort intelligeant et riche il possédait de la fortune d’or ; du blé et une puissante armé les soldats et plus de 500 cavaliers.

Frikat faisait partie de la confédération des Geuchtoula (Iwajdhanes ou Igoujdal) qui était composée de six tribus : les Frikat, les Beni-Smail, les Beni Koufi, les Beni-Mendes, les Beni-Bou-R'erdanes, les Beni-bou-Addou. Les Frikats ont participé à côté des autres tribus de la confédération aux insurrections contre la colonisation française. La première insurrection remonte à l’expédition du général Blangini en 1849 dans les territoires des Guechtoula[3].

La commune de Frikat est issue du découpage administratif de 1984. Elle est située à l’est de Draâ El-Mizan et au sud de Tizi Ouzou. D’une superficie de 48 km2, cette municipalité est dominée par une plaine occupée par la céréaliculture, l’élevage bovin et l’arboriculture, et une zone montagneuse connue pour ses oliveraies. Sa population s’élève (dernier recensement 2008) à 15 200 habitants. Cette région est l’une des régions historiques  pour avoir donné naissance au colonel Amar Oumrane, l’un des artisans du déclenchement de la guerre de libération, compagnon de l’autre colonel, Krim Belkacem. À la veille du 1er novembre 1954, le colonel Ouamrane mobilisa plus de 300 militants, raconte-t-on, qu’il mit à la disposition des responsables de la Mitidja où ils attaquèrent les intérêts des colons dans cette région. On dit aussi que Frikat a enfanté un grand écrivain en la personne de Malek Haddad, originaire des Ihadaden. Plus de 300 martyrs sont recensés dans le fichier communal, sans compter l’engagement de toute la population dans le combat pour le recouvrement de l’indépendance. L’implantation d’une SAS (Section administrative spéciale) à Bou Ighzer, que d’aucuns désignent encore par ce nom, témoigne d’un tel engagement, que les forces coloniales et ses supplétifs essayèrent d’étouffer. Cette municipalité présente des opportunités certaines en mesure de la propulser dans son développement.

Économie[modifier | modifier le code]

Sa situation géographique fait d’elle une porte ouverte vers d’autres communes et même vers la wilaya de Bouira. En empruntant le CW4 (actuellement restauré, contrairement à son état de 2005), on peut rallier les communes de Bounouh, puis de Boghni en quelques minutes. La prise en charge des pistes la rattachant à la wilaya de Bouira, du côté d’Ath Laâziz et vers la RN5, est une urgencen, Ces infrastructures routières sont indispensables pour désenclaver les villages en question et aussi une manière de développer le tourisme et, par ricochet, sortir notre région de son isolement. Cette municipalité compte au moins une dizaine d’entreprises activant dans divers secteurs (bâtiment et travaux publics, transformation plastique, couscous traditionnel, fabrication de jus, agriculture, apiculture, huile d’olive, arboriculture).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Evolution intercensitaire de la population sur le site de la wilaya de Tizi Ouzou. Consulté le 25/02/2011
  2. Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret n° 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya de Tizi Ouzou, p. 1504 à 1510.
  3. Joseph Nil Robin, « Expédition de général Blangini en Kabylie en 1849 », Revue africaine, 29e année, no 173, septembre 1885, p. 321-350 disponible sur Gallica

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]