Friedrich Löffler

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Löffler.
image illustrant un médecin image illustrant allemand
Cet article est une ébauche concernant un médecin allemand.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Friedrich Löffler
Friedrich Loeffler 2.jpg

Friedrich August Johannes Loeffler

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Friedrich LoefflerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Friedrich August Johannes LoefflerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Lieu de travail
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Bactériologie (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse

Friedrich August Johannes Loeffler (né le à Francfort-sur-l'Oder, décédé le à Berlin) était un médecin allemand, hygiéniste et bactériologiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié la médecine à l’université de Wurtzbourg et au Friedrich-Wilhelm-Institut de Berlin, il devint le collaborateur de Robert Koch à l'Office impérial de santé (Kaiserliches Gesundheitsamt (de)) et découvrit les agents pathogènes de diverses maladies infectieuses, par exemple la morve et la peste porcine.

Il est le créateur du bleu de Loeffler, colorant utilisé en bactériologie, composé de 3 parties de solution alcoolique concentrée de bleu de méthylène et de 10 parties d'une solution aqueuse fraîche de potasse à 1/10 000 ; d'une méthode de coloration des cils bactériens utilisant la fuschine ; d'un milieu de culture solide (3 parties de sérum liquide et 1 partie de bouillon nutritif glucosé à 1 %) pour le diagnostic rapide du bacille diphtérique[1].

Il est le premier à avoir cultivé, en 1884, le bacille de la diphtérie découvert par Theodor Klebs en 1883. Ayant constaté que, chez les animaux morts à la suite d'une inoculation de ce bacille, les microbes restaient proches du point d'inoculation, il conclut que le bacille « doit sécréter un poison, une toxine, qui, elle, ne reste pas in loco, mais envahit tous les organes vitaux du corps »[2]. Cette toxine pressentie par Loeffler fut isolée par Roux et Yersin en 1888[3].

En 1888, Loeffler devint professeur d’hygiène et d’histoire de la médecine à l’université de Greifswald.

Il expliqua l'épidémie de fièvre aphteuse par un agent particulier, encore plus petit qu'une bactérie.

Sur l'île de Riems, il fonda en 1910 le premier institut de recherche virologique scientifique, mais le quitta quand il fut appelé en 1913 à la direction du Robert Koch-Institut. L'institut sur l’île de Riems fut rebaptisé en 1952 Friedrich-Loeffler-Institut.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A. Manuila, Dictionnaire français de Médecine et de Biologie, Masson,
    articles bleu-, coloration-, milieu de Loeffler.
  2. Cité d'après Patrick Berche, Une histoire des microbes, Paris, John Libbey Eurotext, 2007, p. 216. La publication de 1884 de Loeffler est : Loeffler, F.: « Untersuchung über die Bedeutung der Mikroorganismen für die Entstehung der Diphtherie », dans Mitteilungen des kaiserlichen Gesundheitsamtes 2 (1884) 421-499.
  3. Patrick Berche, Une histoire des microbes, Paris, John Libbey Eurotext, 2007, pp. 216-217.

Liens externes[modifier | modifier le code]