Friedrich-Werner von der Schulenburg

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Friedrich-Werner von der Schulenburg
Friedrich-Werner Erdmann Matthias Johann Bernhard Erich Graf von der Schulenburg.jpg

Friedrich-Werner von der Schulenburg.

Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Friedrich-Werner Erdmann Matthias Johann Bernhard Erich Graf von der SchulenburgVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Iron Cross 2nd Class (d)
Ordre de l'Aigle allemandVoir et modifier les données sur Wikidata

Le comte Friedrich-Werner von der Schulenburg, né le à Kemberg et mort le (à 68 ans) à la prison de Berlin-Plötzensee, est un diplomate allemand, dernier ambassadeur du Reich à Moscou et membre de la conspiration contre Hitler du .

Éléments de biographie[modifier | modifier le code]

Friedrich-Werner von der Schulenburg sert au ministère des Affaires étrangères allemand sous Guillaume II, puis à l'époque de la République de Weimar, et enfin sous le Troisième Reich. Il est propriétaire du château de Falkenberg en Bavière.

Carrière diplomatique[modifier | modifier le code]

Il était vice-consul à Barcelone en 1903, puis consul à Lemberg, Prague, Varsovie et à Tiflis en Géorgie en 1911. Il a été incorporé en 1914 et il a servi en tant qu'officier de liaisons avec l'armée ottomane.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il a travaillé en 1914 à la préparation de la « Légion géorgienne » qui devait servir de force de frappe turco-géorgienne contre la Russie impériale, alliée de la France et de l'Angleterre. En 1917, il est consul à Beyrouth et Damas. On lui attribue l'idée d'attaquer Sarıkamış à la frontière est de la Turquie pendant la Première Guerre mondiale, via « top yolu » (ce qui veut dire la voie de canon), où la neige ne reste pas sur terre à cause du vent, ce qui facilite la marche de l'armée mais à la fin, ce plan a viré à la catastrophe[1]. Il était à Batoumi pendant la Conférence de Batoumi, où l'Allemagne appuya la Géorgie pendant l'avancée turque vers l'est en 1918. C'est lui qui a défendu l'indépendance de la Géorgie et sa protection par l'Empire allemand, afin de protéger le pays contre l'agression de la Turquie, laquelle était pourtant l'alliée de l'Allemagne.

Troisième Reich[modifier | modifier le code]

Ambassadeur d'Allemagne à Moscou de 1934 à 1941. Fidèle au principe d'immunité des diplomates, en septembre 1939, il use de son influence en tant que doyen du corps diplomatique pour permettre à l'ambassadeur de Pologne Wacław Grzybowski et au personnel de l'ambassade de la Pologne de pouvoir quitter l'Union Soviétique, alors que Molotov avait décidé leur arrestation. Ferme partisan de la traditionnelle amitié entre l'Allemagne et la Russie prônée par Otto von Bismarck, il cherche à maintenir un modus vivendi entre Hitler et Staline. Dans cet esprit, début juin 1941, au cours d'un déjeuner à Moscou avec son homologue soviétique Dekanozov, ambassadeur à Berlin, il n'hésite pas, à mots couverts, à faire état des préparatifs de l'attaque allemande ; mais, sujet au même aveuglement que Staline, Dekanozov refuse de l'entendre.

Le déclenchement le de l'opération Barbarossa le conduit à quitter son poste et à retourner en Allemagne.

Participation au complot du 20 juillet 1944 et mort[modifier | modifier le code]

Très hostile au nazisme, il est mêlé au complot ayant planifié l'attentat du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler.

Son nom étant cité aux côtés de son collègue l'ambassadeur von Hassell comme possible ministre des Affaires étrangères du gouvernement qui devait émerger à la suite de l'attentat. Il comparaît le devant le Tribunal du peuple, qui le condamne à mort. Il est pendu à Berlin le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Edward J. Erickson, Ordered to Die, A history of the Ottoman Empire in the First World War, Greenwood Publishing Group, 2001, p. 253

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Edward J. Erikson, Ordered To Die, A History of The Ottoman Empire in The First World War, Greenwood Publishing Group, 2003,p. 253
  • (fr) Gabriel Gorodetsky, Le grand jeu de dupes : Staline et l’invasion allemande, Paris, Les Belles Lettres, , 448 p. (ISBN 978-2-262-03402-3)Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]