Friedlieb Ferdinand Runge

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Friedlieb Ferdinand Runge
Friedlieb Ferdinand Runge.jpeg
Friedlieb Ferdinand Runge
Biographie
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Sépulture
Cimetière d'Oranienbourg (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Directeur de thèse
Grab F.F.Runge.jpg
Vue de la sépulture.

Friedlieb (parfois connu par erreur sous le prénom de Friedrich ou Friedland) Ferdinand Runge, né le et mort à Oranienbourg le , est un chimiste allemand spécialiste de chimie analytique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès son plus jeune âge, Runge effectue des expériences de chimie.

En 1819, il présente ses travaux à Goethe qui l'incite à entreprendre l'analyse du café. Quelques mois plus tard, il identifie la caféine.

Runge étudie ensuite la chimie à Iéna et Berlin, où il obtient son doctorat. Après trois années de voyages à travers l'Europe, il enseigne la chimie à l'université de Breslau (Wrocław en polonais) en Silésie jusqu'en 1831. Il fait ses principales découvertes à la Chemische Produktenfabrik Oranienburg, une entreprise d'État prussienne où il est nommé en 1832[1]. Au cours de sa carrière, Runge travaille notamment sur la chimie de la purine. En 1833, il identifie l'atropine, responsable de l'effet de l'extrait de belladone sur la pupille (mydriase). Mais sa principale activité concerne l'isolement et la caractérisation de nombreuses substances chimiques issues du goudron de houille. En 1834, il parvient à isoler une substance qui une fois traitée par du chlorure de chaux prend une couleur bleue. Il la baptisa Kyanol ou cyanol. August Wilhelm von Hofmann montrera quelques années plus tard qu'il s'agit d'aniline, composé dont la production conduira à la naissance de BASF. Runge pose ainsi la première pierre de la chimie des colorants. Durant ses années d'enseignement, il travaille sur de nombreux autres composés dont notamment le pyrrole, le phénol, la quinoléine. On lui doit également une première ébauche de la chromatographie sur papier.

Il travaille ensuite pour l'entreprise de produits chimiques Dr. Hempel d'où il est congédié en 1852 par un supérieur hiérarchique qui lui était hostile. Il meurt quinze ans plus tard dans la pauvreté.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le travail de Runge a été popularisé et célébré dans le roman Anilin, une biographie rédigée en 1936 par Karl Aloys Schenzinger (de). Le tirage d'Anilin atteindra 920 000 exemplaires sous le régime national socialiste (nazi) et continuera à connaître le succès dans l'après-guerre[2].

Google lui dédie un Doodle le 8 février 2019, à l'occasion du 225e anniversaire de sa naissance.

Publication[modifier | modifier le code]

  • Der Bildungstrieb der Stoffe. Veranschaulicht in selbstständig gewachsenen Bildern (Fortsetzung der Musterbilder), Selbstverlag, Oranienburg, 1855[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Priesner, Claus, « Runge, Friedlieb Ferdinand », Neue Deutsche Biographie, vol. 22,‎ , p. 263-264 (lire en ligne, consulté le 8 février 2019)
  2. Christian Adam, Lesen unter Hitler, Berlin, 2010, p. 87 et p. 323.
  3. (de) « Elektronische Dokumente Universitätsbibliothek », sur le site de l'université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main (consulté le 8 février 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Bennett Alan Weinberg et Bonnie K. Bealer, The World of Caffeine, New York et Londres, Routledge, (ISBN 0-415-92722-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]