Freeduc

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Freeduc est un catalogue de logiciels libres pour l'éducation créée par l'organisation OFSET.

Les logiciels sont classés selon les grandes disciplines et il est possible pour un visiteur d'y ajouter de nouvelles entrées.

Dans le cadre de son activité de développement de logiciels libres pour l'éducation, l'association OFSET a créé Freeduc-CD. L'idée de départ de ce projet est simple : mettre à disposition des enseignants et autres acteurs du milieu éducatif, un dispositif, le plus simple possible, leur permettant d'utiliser très facilement des logiciels éducatifs disponibles librement.

L'objectif est de leur permettre de bénéficier de nombreux programmes, qu'ils ne connaissent pas forcément très bien, sans pour autant faire prendre les risques d'une installation définitive sur leur ordinateur. Les distributions Freeduc-CD se présentent sous la forme d'un CD-ROM lisible par tout PC équipé d'un lecteur de cédérom dont les caractéristiques techniques sont aujourd'hui considérées comme "bas de gamme". Ceci permet d'en distribuer des exemplaires dans toutes les classes, voir à tous les professeurs, encadrants et élèves, permettant à ces personnes d'avoir dans leur sac plus d'une centaine d'outils informatiques utilisables simplement en de nombreux endroits. Et il n'est pas interdit aux parents de tomber sous le charme également, à l'occasion par exemple d'une assistance aux devoirs ou d'une pause grâce aux activités ludiques.

Historique[modifier | modifier le code]

La première version de Freeduc-CD a suivi de quelques mois la publication du CD-ROM autonome Debian-Education[1], un des premiers CD-ROMs autonomes à voir le jour.

La revue Planète Linux a offert la distribution Debian-Education dans son numéro de juillet 2002.

Freeduc-CD 1.1[modifier | modifier le code]

Freeduc-cd-1-bootspash.png

Créée en mai 2002, téléchargée dix mille fois environ[2]. Il s'agit d'une preuve de concept, basée sur la distribution libre KNOPPIX 2.78. L'assemblage de cette distribution est dû à Hilaire Fernandes.

Freeduc-CD 1.3[modifier | modifier le code]

Freeduc-cd-1.3-desktop.png

Créée en mars 2003, téléchargée quelque trente mille fois[3], celle-ci utilise le gestionnaire de bureau XFCE, pour sa légèreté et son efficacité. Elle est basée sur KNOPPIX 3.1. Cette version est la première à intégrer un petit manuel de l'utilisateur où chaque application accessible à l'utilisateur est documentée.

On peut remarquer aussi que ce CDROM a contribué à faire connaître le service Wims : un serveur d'exercices est intégré dans la distribution, si bien qu'on peut créer un service d'exercices à la volée dans un réseau local pour toutes les machines connectées juste en en démarrant une avec le CD-ROM Freeduc.

Freeduc-CD 1.4.1[modifier | modifier le code]

L'écran au moment du démarrage, avec le logo de l'UNESCO
Copie d'écran du bureau. On voit le manuel de l'utilisateur et une application de chimie ouverte.

Créée en novembre 2003, cette distribution est déclinée en langues anglaise et française. La version 1.4.1 est un correctif apporté à la version 1.4 qui souffrait d'un bogue. Cette version a eu un plus grand succès que les précédentes : cinquante mille téléchargements[4]. Elle est basée sur KNOPPIX 3.3.

Freeduc-CD 1.4 a été soutenue par l'UNESCO, étant entendu qu'elle serait disponible pour fonctionner en anglais, en français et en espagnol. Le support de la langue italienne a été intégré en plus grâce à Andrea Centomo.

Cette distribution a aussi été désignée comme Freeduc-Collège, ses applications étant adaptées à l'utilisation dans les établissements d'enseignement secondaire.

Freeduc-CD 1.5[modifier | modifier le code]

Créée en mai 2005, cette distribution est à ce jour le plus grand succès de la série : plus de cent mille téléchargements[5]. Elle est basée sur KNOPPIX 3.7.

Cette distribution est désignée comme Freeduc-École, elle s'adresse aux écoles primaires. Le principe des boutons liés au manuel utilisateur et des tiroirs d'applications a été conservé.

Le menu situé en bas du bureau y est organisé de la façon suivante : chaque bouton ouvre le livre de Freeduc (Freeduc-book) à la page de la catégorie de logiciels pertinente à un thème (calcul, écriture, etc.) et à côté de ce bouton, une flèche permet d'ouvrir et de refermer un tiroir qui donne accès à chacune des applications de ce thème. Dans le livre, les documentations des applications arrivent dans le même ordre que dans les menus graphiques du bureau.

Freeduc-CD 1.6[modifier | modifier le code]

Créée en mai 2005 aussi, cette distribution est désignée comme Freeduc-Games. Elle comporte une intéressante sélection de jeux éducatifs. Environ quinze mille téléchargements[6].

Freeduc-CD 1.7[modifier | modifier le code]

Créée en juillet 2007, cette distribution est désignée comme Freeduc-science. Téléchargée quatre mille fois[7], elle est basée sur KNOPPIX 5.1.1. Elle réunit de nombreuses applications utilisables dans l'enseignement des sciences.

Système automatisé pour produire un CDROM autonome[modifier | modifier le code]

Une des particularités de cette distribution est qu'elle a été générée par un système automatisé (Freeduc-Factory), qui a permis d'en tirer de nombreuses variantes à diffusion locale. Freeduc-Factory permet à l'aide d'une interface web de faire son marché parmi les nombreuses applications de la distribution Debian, d'organiser hiérarchiquement celles-ci dans l'arbre des menus, tel qu'il apparaîtra sur le bureau, et de générer un fichier de profil quand on est content de son marché. Ensuite, le logiciel freeduc-build permet de générer l'image ISO d'un CD-ROM autonome automatiquement.

Mutation en 2008[modifier | modifier le code]

À partir de l'année 2008, les prix et les capacités des clés USB ont fait qu'il était plus intéressant de développer un système autonome reposant sur le démarrage de l'ordinateur à l'aide d'une clé USB. L'usage des clés USB ajoute la possibilité de personnalisations et de mise à jour, ainsi que le stockage sur le même support de données personnelles.

La continuation du projet Freeduc-CD est le projet Freeduc-USB, toujours basé sur la distribution KNOPPIX.

Freeduc-USB, comparée à Freeduc-CD[modifier | modifier le code]

L'expérience a montré que chaque utilisateur se procure une distribution Freeduc pour quelques-uns des logiciels présents dessus, en rapport avec un thème particulier qui l'intéresse.

Les version de Freeduc-USB sont donc plutôt annoncées comme spécialisées dans un domaine particulier, mais possèdent un fond commun important.

Le tableau suivant compare les avantages de Freeduc-CD et Freeduc-USB :

  Freeduc-CD Freeduc-USB
prix du matériel de l'ordre de 1 € de l'ordre de 10 €
robustesse incassable, mais sensible aux rayures incassable, mais certains modèles peuvent craindre l'eau
envoi par la poste au prix d'une lettre au prix d'un petit paquet
envoi par réseau 20 minutes (ADSL descendant), 4 heures (modem 56k) 1 heure et demie (ADSL descendant), une journée (modem 56k)
démarrage 2 minutes (lié aux temps d'accès aux données du CDROM) 30 secondes (l'accès aux données en lecture est plus rapide)
mémoire nécessaire 256 mégaoctets, 512 conseillés 512 mégaoctets, 1 gigaoctet conseillé
données persistentes nécessitent un accès au disque dur ou au réseau, ou une clé USB séparée la clé USB elle-même dispose d'un espace d'un gigaoctet pour des données persistentes
résistance au malware un CDROM n'est pas altérable Freeduc-USB peut être mise à jour, attention. Cependant les virus et autres vers sont rares actuellement pour gnulinux
quantité de logiciel de l'ordre de 2 gigaoctets (avant compression) de l'ordre de 10 gigaoctets (avant compression)
mise à jour possible non oui

Variétés de Freeduc-USB[modifier | modifier le code]

Freeduc-Science[modifier | modifier le code]

Cette variété, utilisée initialement au lycée Jean Bart de Dunkerque, avait pour but de permettre aux élèves de retrouver à volonté l'environnement logiciel dont ils disposent dans la salle du laboratoire de physique, dans n'importe quelle autre endroit : centre de documentation, domicile, etc.

Les principaux logiciels qui caractérisent cette variété de Freeduc-USB sont

  • logiciels de simulation chimique : modèles moléculaires, calculs liés aux titrages
  • logiciels de traitement de données scientifique
  • logiciels de pilotage de système de mesure, en particulier le « matériel libre » du projet PHOENIX : PHOENIX-M et ExpEYES
  • environnement pour créer facilement des programmes scientifiques en Python
  • outils mathématiques

Freeduc-AMC[modifier | modifier le code]

Cette variété s'adresse aux professeurs qui aimeraient gagner du temps : le logiciel qu'elle met en vedette n'est autre que auto-multiple-choice, une application qui permet de produire et de générer des suites de questions à choix multiple, qu'on peut corriger de façon automatisée à l'aide d'un scanner et d'un ordinateur, avec peu d'intervention humaine.

Freeduc-LaTeX[modifier | modifier le code]

Cette variété permet de déployer devant les élèves ou les stagiaires un environnement complet pour apprendre l'usage de LaTeX, le système de typographie de haut niveau. L'évolutivité de Freeduc-USB permet d'ajouter éventuellement des paquets en provenance du dépôt CTAN, et de tenter des expériences nombreuses et diverses. Les applications de haut niveau remarquables sont TeXmaker, un éditeur intégré pour LaTeX, et divers outils mathématiques et géométriques permettant de générer des objets utilisables par LaTeX.

Freeduc-Wims[modifier | modifier le code]

Wims est un réseau de serveurs qui distribuent des milliers de cours et d'exercices à contenus dynamiques, disponibles en plusieurs langues. Tout un chacun peut profiter des serveurs existants (attention, on n'est pas toujours prioritaire pour le service quand on l'utilise gratuitement), et on peut être rapidement tenté par le projet d'installer un service Wims dans son établissement d'enseignement. L'installation de Wims est assez simple (c'est maintenant un paquet standard pour Debian et Ubuntu), c'est pourquoi il est souhaitable de se « faire la main » sur un petit serveur Wims aisément contrôlable avant de le déployer en exploitation.

La clé Freeduc-Wims permet les choses suivantes :

  • On peut réaliser des essais, développer un module de façon sécurisée, avant de le publier sur un serveur « en dur ».
  • On peut réaliser une démonstration à la volée, de façon sûre, à l'aide de n'importe quel ordinateur, qu'il soit ou non connecté à Internet.
  • On peut reconstruire un service Wims, le temps de quelques heures, dans un réseau local coupé du reste du monde, pour une séance de formation. Détail important : les résultats des évaluations restent conservés dans la clé USB, donc ce mode de fonctionnement est valide y compris pour des conditions d'examen. Voici des exemples de réseaux locaux qui sont ordinairement coupés de l'Internet, ou mal reliés :
    • Les salles d'ordinateurs dans une classe de campagne, dans un hôpital, dans une prison ;
    • Les salles d'ordinateurs dans un établissement qui filtre fortement les communications ;
    • Les salles d'examen.
  • On peut cloner le service Wims complet, avec toutes ses annexes, en quelques minutes, par une copie de bas niveau de clé à clé.
  • On peut s'entraîner, et entraîner d'autres personnes, à l'administration d'un service Wims, ce qui serait hors de question, s'agissant d'un service wims officiel en activité.

Freeduc-expo[modifier | modifier le code]

Cette variété de Freeduc-USB permet très simplement de déployer un kiosque interactif : personnalisez la clé en y implantant un site web local (qui peut être statique ou comporter des contenus dynamiques) ; ensuite, trente secondes après le démarrage, tout ordinateur standard se comportera comme une borne de consultation. Les utilisations sont ordinairement faites dans les musées, les salles d'accueil des établissements accueillant du public, les salles d'attente, etc.

La première version de Freeduc-Expo a été développée avec l'auteure des pages de Wikipedia sur l'histoire du Chevalier Joseph Bologne de Saint-George et propose une version numérique de l'exposition « Périssent les colonies ... » de Florence Gauthier.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le CDROM autonome Debian-Education a été commandé par le pôle Logiciels Libres du réseau SCÉRÉN en 2002. Sur ce CD-ROM, on trouvait un gestionnaire de démarrage, un système Gnu/Linux minimal, et un très gros fichier d'archive qui se dépliait au bout d'un quart d'heure en une distribution de quelques dizaines d'applications éducatives.
  2. sourceforge.net
  3. sourceforge.net
  4. sourceforge.net
  5. sourceforge.net
  6. sourceforge.net
  7. sourceforge.net