Fredrika Bremer

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Fredrika Bremer
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Fredrika Bremer, peinte par Johan Gustaf Sandberg en 1843
Naissance
Åbo
Décès
château d’Årsta
Auteur
Langue d’écriture suédois

Œuvres principales

Fredrika Bremer, née le à Åbo en Suède — ville aujourd’hui connue sous le nom de Turku, car en Finlande — et décédée le dans son château d’Årsta près de Stockholm, est un auteur suédois et une féministe. Elle a eu une grande influence en Suède dans les débats de société, sur la question du droit des femmes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fredrika Bremer est née à Åbo en Finlande, alors province suédoise, mais sa famille déménage à Stockholm alors qu’elle n’a que trois ans ; elle passe sa jeunesse entre la ville et le proche château d’Årsta. Son père, Karl Fredrik Bremer (1770 †1830), est décrit comme un tyran, et sa mère Birgitta Charlotta Hollström comme une mondaine. Malgré la pression de sa famille, elle ne se mariera jamais. En 1821–1822, elle effectue un voyage en Europe.

Entre 1828 et 1831, elle publie anonymement une série de romans, des histoires romantiques inscrites dans l’époque, et tournées autour de l’indépendance des femmes. Dans les années 1840, elle a déjà une reconnaissance dans la vie culturelle suédoise, et ses œuvres ont été traduites en plusieurs langues. Classée libérale sur la scène politique, elle exprime cependant de la sympathie pour le mouvement socialiste ouvrier britannique.

Elle rédige en 1856 son roman Hertha (en) — son œuvre la plus influente. C’est un roman noir sur le manque de liberté de la femme, qui débouche en 1858 sur une loi sur la majorité légale et l’âge minimal du mariage. L’année suivante, Sophie Adlersparre fonde le journal Tidskrift för hemmet directement inspiré du roman ; c’est le début pour Adlersparre de son travail d’organisation du mouvement féministe suédois.

À l’occasion des réformes de 1862, Bremer obtient le droit de vote des femmes pour les élections municipales. Entre 1849 à 1851, elle voyage aux États-Unis et à Cuba, mais se déclare « déçue » de cette « terre promise », notamment à cause de l’esclavage. Elle est considérée comme le premier auteur à avoir écrit sur le gospel. Elle visite aussi la Suisse, l’Italie, la Palestine et la Grèce entre 1856 et 1861, et écrit les récits de ses voyages.

Quelques œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Tableaux de la vie privée. Les Voisins, par Mlle Frédérica Bremer. Traduits du suédois, par Mlle R. Du Puget (Rosalie Du Puget), Paris, Librairie française et étrangère, 1846.
  • Les filles du président : nouveaux tableaux de la vie privée ; traduit du suédois par Mlle R. Du Puget, Paris, Librairie française et étrangère, 1847.
  • La Vie de famille dans le Nouveau-Monde, lettres écrites pendant un séjour de deux années dans l'Amérique du Sud et à Cuba, par Mlle Frédérika Bremer. Traduit du suédois par Mlle R. Du Puget, Paris, Association pour la propagation et la publication des bons livres, 1854.
  • Le Voyage de la Saint-Jean, un pèlerinage, par Mlle Frédérika Bremer. Traduit du suédois par Mlle R. Du Puget, Paris, Librairie de l'Association pour la propagation et la publication des bons livres, 1855.
  • Hertha, ou L'histoire d'une âme ; traduit du suédois par A. Geffroy, Paris : C. Reinwald, 1856.

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amélie Chevalier, « Frédérika Bemer », dans Les voyageuses au XIXe siècle, Tours : Maison Mame & fils, s.d. (1re éd : 1888), 5e édition : 1901, pp. 143-164

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]